«Le match de la Coupe Vanier, c’est gros. C’est le moment que tous les joueurs de football universitaire au Canada rêvent de vivre», affirme Cédric Mignault.

Cédric Mignault veut soulever la Coupe Vanier

Cédric Mignault est excité. À Québec, samedi après-midi, le Rougemontois tentera de mettre la main sur la Coupe Vanier, symbole de suprématie au football universitaire canadien.

« Le match de la Coupe Vanier, c’est gros, admet le joueur de ligne défensive des Carabins de l’Université de Montréal, qui ont rendez-vous avec les Dinos de l‘Université de Calgary. C’est le moment que tous les joueurs de football universitaire au Canada rêvent de vivre. »

Mignault en est à sa troisième saison dans l’uniforme des Carabins. Un produit des Diablos du Cégep de Trois-Rivières, il avait fait son football scolaire avec les Patriotes de l’école secondaire Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe.

« Je viens de Saint-Damase, mais j’habite Rougemont depuis six ou sept ans, reprend l’athlète de 22 ans. Quand je ne suis pas à l’université ou que je ne joue pas au football, je travaille sur la ferme familiale. »

Un gros défi

Mignault ne prend certes pas les Dinos de l’Université de Calgary à la légère. En fait, il parle d’un gros défi.

« On a regardé des vidéos, on les a étudiés et on sait qu’on a affaire à un club composé de gros bonshommes, explique-t-il. Moi, puisque je joue sur la ligne défensive, je regarde les gars sur la ligne à l’attaque et ils ont plein de gars de 6’5’’ et 6’6’’. Ce ne sera pas un cadeau ! »

Mignault n’a rien d’un petit bonhomme lui-même, lui qui fait 6’3’’ et 280 livres.

« On a connu une belle saison, mais ce n’est pas fini, on veut aller jusqu’au bout et démontrer que nous sommes les meilleurs au pays. Si on joue notre match, on va gagner. »

L’étudiant en comptabilité à l’Université de Montréal fait entièrement au grand patron des Carabins, Danny Maciocia, et son plan de match.

« J’adore jouer pour lui. Ses connaissances en matière de football sont incroyables, mais c’est aussi une très bonne personne. Il veut gagner, mais c’est tout aussi important pour lui que les gars soient heureux et qu’ils s’amusent en jouant au football. J’avais été très surpris, à mon tout premier entraînement avec les Carabins, quand il m’a dit : “As-tu du fun mon jeune ? ” »

Un poste de partant

Le temps de jeu de Cédric Mignault varie pour la peine au sein des Carabins, lui qui n’est pas considéré comme un partant.

« J’achève ma troisième saison avec l’équipe, il me reste deux saisons d’éligibilité, et mon but est clairement d’être partant à compter de 2020, mentionne-t-il. Le football est un sport d’apprentissage et il faut être patient. Mais je vais être prêt à en prendre davantage très bientôt… »

Le Rougemontois a choisi les Carabins après avoir complété son football collégial, mais ce n’est pas le choix qui lui manquait. En fait, seul le Rouge et Or de l’Université Laval ne l’avait pas approché parmi les institutions québécoises.

« Les Carabins, c’est une équipe, c’est une université, mais c’est aussi une belle et grande famille. Je n’ai jamais, jamais regretté mon choix. »

Et il s’en félicitera encore plus, en fin de semaine, s’il soulève la Coupe Vanier.