Eugène Lapierre et Alain Faucher sont convaincus que le 23e Challenger saura à nouveau répondre aux attentes.

Challenger: des absences qui font jaser

À chaque année alors qu’il se présente devant les journalistes afin de parler des joueurs qui vont participer au Challenger Banque Nationale de tennis, Eugène Lapierre ne manque pas d’enthousiasme. Il n’en manquait pas mercredi soir non plus tandis qu’il se prêtait à nouveau à l’exercice, mais il a cette fois pris soin d’entamer la conférence de presse en parlant des… absents.

Les absents, ce sont Félix Auger-Aliassime et Françoise Abanda, deux gros morceaux, des athlètes que les gens d’ici aiment.

«De concert avec ses entraîneurs, Félix a pris une décision, a commencé par dire Lapierre, toujours directeur du tournoi. Il est 152e au monde, mais il veut monter au classement et percer le top 100 mondial le plus vite possible. Afin d’arriver à ses fins, il a choisi de prolonger sa saison sur terre battue, sa surface préférée. Et il va jouer sur la terre encore quelques semaines…»

En 2015, à l’âge de 14 ans, Auger-Aliassime était devenu, ici même à Granby, le plus jeune joueur de l’histoire à atteindre les quarts de finale d’un tournoi de type Challenger. En 2016, il s’était toutefois incliné dès le premier tour. Et l’an dernier, blessé à un poignet, il avait fait impasse sur le tournoi.

«Je ne sais pas si on reverra un jour Félix chez nous, mais il reste que son succès a été créé ici, a repris Lapierre. Il fera toujours partie de l’histoire du tournoi.»

Dans le cas d’Abanda, c’est une autre histoire. Actuellement classée 152e, elle a choisi de participer aux qualifications du tournoi de San Jose, en Californie, qui auront lieu en même temps que le dernier week-end d’activités du Challenger.

«Je viens juste de parler à Françoise, a encore dit Lapierre. Je l’ai invitée personnellement à venir à Granby, je lui ai dit qu’on lui réservait une place. Mais elle est dans une période creuse, elle ne joue pas bien, et ça m’étonnerait qu’elle change d’idée…»

Même si son meilleur tennis semble loin derrière elle, Aleksandra Wozniak est très populaire à Granby et on aime lorsqu’elle vient faire son tour. Si elle ne s’est pas inscrite au Challenger, elle, c’est en raison d’une blessure à un genou.

Eugenie Bouchard? Malgré son modeste classement (182e), elle n’a jamais songé un instant à faire le Challenger.

Sept Canadiens dans le tableau
Sept Canadiens, quatre hommes et trois femmes, se retrouvent dans le tableau principal du tournoi, qui aura lieu du 21 au 29 juillet. Il s’agit de Peter Polansky (110e, deuxième favori et finaliste l’an dernier), Filip Peliwo (181e, septième favori), Brayden Schnur (234e, demi-finaliste en 2017), ce bon vieux Frank Dancevic (309e, mais trois fois champion à Granby), de même que Carol Zhao (131e, deuxième favorite), Bianca Andreescu (184e, quatrième favorite) et Katherine Sebov (268e, finaliste l’an dernier).

Le Français Pierre-Hugues Herbert, intéressant 72e joueur mondial, est le mieux classé chez les hommes. Il y a quelques semaines, Herbert et Nicolas Mahut ont triomphé en double à Roland-Garros.

Chez les dames, l’Australienne Arina Rodionova, 121e, sera la joueuse à battre. L’Italienne Cristiana Ferrando (301e) sera en ville pour défendre son titre.

Quand on analyse la liste des joueurs, on se rend compte que le tableau du 23e Challenger est dans la moyenne, soit ni plus fort ni plus faible que celui des dernières années.

«Je ne sais pas qui va se lever et qui va faire l’histoire du tournoi, mais je sais qu’on aura encore une belle semaine de tennis, a mentionné le président et directeur général Alain Faucher. Avouez que nous n’avons pas été déçus souvent…»

Il a tout à fait raison. Faudra juste passer par-dessus certaines absences…