Charles Francis

«C'est un leader»

Pierre Lafontaine, le directeur général de la Fédération de natation du Canada, n'est pas surpris par la progression de Charles Francis qui a obtenu sa place pour les Jeux olympiques en remportant l'épreuve de 100 mètres dos aux essais olympiques canadiens, mercredi soir.
«Charles a fait preuve de beaucoup de caractère pour atteindre ses buts, à cause d'une tendinite à l'épaule. Il a eu ses hauts et ses bas, comme tout athlète. C'est un leader qui prêche par l'exemple», a fait valoir le grand manitou de la natation canadienne, lors d'une entrevue réalisée mercredi à Montréal.
Pierre Lafontaine a rappelé le comportement de Charles Francis, lors de ses premiers Championnats du monde, l'an dernier à Shanghai, la ville la plus populeuse de la Chine.
«Charles a donné le ton à l'équipe de relais. Il a motivé ses coéquipiers et ensuite il est parti comme une balle (le 100 m dos étant la première portion dans le relais)», a-t-il relaté.
Charles Francis avait d'ailleurs réalisé à Shanghai ses deux meilleurs chronos en carrière au 100 m dos, soit 54:19s en ronde préliminaire du relais et 54:36s en finale.
Ce rendement avait aidé le Canada à décrocher le sixième rang en ronde préliminaire et la septième position en finale de ces Championnnats du monde en bassin de 50 m.
Pierre Lafontaine a d'ailleurs noté que l'équipe masculine de relais est sur une pente ascendante, après avoir connu un creux de vague pendant quelques Jeux olympiques.
Les nageurs du relais unifolié avaient en effet remporté des médailles aux Jeux olympiques de Montréal (1976), Los Angeles (1984), Séoul (1988) et Barcelone (1992), mais n'ont pas accédé au podium depuis près de 20 ans.
Pierre Lafontaine a également souligné le caractère formateur de la natation. Le double médaillé d'or olympique Alex Baumann a ainsi oeuvré au sein du programme de financement à «Nous le Podium» pendant cinq ans, tandis que Mark Tewksbury (médaillé d'or à Barcelone) sera le chef de mission de l'équipe du Canada, aux Jeux olympiques de Londres, pour ne citer que deux exemples.
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