« Le Challenger n’est pas Wimbledon, mais ce n’est pas un tournoi qui s’organise en 15 jours. Et on ne prendra pas nos bénévoles en otage non plus en prenant une décision à la dernière minute », explique Alain Faucher, président et directeur général du tournoi.

Challenger de tennis: une décision au début mai

Les organisateurs du Challenger de tennis, le plus important événement de sport à Granby, vont se donner jusqu’au début du mois de mai afin de déterminer si le tournoi sera présenté ou non.

« Ça va vite présentement, a expliqué le président et directeur général Alain Faucher. Il y a de nouvelles annulations partout à tous les jours, dans tous les sports. L’ATP a décrété qu’il n’y aura pas de tournois pendant six semaines, Tennis Canada a fermé le Stade IGA au public jusqu’à nouvel ordre. C’est tellement gros ce qui se passe, c’est tellement plus gros que le sport… »

Jeudi soir, Faucher a réuni les membres de sa garde rapprochée. Les gens s’inquiètent. Et les commanditaires posent des questions.

« Le Challenger n’est pas Wimbledon, mais ce n’est pas un tournoi qui s’organise en 15 jours. Et on ne prendra pas nos bénévoles en otage non plus en prenant une décision à la dernière minute. Je suis en communication constante avec Eugène Lapierre (vice-président de Tennis Canada et directeur du tournoi de Granby), nous suivons l’évolution de la situation et nous allons nous assoir à la fin avril pour voir où est-ce que nous en sommes rendus. »

Le Challenger est prévu du 18 au 26 juillet prochain. Et il s’agira de sa 25e édition.

« C’est certain qu’il y a des choses particulières qui sont prévues pour le 25e. Les estrades permanentes qu’on attend depuis si longtemps, on les aura. Tout ce qui se passe présentement est un très mauvais timing pour le tournoi, mais on n’y peut rien. »

Le Challenger, on le sait, accueille des athlètes de partout dans le monde. Ce qui complique encore plus les choses.

« On aimerait avoir toutes les réponses à nos questions, mais on ne les a pas, a repris Faucher. On veut faire du tennis, mais la priorité de tous, présentement, doit être la sécurité et la santé des gens. »

« Du jamais-vu ! »

Alain Faucher a 71 ans et il combat lui-même la maladie depuis quelques années. Avocat à la retraite, il en a vu d’autres dans la vie. Mais ce qui secoue la planète présentement le renverse.

« C’est du jamais-vu ! , a-t-il lancé. On pensait qu’on avait tout vu lors de la Crise du verglas en 1998, mais on avait tort. Lors du verglas, mon bureau avait été fermé pendant trois semaines et je travaillais comme bénévole au Cégep (l’endroit accueillait les sinistrés) avec mon épouse. C’était quelque chose. Mais là, c’est plus gros encore, c’est une crise mondiale, qui touche tout le monde. Il faut se serrer les coudes, on n’a pas le choix. Et le bien commun doit passer avant tout. »