Caroline Ouellette est montée sur la plus haute marche du podium aux Jeux olympiques de 2002, 2006, 2010 et 2014.

Caroline Ouellette rencontre des joueuses locales à Granby

Pour lancer la saison de hockey féminin, Granby recevait vendredi la quadruple championne olympique Caroline Ouellette pour deux entraînements et une conférence destinés à une quarantaine de jeunes joueuses de la région.

« C’est toujours le fun de s’impliquer et de travailler avec des gens qui sont motivés et qui croient aux bienfaits d’inciter les jeunes à essayer le hockey, à rester dans le hockey, à s’y accrocher », a affirmé Caroline Ouellette lors d’un entretien avec La Voix de l’Est.

Ce genre d’événement n’est pas nouveau pour l’ex-hockeyeuse, qui fait la tournée des écoles et des équipes sportives. À travers son sport, elle a eu la chance de faire des rencontres exceptionnelles, de voyager à travers le monde et de vivre des expériences inoubliables.

La Québécoise est notamment montée sur la plus haute marche du podium aux Jeux olympiques de 2002, 2006, 2010 et 2014. Elle souhaite donc partager sa passion avec la prochaine génération.

Caroline Ouellette milite également pour la relance d’une ligue professionnelle féminine au Canada.

« C’est à nous de travailler très fort pour bâtir une ligue professionnelle pour que la génération de jeunes filles qui sont ici aujourd’hui puisse un jour vivre du hockey, a-t-elle plaidé. Il y a tellement d’hommes à travers le monde, dans plein de ligues, qui ont la chance de jouer au hockey professionnellement, alors que c’est impossible pour nous présentement. »

Promotion et équité salariale

Selon Caroline Ouellette, treize millions de Canadiens ont écouté la finale de hockey féminin aux Jeux olympiques de Sotchi, à l’hiver 2014. Elle conclut donc que ce n’est pas l’intérêt qui manque.

« Il faut juste mettre beaucoup de temps et d’énergie pour avoir une grosse machine derrière pour promouvoir (notre sport) afin que les gens sachent où nous jouons, qui nous sommes. Pour qu’ils apprennent à nous aimer autant que les Canadiens de Montréal. »

Appelée à commenter la situation de l’équité salariale, Caroline Ouellette croit qu’il s’agit d’un combat qui va au-delà du sport.

« C’est une bataille de tous les jours de voir les femmes et les hommes être payés à salaire égal pour un travail égal », a répondue la détentrice d’un baccalauréat en études féministes de l’Université du Minnesota Duluth.

Notons que dans le secteur de Yamaska-Missisquoi, le hockey féminin sera dorénavant organisé par l’Association hockey jeunesse Granby. Les horaires et les lieux des entraîneurs seront « fixes, réguliers et à Granby », a assuré le directeur des communications du hockey féminin à Granby, Nicolas Bélanger.

Les joueuses intéressées, du novice jusqu’au senior, doivent s’inscrivent officiellement auprès de leur association de hockey respective.