Initiée par Marc-Édouard Vlasic, ex-Remparts et défenseur des Sharks de San Jose, la Soirée des étoiles, qui était présentée pour une cinquième année, a réuni plusieurs hockeyeurs de la LNH, des vedettes de la télésérie «Lance et Compte» et d’autres étoiles sportives mardi soir dans les locaux du concessionnaire Mercedes-Benz de Québec.

Danault ne s’attendait pas vraiment à avoir Aho comme coéquipier

Le joueur de centre du Canadien de Montréal Phillip Danault ne s’attendait pas vraiment à avoir Sebastian Aho comme coéquipier au prochain camp d’entraînement du Bleu-Blanc-Rouge même si le dg Marc Bergevin avait fait une offre hostile au Finlandais de 21 ans. Son équipe, les Hurricanes de la Caroline, a égalé l’offre de contrat de cinq ans d’une valeur moyenne de 8,454 millions $ par année moins de 24 heures plus tard.

«C’est un très bon joueur, mais je pense que c’était normal que la Caroline égale l’offre... Moi, j’ai toujours cru qu’ils égaleraient l’offre. Pour ce qui est de voir Aho arriver à Montréal, disons que je gardais mes espoirs assez bas!», a illustré Danault en marge de la cinquième Soirée des étoiles qui réunissait plusieurs hockeyeurs de la LNH, vedettes de la télésérie Lance et Compte et d’autres étoiles sportives mardi soir dans les locaux du concessionnaire Mercedes-Benz de Québec.

«Une offre hostile comme ça, ça démontre que Marc veut gagner à court terme et c’est encourageant de voir ça», a aussi ajouté le Victoriavillois à propos de ce qu’il percevait du geste de Bergevin. Il ne s’inquiète pas non plus que son patron n’ait pas réussi à mettre la main sur beaucoup de joueurs autonomes sans compensation. «Ce n’est pas très grave, on a beaucoup de jeunes prometteurs.»

De toute manière, malgré l’échec du pari Aho, Danault s’attend à voir Bergevin tenter autre chose. «J’imagine que Marc va faire quelque chose vu qu’il a libéré de l’espace sous le cap salarial», poursuit-il en faisant référence à la transaction qui a renvoyé son ami Andrew Shaw vers les Blackhawks de Chicago en échange de choix au repêchage.

«Quand Marc a échangé Shaw, je me suis dit : «Ça y est, il va faire un gros move», poursuit-il, avouant qu’il était triste du départ de celui qu’il considère comme son meilleur ami. «C’est mon meilleur chum à vie! Tout ça avait commencé quand on jouait tous les deux à Chicago, puis s’était poursuivi à Montréal. Ma femme est extrêmement triste elle aussi, car elle et l’épouse d’Andrew sont aussi de très bonnes amies.»

Départ de Pavelski

Initiateur de la Soirée des étoiles au profit du Patro Laval, l’ex-Remparts et défenseur des Sharks de San Jose Marc-Édouard Vlasic a lui aussi perdu quelques coéquipiers au cours des derniers jours avec les signatures de plusieurs joueurs autonomes. L’attaquant et capitaine Joe Pavelski a pris la route des Stars de Dallas alors que l’ailier Gustav Nyquist, qui n’était à San Jose que depuis le mois de février, repart pour signer un contrat avec les Blue Jackets de Columbus.

«Les contrats, c’est quelque chose d’individuel. Joe est parti parce qu’il voulait un contrat de trois ans et que c’était impossible, avec le cap salarial, à San Jose. J’ai passé beaucoup de temps avec lui et c’est certain que c’est décevant de voir des joueurs partir. Mais quand ça fait 13, 14 ans que tu es là, tu en vois beaucoup partir», a résumé celui qui a passé toute sa carrière avec les Sharks. «Moi, je ne m’attends à rien. C’est comme pour [Patrick] Marleau, tout le monde s’attendait à ce qu’il reste ici après 19 ans, mais il est quand même parti à Toronto. Joe aussi, le monde pensait qu’il allait rester», ajoute Vlasic, qui jure n’avoir aucun intérêt pour le «C» qui ornait le chandail de Pavelski.

Vlasic s’est cependant dit heureux de voir le défenseur Erik Karlsson, obtenu il y a moins d’un an des Sénateurs d’Ottawa, ratifier une nouvelle entente de huit ans avec les Sharks. «Qu’il revienne, c’est une bonne nouvelle. Il amène beaucoup d’offensive et est très efficace en avantage numérique», poursuit-il, avouant tout de même qu’il ne suivait pas beaucoup les mouvements de personnel durant la saison morte. «Quand ma saison est finie, je ne regarde plus rien de la Ligue nationale. Mes amis me le disent, comme par exemple que Karlsson a signé», indique celui qui passe tous ses étés à Québec et se rapporte à son équipe une journée avant le début du camp d’entraînement.

Du changement à Columbus

Quant au défenseur David Savard des Blue Jackets de Columbus, il a vu son équipe s’enrichir de Nyqist, mais perdre du même coup trois gros morceaux : les attaquants Matt Duchene et Artemi Panarin et le cerbère Sergei Bobrovsky. «On s’y attendait un peu, on avait reçu ce message-là. Ça arrive dans toutes les équipes. Ça fait partie de la business. C’est certain que ça donnera un visage différent à l’équipe, mais c’est peut-être l’effet des jeunes qui ont poussé durant la saison», a-t-il analysé.

«Le style de jeu va peut-être changer et retourner vers une équipe plus travaillante, mais, personnellement, je n’ai pas de crainte pour l’an prochain. Je crois que nous ferons les séries. Ce sera à nous d’arriver en «shape» au camp d’entraînement», poursuit-il.

Le natif de Saint-Hyacinthe dit pour sa part suivre les signatures durant la saison morte et il avoue lui aussi que, comme Danault, il avait de la difficulté à visualiser Sebastian Aho dans l’uniforme des Canadiens. «C’est un excellent joueur et j’avais de la misère à croire que la Caroline allait le laisser partir», conclut-il.