Caroline Ciot. Retenez ce nom !

Caroline Ciot: l’étoile montante du golf féminin

Après vous en avoir parlé en long et en large depuis le mois d’avril, cette chronique sera la dernière consacrée au golf. Du moins en ce qui a trait à la saison 2018 ! Aujourd’hui, je vais vous surprendre, chose que j’adorais faire quand j’exerçais le métier de dépisteur au hockey. Ce que j’aimais, dans le temps, c’était de trouver des joueurs inconnus des autres équipes et qui, une fois repêchés, faisaient gagner la nôtre ! C’était mon fantasme de dépisteur : trouver le diamant caché dans la roche ! Exactement ce que je tente de faire, semaine après semaine, dans cette chronique. J’aime dénicher pour vous de belles histoires mettant en vedette des gens qui, normalement, ne se retrouvent généralement pas sous les projecteurs. C’est d’ailleurs le mandat que je me suis donné il y a bientôt trois ans. Dans cette foulée, je vous présente donc ce matin la golfeuse Caroline Ciot, étoile montante du golf féminin au Canada.

J’ai rencontré Caroline pour la première fois l’an dernier, lors du PRO-AM du Vieux-Village. Avant le début de la ronde, à l’instar de plusieurs participants, je m’échauffais dans le champ de pratique et, entre deux frappes, je discutais avec mon vieux pote Christian Manègre, directeur général et professionnel en titre au club Le Continental de Sorel-Tracy. 

Lui gaucher et moi droitier, nous avions partagé la même « poubelle » de balles (extra large bucket) et je n’en revenais tout simplement pas des coups de canon frappés par certains professionnels installés tout près de nous. On frappait et on discutait de choses et d’autres quand une place s’est libérée tout près. C’est à ce moment que nous avons vu arriver une petite blonde, toute menue par rapport aux physiques imposants de ses collègues masculins. J’ai regardé Christian pour voir s’il la connaissait. Il s’est avancé vers la jeune golfeuse, lui a tendu la main, l’a saluée et m’a dit : « Le Kid, j’te présente Caroline Ciot, la vedette montante du golf féminin ! »

Cette journée-là, comme j’étais jumelé au professionnel de renom Daniel Talbot, je savais que j’allais assister à tout un spectacle. Finalement, j’en ai eu pour mon argent ! Non seulement mon partenaire a joué une ronde de 69, mais avant celle-ci, j’avais assisté à toute une première partie dans le champ de pratique, gracieuseté de Caroline Ciot !

L’une des nombreuses qualités du Parcours du Vieux-Village est, sans contredit, la condition du terrain. Idem pour ses aires d’entraînement. Le gazon y est toujours immaculé et bien rasé, tant et si bien qu’on croirait souvent être en plein milieu des allées. De ces installations magnifiques, Caroline en avait profité !

Grâce à son élan tout en souplesse, doté d’un incroyable tempo, elle frappait toujours ses balles au centre de la « cuillère », le sweet spot comme on dit, et ce, en n’utilisant qu’un minimum de friction entre le gazon et chacun de ses bâtons.

Résultat ? Une fois sa pratique terminée, on aurait dit qu’un jardinier était passé par-dessus son aire de frappe tellement le gazon y était toujours aussi fourni.

En regagnant nos voiturettes, j’accroche au passage mon chum Marc Hurtubise (directeur des opérations-golf du club hôte et organisateur de l’événement) pour lui raconter le spectacle auquel je venais d’assister.

Je me rappelle qu’il n’avait pas paru surpris. « Elle est bonne en maudit, la p’tite Ciot ! Pis en plus, elle est marketable, c’est incroyable ! »

Car non seulement Caroline est une excellente golfeuse, mais elle est aussi « belle comme un cœur » avec un sourire Pepsodent et, surtout, elle est gentille comme tout. Elle ferait assurément une bonne porte-parole pour n’importe quelle compagnie œuvrant dans le monde du sport !

Voulant en savoir plus à son sujet, nous avons donc récemment disputé une ronde ensemble et, encore une fois, j’ai été littéralement impressionné par son jeu.

« J’ai commencé à jouer à 17 ans et j’ai eu la piqûre dès le départ, m’a-t-elle raconté. Mon père étant un très bon golfeur, disons que ç’a aidé énormément à me faire apprécier le sport, mais aussi à faciliter ma transition, puisque je venais de laisser la gymnastique de compétition en raison d’une vilaine blessure ». Caroline Ciot a aujourd’hui 27 ans.

« J’ai donc joint le programme Sports-Études que l’AGP (Association des golfeurs professionnels du Québec) offert au Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil, et je ne l’ai jamais regretté ! »

Ce sera d’ailleurs sa progression en tant que golfeuse collégiale qui l’amènera à porter les couleurs des Carabins de l’Université de Montréal, formation avec laquelle elle a terminé au 1er rang du circuit universitaire durant quatre années consécutives, soit de 2013 à 2016 inclusivement. Un exploit, il va sans dire, totalement remarquable.

« C’est vraiment avec les Carabins que j’ai pris conscience de mon talent, poursuit celle qui durant son enfance et son adolescence faisait de la compétition au niveau provincial et national. Mes années en gym m’avaient amenée à développer mon côté athlétique. J’ai donc été en mesure de conserver une grande flexibilité, un élément nécessaire pour quiconque qui veut bien frapper la balle. »

« Toutefois, je suis bien consciente qu’il n’y a jamais rien d’acquis et que la route vers la LPGA sera parsemée d’embûches, philosophe Caroline, qui s’entraîne avec le Granbyen Pierre Dugas. Voilà la raison pour laquelle que je me dois toujours de travailler fort. »

« En ce qui concerne mes objectifs, je vous dirais qu’à court terme, ils sont assez réalistes. À vrai dire, j’en ai juste un pour le moment : celui de me rendre jusqu’à la 3e étape du Q-SCHOOL (Qualifications finales vers la LPGA), ce qui me permettrait d’évoluer à temps plein sur le Symetra Tour (l’équivalent en golf féminin de la Ligue Américaine de Hockey par rapport à la LNH). Une fois rendue là, tout peut arriver ! », a terminé celle qui partage la vie du footballeur québécois David Foucault, l’excellent joueur de ligne offensive des Lions de la Colombie-Britannique dans la LCF. On souhaite à Caroline la meilleure des chances dans la poursuite de sa carrière, car comme le disait mon chum Hurtubise, « la p’tite est belle, elle est bonne et elle est marketable ! »

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Après avoir écrit, la semaine dernière, mon commentaire sur cette faiblesse que constitue le recrutement chez le Canadien, j’étais loin de me douter que la journée même de sa parution, Marc Bergevin allait se débarrasser d’un autre premier choix fait par le controversé dépisteur-chef Trevor Timmins, en l’occurrence l’ailier Nikita Scherbak, qui a été soumis au ballotage. Inutile de vous mentionner que j’avais un petit sourire en coin !

Une question : où et quand s’arrêtera l’hémorragie ?

Nikita Scherbak, un autre premier choix du Canadien dont on vient de se débarrasser. Quand s’arrêtera l’hémorragie?