Robert Ranger à bord de son modifié no 27, qu’il a conduit au championnat en 1989.

Robert Ranger aura sa place parmi les grands

Andrew Ranger est le coureur automobile no 1 dans la région. Mais avant lui, il y a eu Robert, son père, qui a connu une superbe carrière en stock-car sur terre battue. Et ses succès seront soulignés l’été prochain à l’Autodrome Granby alors qu’il sera intronisé au Mémorial de la terre battue.

« Je suis surpris, mais très content, souligne celui qui a porté le no 27 avant son fils. C’est un beau cadeau de Noël. »

Si les gens du Mémorial viennent tout juste d’annoncer que Ranger sera honoré, ça fait plus de deux semaines que l’homme, lui, a appris la nouvelle.

« Andrew m’a appelé pour me dire que je devais être à la maison parce que La Voix de l’Est s’en venait prendre une photo, ce qui n’était pas vrai. Quand j’ai vu Dave Paryzo (l’analyste à l’Autodrome et le cofondateur du Mémorial) à la porte avec sa caméra, je me suis dit : “Ah, il doit maintenant travailler pour le journal!” Et là, il m’a informé que j’allais être intronisé. Les membres de ma famille étaient tous là. C’était beau et spécial. »

Ranger n’a pas seulement couru à Granby, mais c’est là qu’il a connu ses plus beaux succès. Après avoir été couronné champion en classe récent modèle en 1987, il a récidivé deux ans plus tard, cette fois en modifié. Il a couru de 1976 à 2002.

En gros blocs, il a remporté 10 victoires en 210 départs. Et il a récolté pas moins de 68 top 5 et 133 top 10.

« Après avoir gagné le championnat en 1989, j’ai perdu par un point l’année suivante devant Martin Roy Jr à cause d’une petite erreur de pilotage. Je m’en souviens encore! »

Ranger a uniquement couru en gros blocs chez les modifiés, mais ce n’est pas la venue des petits blocs qui lui a fait mettre un terme à sa carrière, contrairement à ce qu’un peu tout le monde pense.

« Les petits blocs ne me disaient rien, mais j’ai lâché pour suivre Andrew, dont la carrière était en train de prendre son envol. J’ai choisi mon fils… et je ne l’ai jamais regretté. »

Sa plus grande fierté

Si Andrew Ranger a été précédé par son père dans le monde des courses, Robert Ranger, lui, n’a eu personne pour lui tracer le chemin. Il s’est « bâti » tout seul.

« Je ne venais pas d’une famille de course. Mais j’ai transmis ma passion à mes parents et à mes enfants. Ma plus grande fierté, bien au-delà des championnats, c’est d’avoir transmis ma passion à Andrew, qui vit aujourd’hui de la pratique de son sport. »

Ranger à l’époque où il s’imposait comme un des meilleurs pilotes chez les modifiés.