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Canadien

Devils 4/Canadien 3: l'indiscipline coule le CH

MONTRÉAL — Des erreurs de concentration et l’indiscipline ont coulé le Canadien, samedi, alors que la formation montréalaise a perdu 4-3 en prolongation face aux Devils du New Jersey.

Le Tricolore a accordé ses 10e et 11e buts dans la dernière minute d’un engagement cette saison. Il a aussi été la cible de cinq des neuf punitions distribuées par les arbitres lors de la troisième période.

Wayne Simmonds a créé l’égalité en avantage numérique avec 4:48 à faire en temps réglementaire, puis Kyle Palmieri a marqué le filet vainqueur après 1:30 de jeu en période supplémentaire, lui aussi en avantage numérique.

«Quand vous jouez un deuxième match en autant de soirs, vous devez être mentalement alertes pour avoir des chances de gagner, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Ça peut compenser pour la fatigue.

«Ce soir, ce qui nous a tués, c’est que nous n’avons pas pris de bonnes décisions.»

Max Domi a accepté une part de responsabilité pour le résultat, lui qui a écopé ses trois premières punitions de la campagne pendant le dernier tiers. Il restait six secondes à écouler à une punition pour conduite antisportive quand Simmonds a créé l’égalité.

«Il a accepté la responsabilité pour ses actions et il doit le faire, a dit Julien au sujet de Domi. Quand vous poussez le bâton d’un joueur, c’est une punition. Je n’ai pas vu ensuite ce qui s’est produit pour qu’il écope d’une punition pour conduite antisportive. S’il accepte la responsabilité pour ses gestes, tant mieux. Il faut aussi passer de la parole aux actes. J’espère qu’il va le faire.»

Les joueurs du Canadien ont également mal digéré la décision des arbitres d’annuler un but de Phillip Danault avec 47,3 secondes à écouler au troisième tiers. Après une consultation vidéo, ils ont déclaré que Danault avait volontairement poussé le disque derrière la ligne des buts avec sa hanche ou sa cuisse.

Danault soutenait pour sa part que l’attaquant des Devils Nico Hischier avait posé la main sur la rondelle dans la surface réservée au gardien sur la séquence, ce qui aurait dû permettre au Tricolore d’obtenir un tir de punition.

Le centre québécois s’est ensuite retrouvé au cachot en prolongation, ce qui a mis la table pour le but vainqueur de Palmieri.

Brendan Gallagher, Nick Suzuki et Cale Fleury, avec son premier but dans la LNH, ont touché la cible pour le Canadien (11-5-4), qui avait battu les Capitals de Washington vendredi. Keith Kinkaid a stoppé 39 lancers contre son ancienne formation.

Nikita Gusev et Hischier ont marqué les autres buts des Devils (7-8-4). Mackenzie Blackwood a repoussé 31 lancers.

Après un début de match assez tranquille, le Canadien a ouvert le pointage avec 1:19 à faire au premier vingt. Gallagher a profité d’une remise parfaite de Jeff Petry pour dévier la rondelle dans l’objectif.

Les Devils ont répliqué 60 secondes plus tard, quand Gusev a été oublié à la droite de Kinkaid.

Fleury a redonné les devants au Tricolore après 7:43 de jeu en deuxième période. Il a profité de beaucoup d’espace pour s’avancer dans l’enclave et a surpris Blackwood du revers.

Suzuki a creusé l’écart avec 1:18 à faire au deuxième vingt, pendant un avantage numérique de deux hommes. Mais encore une fois, les Devils ont trouvé le moyen de marquer pendant la dernière minute de jeu de l’engagement, même s’ils étaient toujours en infériorité numérique.

Quelques instants après avoir été frustré par Kinkaid en échappée, Hischier s’est racheté en le battant d’un tir bas, au terme d’une attaque à deux contre un avec Pavel Zacha. Il restait alors 1,1 seconde à écouler au cadran.

Le rythme du match a ensuite complètement changé en troisième période, en raison des nombreuses punitions.

Avant la rencontre, le Canadien a annoncé que le nom de Jonathan Drouin avait été inscrit sur la liste des blessés en raison d’une blessure au haut du corps. Julien a insisté pour dire que la blessure n’était pas liée au solide coup d’épaule d’Alex Ovechkin encaissé par Drouin vendredi face aux Capitals.

Paul Byron était aussi absent face aux Devils, en raison d’une blessure mineure. Jesperi Kotkaniemi, rétabli d’une blessure à l’aine qui l’a contraint à rater sept matchs, et Charles Hudon, rappelé du Rocket de Laval plus tôt dans la journée, ont remplacé Drouin et Byron dans la formation du Tricolore.

Hudon a été renvoyé au Rocket après la rencontre.

Le Canadien jouera son prochain match mardi, quand il rendra visite aux Blue Jackets de Columbus. Le Tricolore sera de retour au Centre Bell mercredi, quand les Sénateurs d’Ottawa seront les visiteurs.

Échos de vestiaire

Max Domi était repentant après la rencontre:

«Je ne peux pas faire des choses comme ça. Ça ne se produira plus.»

Phillip Danault avait encore du mal à comprendre les explications des arbitres sur le but refusé:

«Sur la vidéo, on voit clairement qu’il (Hischier) met la main sur la rondelle. Un joueur ne peut pas faire ça. C’est un tir de punition. Et ils disent que j’ai fait une motion pour pousser la rondelle dans le but alors que j’ai été renversé dans le filet...»

Keith Kinkaid était déçu de ne pas avoir vaincu son ancienne formation:

«J’avais vraiment envie de les battre. Je me sentais bien. C’est dommage de ne pas avoir obtenu les deux points.»

Canadien

Charles Hudon rappelé, Drouin sur la liste des blessés

MONTRÉAL — Le Canadien a inscrit le nom de l’attaquant Jonathan Drouin sur la liste des blessés en raison d’une blessure au haut du corps, samedi, et rappelé du même coup Charles Hudon.

L’équipe a indiqué que Drouin s’était blessé en troisième période du match de vendredi soir contre les Capitals à Washington. C’est toutefois la percutante mise en échec d’Alexander Ovechkin à ses dépens un peu plus tôt dans la rencontre qui a retenu l’attention.

Canadien

Canadien 5/Capitals 2: quatre buts en 2e période

WASHINGTON — Phillip Danault a marqué le premier de quatre buts des siens dans un intervalle de 8:20 en deuxième période et le Canadien de Montréal a connu l'une de ses meilleures performances de la saison, vendredi, s'imposant 5-2 face aux Capitals de Washington.

Le Canadien avait marqué seulement 15 buts en deuxième période lors de ses 18 premiers matchs. Cette fois, il a pris son envol dans les instants qui ont suivi une sévère mise en échec d’Alex Ovechkin à l’endroit de Jonathan Drouin.

«Nous avons gardé notre concentration, a mentionné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Sur le coup, nous n’étions pas certains si c’était une mise en échec légale ou non. Si vous n’êtes pas certains, vous n’allez pas nécessairement tenter de vous venger. Nous avons géré la situation de la meilleure façon possible.»

Drouin est retourné au vestiaire, mais était de retour à son poste pour le début de la troisième période. «Ce n’était pas une mise en échec à la tête, ça c’est clair, a insisté Julien. C’était peut-être un assaut. Je n’ai pas aimé le fait que les pieds [d’Ovechkin] quittent la patinoire.»

Danault a récolté un but et deux aides, tandis que Shea Weber, Jordan Weal et Nick Suzuki ont aussi fait bouger les cordages lors de la poussée du Canadien (11-5-3) en deuxième période. Tomas Tatar a marqué dans un filet désert en fin de rencontre et a accumulé trois aides.

Ben Chiarot a été crédité de deux aides, tandis que Weber a aussi connu une soirée de deux points. Carey Price a effectué 25 arrêts.

«Carey nous a donné quelques gros arrêts, surtout dans les 10 premières minutes du match, a noté Julien. Il était important pour nous de conclure la première période dans une bonne situation. C’était le cas à 0-0. Après, nous avons tranquillement pris le contrôle. Nous avons marqué des buts en deuxième période, mais nous avons été solides tout au long du match.»

Ovechkin et Evgeny Kuznetsov ont marqué en troisième période pour les Capitals (14-3-4). Ilya Samsonov a accordé quatre buts sur 39 lancers. Les Capitals ont connu un départ canon, alors que Price a brillé en frustrant deux fois Ovechkin pendant la première minute de jeu.

La chance

Price a aussi joué de chance quand Kuznetsov a atteint le poteau.

Le Canadien a ensuite repris le dessus, obtenant quelques occasions avant la fin du premier vingt sans toutefois en profiter.

Le vent a tourné après que Drouin est rentré au vestiaire après environ quatre minutes et demie en deuxième période.

Les deux équipes se sont échangé des chances de marquer lors d’une même séquence, puis Danault a finalement ouvert la marque à 6:22, battant Samsonov du revers après avoir été oublié devant le filet.

Weber est revenu à la charge 2:54 plus tard, grâce à un puissant tir sur réception, puis Weal a porté le score à 3-0 un peu moins de deux minutes et demie plus tard.

Suzuki a couronné la poussée de quatre buts du Canadien quelques secondes après la fin d’un avantage numérique. Le défenseur des Capitals Jonas Siegenthaler a dévié la passe de Suzuki vers Brendan Gallagher dans son propre filet.

Ovechkin a touché la cible en avantage numérique après 5:34 de jeu en troisième période. Il a marqué son 14e but de la saison grâce à un tir sur réception de son poste habituel dans le cercle des mises en jeu à la droite du gardien. Kuznetsov a ensuite réduit l’écart à 4-2 avec 4:22 à faire, mais Tatar a stoppé l’élan des Capitals en tirant dans un filet désert avec 2:31 à écouler au cadran.

Le Canadien sera de retour au Centre Bell samedi soir, pour un duel avec les Devils du New Jersey.

Canadien

Chiarot et Weber contre Ovi

BROSSARD — Ben Chiarot et Shea Weber devraient être réunis au sein de la même paire à forces égales pour une troisième fois cette saison. Après avoir réussi à contrer les unités de Patrice Bergeron et Anze Kopitar, ils auront comme mission de neutraliser Alex Ovechkin.

Le duo Chiarot-Weber, appuyé par le trio de Phillip Danault, a aidé le Canadien à vaincre les Bruins de Boston et les Kings de Los Angeles la semaine dernière au Centre Bell.

La tâche pourrait être plus difficile vendredi, quand la formation montréalaise rendra visite aux Capitals de Washington, puisque le Canadien n’aura pas le dernier changement. Tout porte à croire que l’entraîneur-chef Claude Julien réunira de nouveau les deux colosses.

«C’est simple, Ovechkin est gros et fort. Il est l’un de leurs meilleurs attaquants. Nous essayons de faire la même chose de notre côté pour le contrer, en réunissant nos gars qui sont gros et forts», a expliqué Julien.

Avant les matchs de jeudi, les Capitals représentaient la meilleure offensive du circuit avec

77 buts en 20 matchs. Leur avantage numérique avait une efficacité de 22,9 %.

Contrairement aux Bruins et aux Kings, chez qui l’attaque est générée principalement par la première unité, les Capitals ont de la profondeur en offensive. Jakub Vrana, Evgeny Kuznetsov, T.J. Oshie et Tom Wilson peuvent tous bien appuyer Ovechkin et Nicklas Backstrom.

Julien ne crois toutefois pas que de réunir Chiarot et Weber signifie qu’il met tous ses œufs dans le même panier.

«Quand nous l’avons fait, les autres paires n’en ont pas souffert», a-t-il noté.

Le défenseur des Capitals John Carlson connaît aussi un début de campagne fulgurant, avec 30 points (lire texte en page 43). Il se retrouve au cinquième rang des marqueurs du circuit, toutes positions confondues.

«Tout commence en zone offensive, pendant l’échec avant, a noté l’attaquant du Canadien Tomas Tatar en parlant des moyens pour contrer Carlson. Si nous pouvons le bousculer, il ne pourra pas appuyer l’attaque.»

Price ou Kinkaid samedi?

Carey Price aura la tâche de stopper les tirs des Capitals vendredi. Julien n’a pas voulu confirmer si Keith Kinkaid allait ensuite avoir l’occasion d’affronter son ancienne équipe, samedi, quand les Devils du New Jersey seront les visiteurs au Centre Bell.

Le Canadien en sera toutefois à sa quatrième situation de deux matchs en autant de soirs cette saison. Kinkaid a chaque fois disputé le deuxième match.

«Nous allons voir la charge de travail de Price, a insisté Julien. S’il fait face à seulement 10 lancers, ce qui serait étonnant, tout en considérant qu’il était en congé [mercredi], est-ce que nous allons le ramener [samedi]? Nous allons y penser.

«Ce n’est pas pour cacher quelque chose. La décision finale sera prise à un moment précis. J’ai une idée en tête présentement, mais ce n’est pas certain à 100 % que c’est ce qui va se produire.»

Price a disputé jusqu’ici 15 des 18 premiers matchs du Tricolore. Si la tendance se maintient, il jouerait 68 matchs cette saison. La direction de l’équipe souhaitait pourtant réduire sa charge de travail cette saison avec l’appui de Kinkaid, comme le mentionnait le directeur général Marc Bergevin mercredi.

«La saison est longue et il y a beaucoup de variables — le calendrier, les blessures. Nous suivons ça de semaine en semaine», a rappelé Price.

Par ailleurs, Julien n’avait pas encore discuté avec les médecins de l’équipe avant de rencontrer les journalistes jeudi midi. Il ne savait pas si Jesperi Kotkaniemi, qui a raté les six derniers matchs en raison d’une blessure à l’aine, avait reçu le feu vert pour effectuer un retour au jeu.

Julien a toutefois précisé que si Kotkaniemi peut jouer ce week-end, il participera à une seule des deux parties. Il souhaite ainsi jouer de prudence avec le Finlandais âgé de 19 ans, en raison de la nature de sa récente blessure.

Canadien

Guy Carbonneau: quand le plaisir mène au temple

MONTRÉAL — Pour Guy Carbonneau, le but du hockey a toujours été d’avoir du plaisir. Il n’a jamais rêvé d’être un jour intronisé au Temple de la renommée du hockey.

C’est toutefois ce qui l’attend lundi prochain, quand il sera immortalisé parmi les légendes de son sport, à Toronto.

«J’ai joué avec le Canadien, il y a plusieurs joueurs qui ont été intronisés et nous disons tous la même chose, a récemment raconté Carbonneau lors d’un entretien avec La Presse canadienne. Tout le monde a rêvé de jouer dans la Ligue nationale, de marquer des buts, de gagner la coupe Stanley. Mais personne n’a rêvé d’être intronisé au Temple de la renommée. C’est quelque chose d’assez spécial, mais personne ne sait comment réagir.»

Carbonneau était avec son épouse dans leurs écuries à prendre soin de leurs chevaux, le 25 juin dernier, quand il a reçu un appel. À l’autre bout, Lanny McDonald et John Davidson lui ont appris la grande nouvelle.

«À chaque année, j’avais un petit pincement au cœur la journée où les élus étaient annoncés, a admis Carbonneau. Mais je ne dis pas que vous arrêtez de vivre. Une fois la journée passée, vous arrêtez d’y penser.

«Il n’y a pas de façon de savoir si vous êtes proches ou loin d’être choisis. Ç’a été une belle surprise.»

Carbonneau sera intronisé en même temps que Sergei Zubov, Vlaclav Nedomansky, Hayley Wickenheiser, ainsi que Jim Rutherford et Jerry York comme bâtisseurs.

L’amour du hockey

Né le 18 mars 1960 à Sept-Îles, Carbonneau a vite développé une affinité pour le hockey.

«Les hivers étaient longs. Dans une ville comme Sept-Îles, vous êtes un peu isolés de beaucoup de choses, a raconté Carbonneau. J’ai toujours eu la chance de vivre dans des quartiers avec beaucoup de jeunes qui aimaient le sport. Nous étions chanceux parce qu’il y avait beaucoup de parents qui faisaient des glaces à l’extérieur. Les écoles avaient aussi des patinoires.

«L’été, c’était le baseball et d’autres sports, mais l’hiver, c’était le hockey. J’avais toujours plus de plaisir à jouer au hockey qu’aux autres sports.»

Carbonneau a vite attiré les regards des recruteurs. Son équipe a gagné un championnat provincial à sa première année au niveau midget et il attribue ce succès à son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec chez les Saguenéens de Chicoutimi en 1976.

«C’était gros parce que c’était la première fois que je partais de chez moi, a admis Carbonneau. Mais ce n’était pas si pire parce que ce n’était pas comme si j’étais parti à 15 ans pour l’Ouest canadien ou les États-Unis. C’était Chicoutimi, ce qui se faisait bien en auto. La transition s’est bien faite.

«Le fait d’être en groupe, d’être avec un paquet de gars qui voulaient juste jouer au hockey, c’est tout ce dont j’avais besoin.»

Carbonneau a ensuite été repêché par le Canadien en troisième ronde, 44e au total, en 1979, au terme d’une saison au cours de laquelle il a récolté 141 points en 72 parties avec les Saguenéens. Il a fait encore mieux la saison suivante avec 182 points en 72 rencontres.

La décision de Lemaire, l’influence de Gainey

Après deux saisons avec le club-école des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, Carbonneau a fait sa place chez le Canadien en 1982-83. Vers la fin de la saison suivante, l’entraîneur Bob Berry est remplacé par Jacques Lemaire.

Si le séjour de Lemaire à la barre du Canadien a été de courte durée, devenant adjoint au directeur général au terme de la saison 1984-85, il a tout de même pris une décision qui a défini le reste de la carrière de Carbonneau.

«Sa vision d’une équipe de hockey, c’était d’avoir un trio capable de bien jouer contre les meilleurs trios adverses, a noté Carbonneau. Nous avions un trio capable de bien jouer défensivement, deux trios offensifs et un trio capable de frapper et de se battre. C’était comme ça que l’on bâtissait une équipe à l’époque.»

Carbonneau est vite devenu le dauphin de Bob Gainey, le prototype parfait du joueur de centre défensif.

Gainey a remporté le trophée Selke lors des quatre premières saisons après sa création pour honorer l’attaquant défensif par excellence du circuit. Carbonneau l’a éventuellement remporté à trois reprises, en 1988, 1989 et 1992.

«Dans le hockey junior et dans la Ligue américaine, j’étais plus productif offensivement, mais j’ai toujours voulu être le joueur le plus complet possible, a mentionné Carbonneau.

«Le fait d’avoir commencé ma carrière avec le Canadien et de côtoyer un gars comme Bob Gainey, qui est la raison pour laquelle le trophée Selke a été créé, c’était naturel pour moi de suivre dans sa lignée. Si j’avais commencé ma carrière ailleurs, quelque part où il n’y avait pas de joueurs comme lui, est-ce que je serais devenu ce genre de joueurs là? Je ne le sais pas», a ajouté Carbonneau.

Les hauts et les bas de la LNH

Au cours de sa carrière de 18 saisons dans la LNH, Carbonneau a accumulé 260 buts et 403 aides en 1318 matchs. Il a aidé le Canadien à remporter la coupe Stanley en 1986 et en 1993, la deuxième fois en tant que capitaine. Il a aussi remporté les grands honneurs en 1999, avec les Stars de Dallas.

«Pour un kid du Québec, c’était extraordinaire d’être repêché par le Canadien dans ce temps-là aussi, a dit Carbonneau. Mais le but ultime, c’est de gagner la coupe Stanley. Les trois coupes Stanley ont des places importantes dans le cheminement de ma carrière. Surtout la première.

«Dans les secondes et les minutes quand le match est terminé, les souvenirs reviennent. Vous pensez à quand vous étiez jeunes et que vous rêviez de gagner la coupe Stanley. Nous surmontons tous des obstacles, des blessures. Il y a ceux qui n’ont pas cru en vous. Tout ça vous revient et vous vous dites : “Enfin! Tout le travail a fini par payer”.»

Il a reconnu que son départ du Canadien, quand il a été échangé aux Blues de St. Louis en retour de Jim Montgomery le 19 août 1994, avait été difficile. Cette transaction a eu lieu quelques mois après qu’il eut servi un doigt d’honneur à un photographe d’un quotidien montréalais sur un terrain de golf.

Carbonneau a toutefois noté qu’avec le recul, il réalise que cela lui a permis de vivre de belles expériences, comme son triomphe en finale de la Coupe Stanley avec les Stars.

Les dernières saisons ont toutefois été plus éprouvantes.

«Lors des quatre, cinq, six dernières années, je n’étais pas toujours au sommet de ma forme, a reconnu Carbonneau. C’est certain que vous commencez parfois à douter. Est-ce que je suis trop vieux? Est-ce que je suis encore assez bon?»

Carbonneau a finalement accroché ses patins à l’âge de 40 ans, après une défaite en finale face aux Devils du New Jersey en juin 2000.

Canadien

Le Canadien combatif, mais inconstant

Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, se dit particulièrement encouragé par la combativité de son équipe.

Lors d’un bilan à l’approche du quart de la campagne, Bergevin a dit être généralement satisfait par les performances de sa troupe, qui occupait le deuxième rang de la section Atlantique avec un dossier de 10-5-3, avant les matchs de mercredi.

«En ce moment, je crois que nous sommes la troisième équipe dans la LNH pour les buts marqués en troisième période. Ça démontre que nous sommes une équipe dans une bonne condition physique. Nous avons aussi une mentalité que nous pouvons toujours revenir dans le match, même si nous sommes en retard», a noté Bergevin.

Bergevin a néanmoins rappelé que la parité à travers la LNH signifie que rien n’est assuré à long terme, malgré ce bon départ.

Le Canadien est bien placé pour le savoir, alors que seulement quelques séquences plus difficiles la saison dernière l’ont relégué hors du portrait des séries malgré une récolte de 96 points.

«C’est la leçon que nous retenons de la dernière saison, a rappelé l’attaquant Tomas Tatar. Chaque point, chaque match est important dans cette ligue.»

Pour ce qui est des choses à améliorer, Bergevin a mentionné qu’il fallait éviter les performances en dents de scie.

«Nous allons devoir devenir encore plus constants de match en match, de période en période, de présence en présence, a-t-il dit. Je peux donner l’exemple du match à Philadelphie [perdu 3-2 en prolongation le 7 novembre]. Nous avions bien joué pendant les 10 premières minutes pour ensuite connaître des problèmes lors des 30 minutes suivantes. Nous avons finalement connu une bonne troisième période. Nous devons éviter les hauts et les bas dans un match.»

Questionné sur le rendement du gardien réserviste Keith Kinkaid, Bergevin a aussi admis qu’il espérait le voir élever son niveau de jeu.

Kinkaid a été acquis sur le marché des joueurs autonomes au cours de l’été dans l’espoir de pouvoir alléger la charge de travail de Carey Price.

«Carey est parti pour jouer 66 ou 67 matchs. Ce n’est pas le nombre idéal. Nous allons travailler là-dessus pour réduire son nombre de départs», a reconnu Bergevin.

Kotkaniemi de retour ce week-end?

Après la victoire face aux Blue Jackets de Columbus, le Canadien a cédé l’attaquant Ryan Poehling au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine. La table est donc mise pour que Jesperi Kotkaniemi réintègre la formation du Tricolore après avoir soigné une blessure à l’aine.

Kotkaniemi n’a pas encore reçu le feu vert des médecins, mais il a espoir d’effectuer un retour au jeu vendredi, face aux Capitals de Washington, ou samedi, contre les Devils du New Jersey.

«J’ai eu une petite pause. J’en ai profité pour me reposer, a mentionné le Finlandais âgé de 19 ans. Je me sens bien. Je devrai être prêt à revenir.»

Kotkaniemi a raté les six derniers matchs du Canadien. Avant de se retrouver sur la touche, il avait été limité à deux buts et une aide en 12 rencontres.

«Il a connu un début de saison un peu plus difficile que ce à quoi tout le monde s’attendait probablement, a admis Bergevin. Il ne s’est pas blessé pendant le camp, mais c’est plus une faiblesse au niveau de son corps. Il avait de la difficulté à pousser. Ça explique probablement ses hauts et ses bas en ce début de saison. Nous restons plus prudents avec lui et nous croyons qu’à son retour, qui devrait être bientôt, il pourra atteindre le niveau que nous nous attendons de lui.»

Bergevin a ajouté que l’équipe n’avait pas l’intention de le céder au Rocket, du moins pour l’instant.

Canadien

Blue Jackets 2/Canadien 3: Drouin joue les héros en fusillade

Les Blue Jackets de Columbus ont donné du fil à retordre au Canadien pendant toute la soirée, mais la formation montréalaise a réussi à faire le nécessaire pour les renverser et s’imposer 3-2 en fusillade, mardi, au Centre Bell.

Tomas Tatar a créé l’égalité avec 40,3 secondes à faire en troisième période, puis Jonathan Drouin a joué les héros en fusillade en glissant du revers la rondelle entre les jambières du gardien Elvis Merzlikins.

Carey Price a ensuite fermé la porte devant Gustav Nyquist et Oliver Bjorkstrand.

Avant les éclats du Tricolore tard en troisième période, les spectateurs n’avaient pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.

«Les Blue Jackets patinaient bien ce soir, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Ils ne nous ont pas donné beaucoup d’espace. Je sais que c’est le plan de match de beaucoup d’équipes qui nous affrontent - de ne pas nous donner d’espace parce que nous patinons bien.

«Ce genre de match-là est difficile à gagner. Il fallait trouver un moyen de gagner. En troisième période, il fallait gagner plus de bagarres, être plus souvent le premier sur la rondelle et créer des chances de marquer. Ça s’est produit en troisième période, mais c’était un match serré qui aurait pu aller d’un côté comme de l’autre.»

Brendan Gallagher a également marqué en troisième période pour le Canadien (10-5-3). Carey Price a repoussé 33 tirs lors des 65 minutes de jeu.

Eric Robinson, avec son premier dans la LNH, et Zach Werenski ont donné la réplique des Blue Jackets (6-8-4). Elvis Merzlikins a effectué 30 arrêts avant la fusillade. Il est toujours en quête d’une première victoire après quatre départs dans la LNH (0-1-3).

Les Blue Jackets ont obtenu l’avantage en début de rencontre, gracieuseté de Shea Weber qui s’est retrouvé au cachot deux fois dans les huit premières minutes de jeu. Weber était en uniforme même s’il était ennuyé par un virus.

Les visiteurs ont finalement ouvert la marque à forces égales, avec 3:40 à faire au premier vingt. Price a accordé un retour sur un lancer de Werenski, puis Emil Bemstrom a remis devant à Robinson, qui a tiré entre les jambes du gardien local.

Après une deuxième période somnifère, le Canadien a enfin retrouvé un peu son synchronisme.

Max Domi a frappé une rondelle au vol dans le filet tôt dans l’engagement, mais il savait très bien qu’il l’avait touchée plus haut que la hauteur permise.

Gallagher a finalement créé l’égalité à 3:27, surprenant Merzlikins entre les jambières en entrée de zone. Le gardien letton n’a pas très bien paru sur la séquence.

Price s’est signalé avec 6:21 à faire en temps réglementaire, frustrant Alexander Wennberg avec la jambière gauche. Il a rejoué le coup au Suédois un peu moins de trois minutes plus tard, lors d’une attaque à trois contre deux des visiteurs.

Werenski a placé les Blue Jackets en avance avec 1:51 à faire, surprenant Price d’un angle difficile. Riley Nash était posté devant le gardien, nuisant à son travail.

Superbe passe

Nick Suzuki y est allé toutefois d’une superbe passe transversale à Tatar un peu plus d’une minute plus tard, alors que Price avait été remplacé par un attaquant supplémentaire. Tatar a ainsi pu créer à nouveau l’impasse avec un tir sur réception dans un filet ouvert avec 40,3 secondes à écouler au troisième tiers.

En prolongation, Price a sorti la mitaine devant Seth Jones pendant que Victor Mete était au banc des punitions. Drouin et lui se sont occupés du reste en tirs de barrage.

Après la rencontre, le Tricolore a annoncé que l’attaquant Ryan Poehling avait été cédé à son club-école dans la Ligue américaine de hockey, le Rocket de Laval.

Le Canadien disputera son prochain match vendredi, quand il rendra visite aux Capitals de Washington. Il sera de retour au Centre Bell samedi, quand les Devils du New Jersey seront les visiteurs.

Échos de vestiaire

Jonathan Drouin a dû s’ajuster en attaquant Elvis Merzlikins en fusillade:

«Je suis allé à droite et j’ai presque touché la bande comme d’habitude. Je ne l’avais jamais affronté et je regardais pour tenter un tir bas du côté du bouclier. (...) Il avait le bouclier presque contre la glace et j’ai donc fait une petite feinte.»

Nick Suzuki avait travaillé sur un jeu de passes avec Phillip Danault en situation d’avantage numérique. Ils ont exécuté ce jeu sur le but égalisateur:

«Phil fait du bon travail en recevant la rondelle au centre pour me la renvoyer. Ç’a ouvert la ligne de passes, puis Tatar a réussi un bon tir pour trouver l’ouverture.»

Tomas Tatar a donné crédit aux Blue Jackets pour les ennuis du Canadien:

«Je crois qu’ils ont joué un excellent match, qu’ils ont réussi à jouer dur contre nous. Nous sommes très heureux d’avoir gagné, particulièrement de cette façon.»

Canadien

Domi: Cherry «sera toujours une figure marquante»

Le coloré commentateur sportif Don Cherry ne laissait personne indifférent et cela inclut la génération actuelle de hockeyeurs professionnels.

Au lendemain de son congédiement par le réseau Sportsnet, le centre Max Domi du Canadien de Montréal semblait encore sous le choc, tandis que son coéquipier Nick Cousins a admis avoir été surpris lorsqu’il a appris la nouvelle.

«J’adore Don, depuis toujours et à jamais, a dit Domi. Il est une raison importante pourquoi plusieurs d’entre nous jouons au hockey.»

Domi et Cousins ont grandi dans la région de Toronto, mais avaient des relations différentes avec Cherry. Cousins a noté qu’il était plus fasciné par les vestons colorés et extravagants de Cherry dans sa jeunesse lorsqu’il regardait le segment Coach’s Corner les samedis soir pendant le reportage de Hockey Night in Canada. Domi avait toutefois une relation plus intime avec Cherry.

«Je le connais personnellement et il est une très bonne personne, a raconté Domi, dont le père Tie a joué pendant longtemps pour les Maple Leafs de Toronto. Son petit-fils était l’un de mes meilleurs amis quand j’étais jeune et je passais donc beaucoup de temps chez la fille de Don, Cindy.

«C’est malheureux de voir comment tout ça s’est produit. À 85 ans, il a connu toute une carrière. Il sera toujours l’une des figures marquantes de ce sport.»

Cousins n’a jamais croisé Cherry dans son parcours dans le hockey mineur et junior. Même s’il était surpris d’apprendre la nouvelle, il a rappelé que Cherry n’en était pas à sa première controverse.

Sujets sensibles

«Par le passé, on dirait que même s’il disait quelque chose de controversé, on tournait la page et il était de retour en ondes le week-end suivant, a mentionné Cousins. Il a finalement dépassé les bornes suffisamment de fois pour en subir les conséquences.

«Ce sera certainement différent de regarder Hockey Night in Canada sans sa présence.»

Au fil des ans, il est arrivé à Cherry d’émettre des propos sur les joueurs européens, les francophones et sur la politique — entre autres sujets — qui l’ont souvent placé dans l’embarras.

Il appuyait toutefois certaines initiatives pour améliorer la sécurité des joueurs sur la patinoire. Il rappelait souvent de ne pas frapper un joueur par-derrière contre la bande ou encourageait les joueurs à porter des pièces protectrices autour de leur cou et sur leurs patins.

«J’étais aussi de son côté quand il encourageait les parents à faire pratiquer plus d’un sport à leurs enfants, a ajouté Cousins. Je pense aussi que c’est important. Quand j’étais jeune, je jouais au soccer, au hockey-balle et au golf. Il y a plein de choses que vous pouvez apprendre dans ces sports et qui vont faire de vous un meilleur hockeyeur.

«Il y a toutefois beaucoup de sujets sur lesquels il dépassait les bornes.»

Comme Cherry, Claude Julien a dirigé les Bruins de Boston. L’entraîneur-chef du Canadien était toutefois déjà âgé de 20 ans quand Cherry a fait la transition vers un rôle à la télévision en 1980.

Julien a raconté avoir croisé Cherry une fois lors du match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey, mais a tenu à vite se distancer des propos xénophobes qui ont mené au congédiement de Cherry.

«Je suis un gars qui appuie nos vétérans et les gens qui sont allés à la guerre pour nous. Je suis aussi une personne qui dit que le hockey est pour tous. Nous incluons des gens dans notre milieu et je pense que c’est la meilleure façon d’agir dans le monde d’aujourd’hui», a conclu Julien.

Canadien

Les efforts de Jonathan Drouin récompensés

Jonathan Drouin voulait être plus engagé dans toutes les phases du jeu cette saison. Voilà que ses efforts ont mené à une belle récompense, alors qu’il se retrouve au sein du premier trio du Canadien.

L’attaquant québécois jouait aux côtés de Phillip Danault et Brendan Gallagher samedi dernier quand la formation montréalaise a vaincu les Kings de Los Angeles 3-2. Jusqu’à récemment, il aurait été difficile d’imaginer Drouin se retrouver au sein d’un trio ayant la responsabilité de neutraliser les meilleurs éléments adverses.

«Il s’est beaucoup amélioré dans ce département-là, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous le voyons revenir. Par le passé, il prenait parfois son temps à revenir dans notre territoire.

«Il fait du bon travail en général. Il est probablement plus souvent dans la bonne position que non.»

Il a déjà été maintes fois mentionné que Drouin souhaitait être plus impliqué dans le jeu cette saison, qu’il voulait jouer avec une intensité plus constante afin d’éviter une traversée du désert comme celle qu’il a connue dans le dernier droit l’hiver dernier. Quant à savoir si c’est ce qui explique qu’il se retrouve avec ces nouvelles responsabilités, il n’était pas certain de pouvoir l’affirmer avec pleine conviction.

«Je ne sais pas si c’est la raison, mais j’aime mon début de saison, a admis Drouin. Je pense que les entraîneurs l’aiment aussi.

«Que ce soit en zone neutre ou peu importe, tout le long du match, c’est important d’être sur la rondelle ou autour de la rondelle, a-t-il ajouté. À ce moment-là, je vais avoir la rondelle plus souvent sur la lame de mon bâton. Je vais avoir plus de chances de créer des jeux. À date, ça va bien, mais il faut que ça continue. Ça allait bien l’an dernier au même moment de la saison. Je dois continuer à progresser.»

Drouin, Danault et Gallagher ont eu l’avantage sur le trio d’Anze Kopitar, samedi, appuyés par Ben Chiarot et Shea Weber en défensive. Drouin a ajouté deux aides, sur des buts de Weber en avantage numérique.

«Je ne veux pas changer ma façon de jouer, qui m’a permis d’avoir du succès depuis le début de la saison, a dit Drouin. Phil a ce talent-là de jouer contre les meilleurs centres de l’autre côté. C’est un défi. Mais c’est amusant pour moi d’aller à l’aréna quand je vais jouer contre un gros trio.»

De son côté, Danault a noté certaines différences dans le jeu de Drouin par rapport aux dernières saisons.

«Il bataille plus. Nous voyons que ça lui tente, il est là, il va au filet. Il fait les bons jeux, de bonnes passes. C’est le Jonathan que l’on connaît», a dit Danault, avec son franc-parler habituel.

Kotkaniemi toujours sur la touche

Jesperi Kotkaniemi a de nouveau patiné avec ses coéquipiers lundi matin, mais Julien a confirmé qu’il n’affronterait pas les Blue Jackets de Columbus.

Kotkaniemi a raté les cinq derniers matchs en raison d’une blessure à l’aine. Il a repris l’entraînement avec ses coéquipiers mardi dernier.

Julien prône toutefois la patience et la prudence dans son cas.

«Il se rétablit bien, mais c’est une blessure où il faut le ramener à un niveau où nous serons confiants que ça ne se reproduise pas, a expliqué Julien. Nous l’évaluons chaque jour au niveau de l’endurance, de la charge de travail qu’il peut prendre.»

Par ailleurs, Weber a raté l’entraînement du Tricolore, ennuyé par un virus. Julien a toutefois indiqué qu’il serait très surpris qu’il rate le duel face aux Blue Jackets.

Canadien

CH: surtout, éviter les longues séries de revers

MONTRÉAL — On dit des bonnes équipes qu’elles évitent les séquences de défaites. Le Canadien essaie de prouver sa valeur dans cette catégorie cette saison.

L’entraîneur-chef Claude Julien avait noté que la formation montréalaise avait été ordinaire à ses trois sorties précédentes. Sans être particulièrement dominant samedi, le Tricolore a retrouvé un certain aplomb pour venir à bout des Kings de Los Angeles par le score de 3-2.

La proie n’était pas particulièrement coriace. L’hiver — et les quelques prochains — risque d’être particulièrement long chez les Kings. Le Canadien a aussi manqué d’instinct du tueur, laissant les Kings rendre les choses intéressantes en troisième période.

Il a néanmoins trouvé un moyen de redresser la barre après une contre-performance face aux Flyers de Philadelphie, jeudi, dans un revers en prolongation de 3-2.

«Vous ne pouvez pas perdre plusieurs matchs de suite. Deux, c’est déjà trop, a affirmé l’attaquant Jonathan Drouin après le match face aux Kings. Nous avons commencé à comprendre qu’il faut rebondir après chaque défaite, sinon, nous allons reculer au classement.»

Dossier de 6-2-0

Le Canadien présente un dossier de 6-2-0 après une défaite cette saison. Il a connu seulement deux séquences de deux revers.

«L’hiver dernier, nous nous sommes retrouvés dans une situation où il n’y avait plus d’espace de manœuvre, a rappelé Drouin. En novembre comme en avril, les matchs valent deux points. Tant mieux si nous pouvons nous placer dans une position plus confortable.»

Pour relancer sa troupe, Julien avait remanié ses trios. Drouin s’est retrouvé à la gauche de Phillip Danault et Brendan Gallagher, Paul Byron a été placé à la gauche de Max Domi et Joel Armia, Nick Suzuki était au centre de Tomas Tatar et Artturi Lehkonen, tandis que Nate Thompson évoluait avec Ryan Poehling et Nick Cousins.

À cinq contre cinq

Deux des trois buts face aux Kings ont été marqués en avantage numérique, gracieuseté de Shea Weber. Le Canadien s’est quand même bien tiré d’affaire à cinq contre cinq.

«Nous n’étions pas très bons depuis un certain temps, a reconnu Weber. Que ce soit en changeant les trios ou en faisant autre chose. Il faut se regarder dans le miroir, admettre qu’il faut être meilleur.

«Nous avons connu un bon départ (face aux Kings). Un bon départ signifie que vous allez jouer avec l’avance. Même si le vent aurait pu tourner, vous vous placez en meilleure position pour avoir du succès quand vous connaissez un bon début de match.»

Le Canadien devra tirer parti d’un calendrier favorable d’ici la fin du mois de novembre. Six de ses neuf matchs à l’horaire seront contre des équipes qui se retrouvaient hors du portrait des séries avant les matchs de dimanche.

C’est à cette période-ci de la saison que le Canadien avait connu un premier déraillement l’hiver dernier, encaissant cinq défaites consécutives entre le 19 et le 27 novembre.

Canadien

Weber mène le Canadien à une victoire de 3-2 contre les Kings

MONTRÉAL — Les Kings de Los Angeles ont fait la grave erreur de laisser de l'espace à Shea Weber pour décocher de puissants tirs en avantage numérique et le capitaine du Canadien leur a fait payer, marquant deux fois pour propulser la formation montréalaise vers une victoire de 3-2, samedi.

Weber est devenu le 12e défenseur de l'histoire de la LNH à atteindre le plateau des 100 buts en avantage numérique. Il a ensuite devancé Mathieu Schneider au 11e rang en en ajoutant un 101e.

Il a obtenu quelques occasions de réussir un deuxième tour du chapeau en carrière, en vain.

«Je pense que surtout en première période, et pas juste en raison des buts, nous étions alertes dans l'exécution et le choix des jeux», a dit l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet du travail en avantage numérique.

Nate Thompson, avec son premier cette saison, a aussi touché la cible pour le Canadien (9-5-3), qui a été 2-en-6 en avantage numérique. Jonathan Drouin a amassé deux aides et Carey Price a repoussé 31 lancers.

Blake Lizotte a récolté un but et une aide, tandis qu'Anze Kopitar a aussi fait bouger les cordages pour les Kings (5-11-1). Jonathan Quick a effectué 34 arrêts.

Julien avait décidé de passer ses trios dans le mélangeur après la contre-performance à Philadelphie jeudi, dans un revers de 3-2 en prolongation.

Il avait aussi réuni pour une deuxième fois cette semaine Weber et Ben Chiarot. Ils ont réussi à neutraliser le trio de Kopitar à cinq contre cinq.

«Je dirais que c'est un de nos meilleurs dans les quatre derniers matchs, a dit Julien. Même si c'est 3-2, nous n'avons pas donné beaucoup d'occasions de marquer.»

Weber a lancé le bal à mi-chemin du premier vingt, grâce à un lancer frappé au moment où la rondelle touchait à la glace, après que le défenseur des Kings Matt Roy eu bloqué sa première tentative.

Artturi Lehkonen a ensuite mis la table pour Thompson, qui creusait l'écart seulement 15 secondes plus tard.

Weber est revenu à la charge avec 2:12 à faire au premier engagement, surprenant Quick du côté du bouclier sur un lancer sur réception.

Les Kings ont profité d'un avantage numérique pour s'inscrire au pointage à 2:41 du deuxième vingt. Kopitar a déjoué Price à l'aide d'un tir sur réception du haut de l'enclave.

Lizotte a réduit l'écart à un seul but avec 7:16 à faire, quand il a touché le disque au vol après qu'un tir d'Austin Wagner eut dévié sur le défenseur Cale Fleury.

Quick a réussi l'arrêt du match quelques instants plus tard aux dépens de Tomas Tatar en étirant la jambière droite. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour permettre aux Kings de réussir la remontée.

Brett Kulak était de retour dans la formation du Canadien après avoir été laissé de côté lors des six dernières parties. Il a remplacé Mike Reilly à la ligne bleue, à la gauche de Fleury.

Le Canadien jouera son prochain match mardi, quand les Blue Jackets de Columbus seront les visiteurs au Centre Bell.

Échos de vestiaire

Shea Weber ne se rappelait pas avoir déjà marqué un but semblable à son premier de la soirée:

«C'était un peu étrange. J'ai attendu que la rondelle revienne à la hauteur de la glace. J'ai été chanceux d'avoir le bon synchronisme.»

Jonathan Drouin a noté qu'il était rare que Weber profite autant d'espace en avantage numérique:

«Ce n'est pas tous les soirs que nous pouvons lui permettre d'essayer un tir sur réception. Il faut en profiter quand la ligne de passe est ouverture. Ce soir, ç'a porté fruit.»

Tomas Tatar préfère avoir Weber dans son camp, plutôt que de l'affronter:

«Vous ne voulez pas vous retrouver devant son tir. Il est tellement puissant. Même quand il n'y a pas d'écran devant le gardien, il est capable de marquer. Il possède l'un des tirs les plus puissants du circuit, sinon le plus puissant. C'est un bon outil à avoir en avantage numérique.»

Carey Price a rendu hommage à rival Jonathan Quick, qui a gardé les Kings dans le match avec quelques beaux arrêts:

«Quand une équipe accuse un retard au pointage, elle va appliquer de la pression. Je crois que leur gardien a aussi connu un bon match. Nous avons obtenu des occasions de confirmer la victoire, mais Quick a vraiment bien joué.»

Canadien

Flyers 3/ Canadiens 2: Couturier tranche en prolongation

PHILADELPHIE — Le Canadien de Montréal a réussi à aller chercher un point à l’étranger, mais sa performance est loin d’avoir fait des heureux dans le vestiaire de l’équipe.

Sean Couturier a touché la cible en prolongation pour gâcher une belle performance de Carey Price et les Flyers de Philadelphie sont venus à bout du Canadien 3-2, jeudi soir, au Wells Fargo Center.

Spectaculaire jusque là, notamment lors de six désavantages numériques, Price a cédé sur le tir voilé de Couturier alors que la rondelle est passée entre son corps et son bras gauche. Le gardien du Tricolore s’en voulait sur la séquence et il a retraité au vestiaire en fracassant son bâton.

«Carey nous a gardés dans le match et il a été très bon. Quand tu fais face à six désavantages numériques, contre une équipe qui est bonne avec un joueur en plus, et que tu réussis à les écouler parce que ton gardien effectue de gros arrêts, c’est grâce à lui que nous avons obtenu un point. Peu importe le but alloué en prolongation», a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien.

Price a conclu la rencontre avec 40 arrêts, dont un lors d’un tir de pénalité au troisième engagement. Les défenseurs Shea Weber et Ben Chiarot ont enfilé l’aiguille pour le Canadien (8-5-3), qui revenait d’une victoire émotive contre les Bruins de Boston.

Philippe Myers et James van Riemsdyk ont aidé les Flyers (8-5-2) à se donner une avance de 2-0, mais la formation de Philadelphie a laissé ses adversaires remonter la pente malgré sa domination. Carter Hart a repoussé 22 tirs.

Sur le but victorieux de Couturier, Travis Konecny a traversé la ligne bleue des visiteurs et il a refilé la rondelle à son coéquipier. L’imposant joueur de centre des Flyers s’est servi du défenseur Victor Mete comme écran pour procurer une deuxième victoire de suite à son équipe.

«Il a réussi à la faufiler au bon endroit, a déclaré Price à propos du but de Couturier. Nous avons récolté un point, mais nous avons perdu en prolongation alors ce n’est pas très plaisant. C’est difficile d’avoir du momentum en désavantage numérique, mais nous avons fait du bon travail dans cette situation.»

Réveil des Flyers

Le Canadien semblait bien en jambes en début de première période, mais les Flyers se sont réveillés et ils ont pris d’assaut la zone adverse. Leur pression a porté ses fruits à 13:51, quand Myers a soutiré la rondelle à Ryan Poehling avant de décocher un tir des poignets qui a trompé la vigilance de Price.

Le gardien du Tricolore a eu beau se dresser devant la majorité des attaques de l’équipe locale, l’indiscipline des Montréalais a mis un frein à leur rythme. Après que Tomas Tatar eut écopé une autre mauvaise pénalité, en fin de première période, les Flyers ont doublé leur avance dès sa sortie, au deuxième vingt. Van Riemsdyk a profité de la confusion défensive pour loger la rondelle par-dessus l’épaule de Price.

Rien ne semblait aller pour la troupe de Claude Julien, sauf son gardien, mais Chiarot a procuré une étincelle en nivelant le pointage. Phillip Danault a transporté le disque dans la zone des Flyers et il l’a remis à Nick Cousins. Cousins a décoché un tir que Hart a stoppé, mais le retour a atterri sur la lame du bâton de Chiarot, qui a fait mouche.

Contre toutes attentes, le Canadien a forcé une période de prolongation grâce à son capitaine. Jonathan Drouin a repéré Weber qui se dirigeait vers la droite et il a décoché un tir à contre-courant qui a surpris Hart. Le gardien des Flyers a perdu la rondelle de vue pendant un instant quand Max Domi est passé devant lui.

La troupe de Philadelphie a eu l’occasion de reprendre les devants au troisième vingt, quand Weber a accroché Carsen Twarynski pendant qu’il s’amenait en échappée. L’attaquant des Flyers a eu droit à un tir de pénalité, mais Price a sorti l’épaule droite pour laisser le pointage intact à 2-2.

«Carey a été très bon et notre unité de désavantage numérique aussi. En espérant que nous puissions bâtir là-dessus, a mentionné Weber. Nous avons bataillé fort pour trouver une façon d’amasser un point et c’est important, mais nous devrons être bien meilleurs au prochain match.»

Le Bleu-blanc-rouge reviendra samedi soir au Centre Bell, où il accueillera les Kings de Los Angeles.

Canadien

Canadien: garder la touche en avantage numérique

Claude Julien ne veut pas que l’avantage numérique devienne un fardeau pour son équipe, et il espère avoir pris les moyens pour éviter que ça se produise.

Déjà que le Canadien n’a pas encore tout à fait réglé ses ennuis en infériorité numérique, il ne faudrait pas que l’avantage numérique ralentisse trop la cadence.

Le Tricolore a été incapable de profiter de ses 12 dernières occasions avec un homme en plus. En l’espace de quatre rencontres, son efficacité est passée de 26,3 % à 20 %, du cinquième rang du circuit au 15e.

«Notre avantage numérique glisse depuis un petit bout de temps et il faut se replacer, a insisté l’entraîneur-chef du Canadien, mercredi. Il faut améliorer cet aspect-là de notre jeu.»

Lundi, avant d’affronter les Bruins de Boston, Julien avait réuni les membres de son premier trio sur la même vague. Phillip Danault, Brendan Gallagher et Tomas Tatar complétaient une unité avec Jonathan Drouin et Shea Weber.

Mercredi, il avait muté Drouin au sein de l’autre vague, retrouvant ainsi ses compagnons de trio Max Domi et Joel Armia.

Questionné sur l’avantage d’avoir les joueurs d’un trio au sein de la même unité, Julien avait mentionné plus tôt cette semaine qu’il était peut-être plus facile de gérer l’énergie des joueurs et leur utilisation après la pénalité. Gallagher était du même avis mercredi.

«Si vous regardez le match à Dallas [0-en-5 pour le Canadien], il y a eu beaucoup de punitions des deux côtés, puisque Phil jouait sur le désavantage numérique, tandis que nous [Tatar et Gallagher] étions sur l’avantage numérique. Il y a eu une longue séquence où nous avons joué les trois ensemble, peut-être seulement deux ou trois fois, a noté Gallagher. En jouant ensemble en avantage numérique, nous devrions obtenir quelques présences de plus ensemble à forces égales.»

Julien a passé quelques minutes supplémentaires près du tableau en compagnie de Domi au terme de l’entraînement mercredi.

«C’était pour lui expliquer les options qui peuvent s’offrir à lui en avantage numérique, a indiqué Julien. Souvent, quand je parle aux joueurs, je compare en expliquant ce que le désavantage numérique va faire pour créer des problèmes.

«Je lui donnais donc des conseils sur différentes choses qui peuvent donner de la difficulté au désavantage numérique. Ce sont des petits détails qui, j’espère, pourront l’aider», a-t-il ajouté.

Éviter le banc des punitions

En ce qui concerne les problèmes du Canadien en infériorité numérique, la solution la plus simple demeure d’éviter de commettre des infractions.

À ce niveau, Gallagher et Domi sont irréprochables depuis le début de la saison. Ils sont deux des 46 joueurs à travers la LNH à avoir disputé au moins neuf rencontres cette saison et à toujours avoir un zéro dans la colonne des minutes de punition. Leur coéquipier Nick Cousins fait aussi partie du groupe.

Canadien

Bruins 4/Canadien 5: Chiarot tranche en troisième période

Le Canadien de Montréal a réussi à limiter les dégâts contre le trio de l’heure dans la LNH, mais il a quand même eu besoin de l’aide de son équipe vidéo pour vaincre les Bruins de Boston 5-4, mardi, au Centre Bell.

Ben Chiarot a marqué son deuxième but de la saison environ quatre minutes après qu’un but eut été refusé aux Bruins puisqu’il y avait eu hors-jeu sur la séquence.

«Nos gars de vidéo ont immobilisé la séquence au moment où la rondelle touchait encore la ligne bleue et les patins avaient traversé, a raconté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Le vent était dans les voiles des Bruins à ce moment-là. C’est certain que si nous n’avions pas gagné la contestation, le but aurait été bon et ils auraient eu un avantage numérique. Ça aurait pu aller en leur faveur. Heureusement, c’est allé de notre côté.»

Du côté des visiteurs, l’entraîneur Bruce Caddidy n’était pas heureux de la décision des juges de ligne.

«Ils ont regardé la séquence pendant trois minutes. Soit il y a hors-jeu, soit il n’y en a pas, a dit Cassidy. Là, ça donne l’impression qu’ils cherchaient quelque chose, qu’ils essayaient de voir le hors-jeu. Rendu là, je savais que la décision n’irait pas en notre faveur. C’est ça qui s’est produit.»

Les Bruins (11-2-2) ont ainsi encaissé seulement un deuxième revers en temps réglementaire cette saison. Ils avaient aussi gagné leurs cinq derniers matchs face au Tricolore au Centre Bell, une séquence qui remontait à novembre 2016.

Le trio de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak a été limité à un seul but, marqué en avantage numérique. Pastrnak et Marchand dominaient la colonne des marqueurs du circuit avant les rencontres de mardi.

«C’est probablement le meilleur trio du circuit, a mentionné Julien au sujet de la première unité des Bruins. Ils ont tellement de chimie, ils se trouvent partout sur la patinoire. C’était tout un défi pour nos joueurs ce soir contre ce trio-là et ils ont bien répondu.»

Grosse soirée pour Mete

Victor Mete a connu une soirée de deux buts, un peu moins de trois semaines après avoir inscrit un premier but dans la LNH à son 127e match. Tomas Tatar a amassé un but et une aide, tandis que Paul Byron a inscrit son premier but de la saison pour le Canadien (8-5-2), qui a offert une victoire à l’entraîneur Claude Julien pour son 1200e match comme entraîneur dans la LNH.

Cette victoire a aussi permis à Julien de devancer Darryl Sutter au 14e rang de l’histoire du circuit avec 635 victoires.

Carey Price a stoppé 21 lancers devant le filet de la formation locale. À l’autre bout de la patinoire, Tuukka Rask a effectué 26 arrêts.

Connor Clifton, Anders Bjork et Sean Kuraly ont marqué les autres buts des Bruins.

Les deux équipes ont commencé le match sur les chapeaux de roue et Mete a vite donné l’avantage au Tricolore, profitant d’une rondelle libre dans l’enclave pour marquer à 1:13.

Les Bruins ont nivelé le pointage à 14:55, seulement six secondes après le début d’un avantage numérique. Pastrnak a fait mouche sur un puissant lancer sur réception.

Tatar a toutefois relancé le Canadien 1:50 plus tard, après une réception de passe spectaculaire en zone neutre, puis Byron a marqué son premier but de la saison avec 2:46 à faire à l’engagement.

Les Bruins avaient accordé seulement huit buts en première période à leurs 14 premiers matchs de la saison.

Deuxième plus mollo

L’intensité a baissé d’un cran en deuxième période. Les Bruins ont toutefois fait preuve d’opportunisme, créant l’égalité sur leur premier lancer de l’engagement. Clifton a profité de beaucoup de temps et d’espace pour s’avancer et déjouer Price d’un tir haut du côté rapproché.

Bjork est revenu à la charge pour les Bruins avec 1:47 à faire au deuxième tiers, quand il a profité d’une rondelle libre devant le filet pour surprendre Price.

Mete a toutefois permis au Tricolore de retraiter au vestiaire avec l’avance, marquant son deuxième de la soirée avec 65 secondes à faire.

Canadien

Le Canadien rappelle Poehling et place Kotkaniemi sur la liste des blessés

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a annoncé le rappel de l’attaquant Ryan Poehling du Rocket de Laval, dans la Ligue américaine, dimanche et placé le nom du centre Jesperi Kotkaniemi sur la liste des blessés.

Âgé de 20 ans, Poehling présente une fiche de trois buts et cinq points en 13 rencontres avec le Rocket. Le joueur originaire de Lakeville, au Minnesota, avait réalisé un tour du chapeau en plus du but vainqueur en tirs de barrage lors de ses débuts dans la LNH en avril dernier contre les Maple Leafs de Toronto.

Poehling avait été cédé à Laval vers la fin du camp d’entraînement après avoir subi une commotion cérébrale lors du match préparatoire du 20 septembre contre les Panthers de la Floride, à Bathurst.

Il se joindra au Canadien pour l’entraînement de lundi, prévu à 11 au Complexe sportif Bell.

Kotkaniemi, âgé de 19 ans, totalise deux buts et une mention d’aide en 12 matchs avec les Canadiens cette saison. L’attaquant finlandais en est à sa deuxième campagne avec le Tricolore après avoir inscrit 11 buts et 34 points en 79 rencontres lors de sa saison recrue. Il a été placé sur la liste des blessés en raison d’une blessure à l’aine.

Canadien

Les Stars font voir des étoiles au Canadien

DALLAS — Après avoir connu quelques beaux jours, l'unité d'infériorité numérique du Canadien a de nouveau failli à la tâche et la formation montréalaise a encaissé un revers de 4-1 face aux Stars de Dallas, samedi.

Les Stars ont gagné la bataille des unités spéciales, profitant de deux de leurs quatre occasions en avantage numérique, tandis que le Canadien a été 0-en-5. Le Tricolore n’avait pas cédé avec un homme en moins à ses trois sorties précédentes, trois victoires.

«Notre avantage numérique n’a pas été à la hauteur et ça va avec le reste, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous n’avions pas nos jambes, que ce soit en avantage numérique ou à cinq contre cinq.»

Le Canadien a ainsi conclu son voyage de trois rencontres avec une fiche de 2-1.

«Ce sont des choses qui arrivent dans notre sport. Pendant les voyages, il y a des soirs plus difficiles que d’autres, a mentionné Julien. Ce soir, c’était probablement un de nos matchs les plus difficiles de la saison. Nous ne sommes jamais venus à bout de trouver nos jambes, notre vitesse, notre exécution.

«Même ceux qui sont bons dans les bagarres les ont perdues ce soir.»

Artturi Lehkonen a été l’unique buteur du Canadien (7-5-2), qui s’est buté à un Ben Bishop de gala. Bishop a stoppé 35 lancers pour porter sa fiche à 13-4-4 face au Tricolore au cours de sa carrière.

Denis Gurianov a réussi un doublé pour les Stars (7-8-1), tandis qu’Alexander Radulov et Miro Heiskanen, dans un filet désert, ont aussi touché la cible.

Carey Price a repoussé 36 des 39 tirs dirigés vers lui et il a encaissé un premier revers en temps réglementaire à l’étranger en cinq sorties cette saison (3-1-1).

Radulov a marqué deux secondes après le début d’un avantage numérique des Stars tard en première période. Tyler Seguin a gagné la mise en jeu en territoire offensif et Radulov a immédiatement dégainé, surprenant Price du côté de la mitaine à 15:24.

Price s’est racheté tôt en deuxième période, y allant d’un geste de moulin à vent avec la mitaine pour frustrer Roope Hintz, qui s’était échappé.

Le gardien du Tricolore a aussi dû être alerte devant Blake Comeau et Joe Pavelski, avant de finalement céder sur un tir de punition de Gurianov avec 1:11 à faire au deuxième vingt. Nick Suzuki a été le joueur coupable et Gurianov a fait mouche en visant entre les jambes du gardien.

Pendant ce temps, Bishop demeurait intraitable devant les assauts des visiteurs.

Le Canadien a augmenté la pression lors du dernier tiers, mais Gurianov a porté le coup de grâce à 10:43, en avantage numérique. Les Stars ont frappé en entrée de zone, quand le disque est passé de Pavelski à Hintz à Gurianov.

L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a remplacé Price par un attaquant supplémentaire avec plus de cinq minutes à faire. Heiskanen en a profité pour marquer dans un filet désert à 15:08.

Le manège a recommencé après que Lehkonen eut touché la cible pour le Tricolore à 16:18, cette fois, sans conséquence.

Le Canadien sera de retour au Centre Bell mardi, quand les Bruins de Boston seront les visiteurs.

Canadien

Remontée spectaculaire du Canadien contre Vegas, victoire de 5-4

LAS VEGAS — Max Domi a joué les héros en prolongation et le Canadien de Montréal a effacé un retard de deux buts en troisième période avant de vaincre les Golden Knights de Vegas 5-4, jeudi.

Domi a fait mouche après 26 secondes de jeu en supplémentaire. Il a profité d'une remise de Jeff Petry pour se présenter seul devant Marc-André Fleury, qu'il a déjoué entre les jambières.

Tomas Tatar et Brendan Gallagher avaient permis au Canadien de prolonger le débat, profitant de bonds favorables tard en troisième période. Cody Glass et Mark Stone avaient donné les devants 4-2 aux Golden Knights plus tôt dans le dernier tiers.

«Surtout vers la fin, nous sommes allés autour du filet, nous nous sommes sali le nez, a noté l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous avons trouvé le moyen de marquer.»

Phillip Danault et Jonathan Drouin ont aussi touché la cible pour le Canadien (7-4-2), qui avait défait les Coyotes de l'Arizona 4-1 la veille.

«Quand vous jouez un deuxième match en deux soirs, il ne faut pas s'attendre à ce que ce soit beau, mais vous voulez voir un effort des joueurs, a affirmé Julien. Ce soir, personne n'a abandonné et les deux points sont importants.»

Keith Kindaid a effectué 31 arrêts. Il a ainsi gagné un premier match en trois sorties avec le Canadien cette saison (1-1-1).

«Au moins, nous avons gagné. (Kinkaid) nous a donné une chance de gagner avec certains gros arrêts, a dit Julien. Il va peut-être être plus dur avec lui-même, mais je pense qu'avec le temps, nous allons voir un meilleur gardien qu'il l'est présentement.»

William Karlsson et Alex Tuch ont été les autres buteurs des Golden Knights (8-5-1), qui n'avaient pas joué depuis dimanche. Fleury a repoussé 25 lancers.

Danault a ouvert le pointage après 2:35 de jeu, profitant d'un retour après un lancer de Shea Weber pour marquer son cinquième but de la saison.

Karlsson a créé l'égalité à 14:35. Jonathan Marchessault a tenté un dégagement, mais le défenseur du Canadien Victor Mete a touché à la rondelle sans la maîtriser, ce qui a permis à Karlsson de se présenter seul devant Kinkaid. Karlsson a marqué grâce à un tir précis.

Tuch a donné les devants aux locaux avec 23,2 secondes à écouler à la première période. Il a profité d'une longue remise de Nate Schmidt pour s'échapper et il a déjoué Kinkaid entre les jambières. Le gardien du Canadien a mal paru sur la séquence.

Drouin a créé l'égalité à 9:40 du deuxième tiers. Il a été crédité de son septième but de la saison quand le défenseur des Golden Knights Brayden McNabb a accidentellement poussé le disque derrière la ligne des buts après un beau geste de Drouin devant Fleury.

Glass et Stone ont relancé les Golden Knights en troisième période. Glass a profité d'une passe de Cody Eakin pour rompre l'égalité à 4:21, puis Stone a creusé l'écart quand sa remise vers le devant du filet a touché le patin de Petry avant de terminer sa course dans le but. Sur la séquence, Max Pacioretty a été crédité d'un 500e point en carrière dans la LNH.

Tatar a rendu les choses intéressantes, quand une rondelle a frappé son corps avant de franchir la ligne des buts. Puis, Gallagher a permis au Canadien de compléter la remontée avec 1:58 à faire, après que Kinkaid eut été remplacé par un attaquant supplémentaire. Fleury n'a pas été chanceux, alors qu'une remise de Joel Armia vers le devant du filet a atteint le patin de Gallagher, puis celui de son défenseur McNabb avant d'aboutir dans l'objectif.

Domi a ensuite couronné la remontée du Tricolore.

Avant la rencontre, l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a annoncé que le centre Jesperi Kotkaniemi souffrait d'une blessure à l'aine. Jordan Weal a été inséré dans la formation du Tricolore, tandis que Nick Suzuki a pris la place de Kotkaniemi au centre du troisième trio.

Le Canadien terminera son voyage de trois rencontres avec un arrêt à Dallas, samedi, pour y affronter les Stars.

Canadien

Canadien 4/Coyotes 1: Gallagher célèbre en grand son 500e match

GLENDALE — Le Canadien de Montréal a profité de buts marqués tôt lors de chaque période pour commencer un voyage de trois parties du bon pied en battant les Coyotes de l’Arizona 4-1, mercredi.

Brendan Gallagher a donné le ton au match en touchant la cible après 22 secondes de jeu. À son 500e match dans la LNH, Gallagher a inscrit un 157e but dans LNH et a amassé un 302e point en poussant une rondelle libre sous la jambière du gardien Antti Raanta.

Gallagher est le 62e joueur à disputer 500 matchs avec le Canadien.

Shea Weber a amassé un but et une aide, tandis que Nick Cousins et Jonathan Drouin ont aussi touché la cible pour le Canadien (6-4-2). Carey Price a effectué 33 arrêts, portant son dossier en carrière face aux Coyotes à 12-1.

Jakob Chychrun a été l’unique buteur des Coyotes (7-4-1), qui représentaient l’une des équipes de l’heure dans la LNH avec une fiche de 7-1-1 à leurs neuf dernières sorties. Raanta a stoppé 32 lancers.

Lame de patin perdue

Weber a imité Gallagher en creusant l’écart après 24 secondes de jeu en deuxième période. Il a pu tirer dans un filet ouvert puisque Raanta n’était pas en mesure de revenir devant sa cage après avoir perdu la lame de son patin droit sur un déplacement latéral quelques secondes plus tôt.

Cousins a ensuite porté la marque à 3-0 en faveur des visiteurs, faisant bouger les cordages contre son ancienne équipe après 1:17 de jeu en troisième période. Il a profité d’une remise parfaite de Nick Suzuki après un retour pour déjouer Raanta.

Chychrun a relancé les Coyotes 3:30 plus tard, mais Drouin a porté le coup de grâce avec 8:57 à faire. Drouin a inscrit son sixième but de la campagne après que Raanta eut été incapable de maîtriser un tir de Joel Armia lors d’une attaque à deux contre un du Tricolore.

Les Coyotes avaient gagné leurs deux derniers matchs après avoir effacé des déficits de deux buts. Cette fois, le Canadien a réussi à leur fermer la porte.

La troupe de Claude Julien a écoulé avec succès trois punitions. Elle occupait le 30e rang de la LNH avant les matchs de mercredi avec une efficacité de 68,6 % en infériorité numérique.

Le Canadien effectuera le deuxième arrêt de son voyage de trois en rendant visite aux Golden Knights de Vegas, jeudi.

Canadien

Le temps donne raison à Marc Bergevin

BROSSARD — Pour une équipe assemblée par un directeur général qui répète qu’il n’est pas facile de faire des échanges dans la LNH de nos jours, le Canadien bénéficie énormément cette saison de la contribution offensive de joueurs acquis par le biais de transferts.

Sur les 40 buts marqués par la formation montréalaise lors des 11 premières rencontres, 29 ont été inscrits par les 13 joueurs qui se sont greffés à l’équipe grâce à un échange. Les deux attaquants de l’heure du Canadien, Jonathan Drouin et Joel Armia, font partie de ce groupe.

Leur plus récent compagnon de trio, Max Domi, est également arrivé chez le Canadien à la suite d’un échange.

«Ils ont tous un plus gros rôle, a rappelé l’entraîneur-chef Claude Julien en parlant des trois membres de cette unité. Nous sommes allés les chercher parce que nous avions besoin de ce qu’ils avaient à offrir. Avec le temps et en faisant des ajustements, ces trois joueurs-là nous donnent du très bon hockey présentement.»

Domi et Drouin premiers

Domi et Drouin partagent le premier rang des pointeurs de l’équipe avec Brendan Gallagher grâce à une récolte de 10 points. Armia est le meilleur buteur du Tricolore avec six buts en seulement neuf parties.

«Ils sont trois joueurs un peu différents, a mentionné Julien. Au centre, il y a un bon patineur et fabricant de jeu. Si l’on regarde Jonathan, il a vraiment pris une certaine fierté dans son jeu afin d’être bon dans les deux sens. Armia possède un très bon lancer, mais il est aussi très solide sur la rondelle. Il la protège bien et est très bon le long des rampes. Il y a une bonne diversité et ça donne une bonne chimie.»

La production de Domi avait déjà fait un bon de géant l’hiver dernier, marquant 28 buts, soit seulement huit de moins que le total à ses trois saisons avec les Coyotes de l’Arizona, et terminant la campagne avec 72 points. Il semble être en voie de continuer dans la même veine cette saison.

«C’est vrai qu’un changement de décor peut faire du bien à certaines personnes», a reconnu Domi.

«Il est content d’être ici et comment ne pas l’être? Les gradins sont pleins, la foule est phénoménale, a ajouté Julien. Ça peut être lourd parfois parce que tout le monde suit l’équipe, mais d’un autre côté, c’est agréable de ressentir cet appui. [Domi] adore la taille du marché.»

Canadien

Jonathan Drouin et Joel Armia continuent de briller et de surprendre

MONTRÉAL — Grâce à sa soirée de deux buts, samedi, Jonathan Drouin a rejoint le groupe de tête chez les pointeurs du Canadien de Montréal cette saison, tandis que Joel Armia s'est maintenu au sommet de la colonne des buteurs en faisant aussi bouger les cordages.

Après 11 rencontres, Drouin totalise 10 points, le même nombre que Max Domi et Brendan Gallagher. De son côté, Armia a inscrit six buts en neuf parties. Les deux joueurs, qui ont passé la majorité de la saison au sein du même trio avec Jesperi Kotkaniemi et maintenant avec Domi, continuent d'émerveiller et de surprendre un peu tout le monde, sauf les principaux intéressés.

«Moi, je ne suis pas surpris, a dit Drouin en parlant d'Armia après la victoire de 5-2 face aux Maple Leafs de Toronto. Il a un talent extraordinaire. Il est l'un des meilleurs joueurs que j'ai vus pour utiliser son bâton en récupération de rondelle.»

Pour sa part, Armia, qui a admis connaître les meilleurs moments de sa carrière, a qualifié Drouin de «probablement le joueur le plus talentueux» avec qui il a joué dans sa vie.

«Je crois que pour une raison quelconque, il est facile pour moi de lire son jeu, a affirmé Armia au sujet de Drouin. J'adore son style de jeu. Il est évidemment très talentueux et il est un excellent passeur. J'ai du plaisir à jouer avec lui.»

Au terme de la dernière saison, qui avait fini en queue de poisson pour Drouin avec seulement sept points à ses 26 derniers matchs, le natif de Sainte-Agathe-des-Monts avait dit avoir vécu ce moment difficile avec maturité. Il a passé du temps cet été à réviser des séquences vidéo dans l'objectif d'être plus impliqué dans le jeu. Puis après un camp inquiétant, Drouin a vite prouvé qu'il serait plus engagé dans les matchs cette saison.

Le jeune homme de 24 ans semble donc avoir saisi le message de son entraîneur.

«C'est pour ça que l'on dit souvent que vous n'avez pas le droit d'abandonner sur un joueur, a affirmé Claude Julien. Il y en a qui comprennent les choses rapidement. Pour d'autres, ça prend plus de temps.

«C'est sûr que ça devient difficile par moments. Mais quand vous voyez le potentiel d'un joueur, vous vous dites qu'à un moment donné, il va comprendre et il va voir les résultats. Tranquillement, c'est ce que nous voyons de Jonathan. Il voit vraiment ce qu'il apporte et ça l'encourage à le faire encore plus.»

Samedi, Drouin a inscrit ses deux buts en échappée. Questionné à savoir s'il se souvenait avoir déjà marqué deux fois dans cette situation dans un match, il a répondu avec humour «peut-être dans le junior, quand je trichais un peu plus».

Ces jours-ci, Drouin triche moins. Il en récolte les dividendes et a le sourire facile.

«Que ce soit en zone défensive ou en zone offensive, je pense que je récupère plus de rondelles, je suis plus impliqué, a mentionné Drouin. Je ne peux pas mentir, j'ai du plaisir à jouer en ce moment.»

Il faudra maintenant qu'il poursuive dans la même veine, tout comme Armia. Une dizaine de matchs ne font pas une saison. Drouin est bien placé pour le savoir.

Canadien

Jonathan Drouin s'impose dans la victoire de 5-2 contre les Maple Leafs

MONTRÉAL — Jonathan Drouin et Joel Armia ont été les bougies d’allumage du Canadien, samedi, et la formation montréalaise a mis un terme à une courte série de deux revers en battant les Maple Leafs de Toronto 5-2.

Drouin a connu sa sixième soirée de deux buts en carrière, marquant chaque fois en échappée. De son côté, Armia a récolté un but et une aide.

«Nous voyons de la maturité dans leur jeu, ce qui rend l’équipe un peu plus mature, a mentionné l’entraîneur Claude Julien. C’est la même chose pour les Victor Mete de ce monde, qui ont une ou deux saisons sous la ceinture. Ils veulent passer au niveau suivant.

«Nous savons tous à quel point il est difficile de gagner dans cette ligue. Nous voulons devenir une équipe constante afin de franchir une autre étape, qui est une participation aux séries. Nous allons devoir travailler fort. Ce ne sera pas facile et nous allons devoir voir nos jeunes prendre de la maturité et nos vétérans donner l’exemple.»

La seule tache au tableau de la formation montréalaise a été un huitième but accordé dans la dernière minute d’une période cette saison, ce qui a donné des ailes aux Maple Leafs pendant le deuxième vingt.

«Je trouve que nous avons très bien joué en première période, a dit Julien. Nous avons manqué d’énergie en deuxième, nous n’affichions pas la même intensité et n’exécutions pas les choses comme en première période.»

Brendan Gallagher et Nick Suzuki ont été les autres buteurs du Canadien (5-4-2), alors que Carey Price a effectué 29 arrêts.

Jake Muzzin et Andreas Johnsson ont touché la cible pour les Maple Leafs (6-5-2). Michael Hutchinson a stoppé 33 lancers.

Le Canadien a commencé la rencontre sur les chapeaux de roues et il a ouvert le pointage après 7:43 de jeu. Tomas Tatar a profité d’un retour pour remettre à Gallagher, qui a marqué sur sa deuxième tentative.

Drouin a ensuite creusé l’écart à 12:34, grâce à une belle feinte vers son revers alors qu’il était en échappée.

Cale Fleury a obtenu une chance en or de marquer un premier but dans la LNH avec un peu plus de quatre minutes à faire en première période, mais il a raté la cible à la suite d’une passe transversale de Drouin pendant une punition à retardement contre les Leafs.

Les tirs étaient de 19-4 à l’avantage du Canadien et les Maple Leafs n’avaient pas atteint le filet en 11:22 de jeu quand ils ont réduit l’écart avec 16 secondes à écouler au premier vingt. Muzzin a fait mouche sur une remise de Mitch Marner.

Peut-être en vertu de ce but en fin de période, les Leafs ont présenté un bien meilleur visage au retour de l’entracte et ils ont créé l’égalité à 5:52. Johnsson a fouetté du revers une rondelle libre devant le filet de Price.

Gallagher est passé à quelques centimètres de relancer le Canadien, mais son tir a atteint la barre transversale alors qu’il était en échappée.

Price a ensuite réussi un arrêt important contre Alexander Kerfoot, qui avait été oublié devant le filet des locaux.

Armia a relancé le Canadien après sept secondes de jeu en troisième période, un but marqué en avantage numérique. Armia s’est échappé en poussant le disque derrière Muzzin après la mise au jeu au centre de la patinoire.

Drouin a permis aux partisans du Canadien de souffler un peu en marquant son deuxième but du match à 7:40, encore une fois en échappée. Suzuki a ensuite porté le coup de grâce à 11:53, profitant d’une remise de Nate Thompson lors d’une attaque à deux contre un.

Le défenseur Mike Reilly avait été inséré dans la formation par Julien, à la place de Brett Kulak.

Le Canadien passera la prochaine semaine à l’étranger. Il affrontera les Coyotes de l’Arizona mercredi, les Golden Knights de Vegas jeudi et les Stars de Dallas samedi.

Échos de vestiaire

Jonathan Drouin et Joel Armia ont déjoué Michael Hutchinson avec des tirs du côté du bouclier en troisième période, mais ce n’est que le fruit du hasard et non d’un rapport d’avant-match, a insisté Drouin:

«Ça me joue dans la tête quand quelqu’un me dit où je devrais tirer. (...) J’aime voir où le gardien est placé, s’il est avancé ou dans son filet. Sur le deuxième, il était pas mal loin de son filet et j’ai décidé de lancer.»

Brendan Gallagher a parlé de fierté concernant la présence initiale de son trio sur la patinoire en début de match, qui a donné le ton à la rencontre:

«C’est une responsabilité importante de commencer le match et vous voulez en tirer profit. En tant que trio, nous aimons donner le ton. Les gars ont fait du bon travail pour enchaîner avec une autre bonne présence et ç’a créé du rythme.»

Outre une bourde sur le premier but des Maple Leafs, Claude Julien était satisfait de la performance de Mike Reilly. Ce dernier n’avait pas joué depuis le 10 octobre, mais a dit ne pas s’être senti rouillé.

«Je me sentais bien. J’approche les entraînements comme des matchs. J’essaie d’être alerte. Ce n’est pas facile, mais j’essaie de ne pas trop m’en faire. Je voulais avoir du plaisir, être actif et réussir des jeux.»

Canadien

Des problèmes alarmants à corriger pour le Canadien

BROSSARD — Claude Julien avait promis de mettre l’accent sur le désavantage numérique à l’entraînement, vendredi midi, et l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal est passé de la parole aux actes.

Les 11 joueurs évoluant en infériorité numérique ont passé 17 minutes à faire des exercices sur la patinoire du Complexe sportif Bell. Ce gros quart d’heure dépasse probablement le temps total consacré à cet aspect du jeu depuis le début du camp entre les jours de match.

Il faut dire que les problèmes du Tricolore en infériorité numérique sont alarmants. En 10 parties cette saison, l’équipe a déjà accordé 11 buts en 34 occasions.

«Nous devons travailler un peu mieux ensemble dans notre zone et en échec-avant aussi, a noté le centre Phillip Danault. Ce sont des petits détails qui vont faire que nous sommes meilleurs. C’est la première fois que nous passons autant de temps sur le désavantage numérique. Il faut simplement que chacun fasse son travail.»

Ce qui est particulièrement frustrant pour Julien, c’est que ce sont les mêmes joueurs que l’hiver dernier qui sont employés en infériorité numérique, outre Ben Chiarot qui a remplacé Jordie Benn, ainsi que Nick Suzuki et Cale Fleury qui sont parfois utilisés.

Et ce groupe a brillé dans cet aspect du jeu la saison dernière, particulièrement à compter du 1er janvier, quand il a affiché une efficacité de 85,8 % lors des 42 dernières rencontres pour présenter la troisième meilleure unité du circuit pendant cette période. Il avait alors accordé seulement 16 buts en 113 occasions.

C’est peut-être pour cette raison que Julien et ses adjoints ont tenté de renforcer le même message à l’entraînement.

«Non, il n’y avait pas de nouvelles idées, c’est toujours la même chose. C’est une question d’erreurs que nous faisons dans l’exécution du système, a expliqué le défenseur Jeff Petry. Nous savons que lorsque nous exécutons bien nos tâches, ça fonctionne. C’est quand nous nous éloignons des concepts, quand nous ne sommes pas en bonne position, que nous accordons des buts.»

Contrer la passe transversale demeure un défi pour le Canadien cette saison. Les buts ont été nombreux sur des tirs sur réception après une telle passe, quand les occasions du gardien de réussir l’arrêt sont assez minces, surtout quand on considère la qualité des joueurs qui se retrouvent dans cette position à travers la LNH.

Communication

«Nous devons mieux communiquer quand le joueur a la rondelle le long de la rampe près du cercle des mises au jeu et qu’il a un coéquipier dans l’enclave, a mentionné Petry. Nous devons anticiper s’il va tenter de lui faire la passe pour un tir sur réception ou une déviation vers le filet. Et s’il bouge vers la ligne des buts avec la rondelle, l’attaquant doit céder la couverture au défenseur et remonter pour s’assurer que la ligne pour la passe transversale n’est pas ouverte.»

Danault a indiqué que parfois l’attaquant responsable de couvrir cette ligne de passe n’avait simplement pas placé son bâton du bon côté.

«Parfois, ça ne prend qu’une hésitation d’une demi-seconde pour que l’unité d’avantage numérique en profite», a indiqué l’attaquant Brendan Gallagher.

Le Canadien aura l’occasion de mettre à l’épreuve les leçons du jour face aux Maple Leafs de Toronto, samedi. Avant d’affronter les Sharks de San Jose, vendredi soir, les Leafs affichaient une efficacité de 25 pour cent en avantage numérique cette saison.

«La saison dernière, notre avantage numérique nous a coulés, nous a coûté des matchs ou du rythme dans des matchs, a rappelé Petry. Là, c’est le désavantage numérique.

«Ils ont cinq joueurs sur la patinoire et nous en avons quatre, ils vont marquer des buts. Mais 11 buts en 10 matchs, c’est certainement quelque chose que nous devons corriger», a conclu Petry.

Canadien

Evander Kane et les Sharks ne font qu'une bouchée du CH

MONTRÉAL — L'unité de désavantage numérique du Canadien de Montréal a cédé deux fois, jeudi, et les Sharks de San Jose se sont imposés 4-2 au Centre Bell.

Le Canadien a accordé ses 10e et 11e buts en désavantage numérique de la saison. Il a aussi cédé deux fois dans la dernière minute d'une période, gonflant son total de buts alloués dans cette situation à sept. Tout ça en seulement 10 rencontres cette saison.

Nick Cousins et Joel Armia, qui était de retour au jeu après avoir raté deux parties en raison d'une blessure au bas du corps, ont touché la cible pour le Canadien (4-4-2), qui a encaissé un neuvième revers de suite face aux Sharks. Carey Price a stoppé 19 tirs.

La dernière victoire du Tricolore face aux Sharks remonte au 21 mars 2015.

Kevin Labanc et Melker Karlsson ont marqué les autres buts des Sharks (4-5-1). Tomas Hertl a accumulé trois aides et Aaron Dell a effectué 34 arrêts.

Le Canadien a profité d'une deuxième chance en début de rencontre, ouvrant la marque environ 10 minutes après qu'un but de Barclay Goodrow eut été annulé puisqu'il y avait hors-jeu sur la séquence. Cousins a inscrit son premier but avec le Tricolore en marquant sur son propre retour lors d'une attaque à deux contre un.

Kane a marqué le premier de ses deux buts en avantage numérique pendant la dernière minute du premier vingt, quand un tir de Logan Couture vers une cage ouverte a touché son patin avant de pénétrer l'objectif.

Kane est revenu à la charge à 4:54 du deuxième tiers, marquant sur un retour. Jeff Petry était au cachot pour des raisons qui sont demeurées nébuleuses.

Labanc a creusé l'écart à 8:08, sur une passe de Hertl après qu'un tir d'Erik Karlsson eut été bloqué dans l'enclave. Melker Karlsson a ensuite touché la cible avec 36 secondes à faire au deuxième engagement, au terme d'une attaque à deux contre un avec Joe Thornton.

Armia a relancé le Canadien 22 secondes plus tard en marquant son cinquième but de la campagne grâce à une belle déviation sur une remise de Max Domi.

Malgré quelques belles attaques en troisième période, le Tricolore a été incapable de réussir la remontée.

Tomas Tatar était en uniforme pour le Canadien, lui qui avait eu une petite frayeur à l'entraînement mercredi, quand il avait été atteint à un pied par un tir.

Le Canadien jouera son prochain match samedi, quand il accueillera les Maple Leafs de Toronto.

Canadien

Performance inconstante du Canadien au Minnesota

ST. PAUL — Zach Parise a profité d’une passe savante de Jazon Zucker pour dénouer l’impasse en troisième période et le Wild du Minnesota a vaincu le Canadien de Montréal 4-3, dimanche soir, au Xcel Energy Center.

Un peu plus de quatre minutes après que Brad Hunt eut ramené les deux équipes à la case départ, Zucker s’est amené dans le territoire du Tricolore et il a réussi à faire traverser la rondelle entre plusieurs bâtons jusqu’à Parise. L’attaquant du Wild a dégainé sur réception pour tromper la vigilance de Keith Kinkaid dans la lucarne.

Le Canadien (4-3-2), qui disputait un deuxième match en deux jours, a connu une performance inconstante et a écopé plusieurs mauvaises pénalités qui ont ouvert la porte à une équipe qu’il avait facilement battue 4-0, jeudi soir, au Centre Bell.

«En première période, notre gardien nous a donné une chance de gagner, a mentionné l’entraîneur-chef de la formation montréalaise, Claude Julien. Nous avons connu une bonne deuxième et nous avons bien commencé la troisième, mais une pénalité en zone offensive nous a fait mal. Sur le dernier but, notre repli défensif n’était pas assez bon et ça nous a coûté le match.»

Zucker a ajouté un but, tout comme Marcus Foligno. Mikko Koivu s’est fait complice de deux buts du Wild (2-6-0), qui a touché la cible en avantage numérique à deux reprises.

Le gardien Devan Dubnyk a joué de malchance à deux occasions, mais il a gardé le fort pendant que son équipe travaillait à remonter la pente au troisième engagement. Dubnyk a effectué 30 arrêts pour la formation du Minnesota, qui avait perdu ses deux dernières sorties.

Deux buts de Danault

Phillip Danault a marqué deux buts tandis que Tomas Tatar a trouvé le fond du filet en avantage numérique. Kinkaid a conclu la rencontre avec 29 arrêts devant la cage du Bleu-blanc-rouge, qui a vu sa série de deux victoires prendre fin.

«Je me sentais bien pendant la période d’échauffement et j’essayais simplement de garder les choses serrées, surtout après ce qu’ils avaient vécu à Montréal, a expliqué Kinkaid. Nous sommes mieux sortis en deuxième et en troisième période après avoir laissé passer la tempête en première. Malheureusement, nous n’avons pas gagné.»

Les hommes de Claude Julien retourneront à Montréal, où ils accueilleront les Sharks de San Jose, jeudi soir.

«Il y a eu des petites erreurs mentales qui ont coûté des buts, mais je trouve que nous avons quand même bien travaillé en tant qu’équipe, a déclaré Danault. C’était une question de bonds favorables et ils ont été en mesure d’en profiter.»

C’est le Wild qui a été le plus énergique en première période, alors que le Canadien ne semblait pas se douter que le match était commencé. Kinkaid a réalisé plusieurs arrêts de qualité, mais lors d’un avantage numérique, il n’a rien pu faire sur une belle déviation de Zucker, posté seul dans l’enclave.

Dominé 19-7 au chapitre des tirs après 20 minutes de jeu, le Tricolore s’est fait ouvrir la porte lors d’une supériorité numérique. Tatar a sauté sur un retour de lancer de Jeff Petry pour envoyer la rondelle dans un filet laissé libre. Seulement 16 secondes plus tard, Danault a donné les devants aux siens en trouvant une petite brèche entre le patin droit de Dubnyk et le poteau.

L’équipe locale n’a pas abandonné et elle nivelé la marque avant de rentrer au vestiaire pour le deuxième entracte. Eric Staal a envoyé le disque vers la cage de Kinkaid et Foligno, laissé sans surveillance, n’a eu qu’à compléter la manœuvre alors qu’il ne restait que 15 secondes à écouler.

Le Canadien s’est à nouveau propulsé en avant par un but quand Brendan Gallagher a décoché un tir que Dubnyk a bloqué avec son bouclier. La rondelle a toutefois touché Danault, qui fonçait au filet, avant de terminer son élan au fond du filet.

Canadien

Le Canadien se paie une fois de plus les champions de la coupe Stanley

SAINT-LOUIS — L'avantage numérique a offert deux buts au Canadien de Montréal, qui a vaincu les Blues de St. Louis par la marque de 5-2, samedi après-midi, au Enterprise Center.

Après n'avoir marqué que 31 buts en avantage numérique lors de la campagne 2018-19, le pire total de la LNH, le Tricolore a inscrit ses septième et huitième filets avec un joueur en plus en huit matchs cette saison. Le Canadien a touché la cible en supériorité numérique pour une troisième partie consécutive.

Le Bleu-blanc-rouge a profité de l'occasion pour battre les champions en titre de la coupe Stanley pour une deuxième fois en sept jours et il a signé une première victoire à St. Louis depuis le 24 février 2015.

Jordan Weal et Jonathan Drouin ont complété de belles passes pour trouver le fond du filet en avantage numérique tandis que Brendan Gallagher, Nick Suzuki et Shea Weber, dans une cage déserte, ont ajouté un but pour le Canadien (4-2-2), qui a gagné un deuxième match consécutif.

«Je crois que nous simplifions les choses en avantage numérique. Chaque joueur connaît son travail et sait ce qu'il a à faire, a déclaré Gallagher. C'est à ce moment que tu trouves des lignes de passe et que tu es capable d'envoyer la rondelle dans le filet.»

Carey Price a également eu son mot à dire dans la victoire des hommes de Claude Julien. Price a repoussé 32 rondelles et il a effectué plusieurs arrêts importants, notamment lors de deux désavantages numériques au premier engagement.

«J'ai trouvé que nous avons été efficaces tout au long du match. Que ce soit à cinq contre cinq ou lors des unités spéciales. J'ai aimé notre performance contre une bonne équipe, a affirmé Julien. C'est important de commencer la saison du bon pied et nous sommes beaucoup plus confiants en ce moment.»

Jaden Schwartz et David Perron ont été les seuls joueurs des Blues (3-2-3) à tromper la vigilance du gardien du Canadien. Jake Allen a conclu la rencontre avec 20 arrêts, mais le mauvais but qu'il a alloué à Gallagher a fait tourner le vent.

Deux matchs en 24h

Le Tricolore sautera à nouveau sur la glace dimanche, lorsqu'il rendra visite au Wild du Minnesota, une équipe qu'il a blanchie 4-0 jeudi, au Centre Bell.

Le Canadien a connu un bon début de match et il a ouvert le pointage dès la sixième minute de jeu. Weal a fait sentir sa présence en remplacement de Joel Armia, blessé pendant la période d'échauffement, et il a complété un tic-tac-toe amorcé par Tomas Tatar et Max Domi.

La formation de St. Louis n'a pas mis de temps avant de niveler la marque. Seulement 71 secondes après le but de Weal, Schwartz a sauté sur un retour de lancer d'Alex Pietrangelo et il a effectué un demi-tour avant de battre de vitesse Price. Le gardien du Canadien a toutefois fermé la porte en fin de première période pour préserver l'égalité de 1-1.

Le deuxième vingt s'est amorcé sur les chapeaux de roues pour les visiteurs, alors que Gallagher a reçu un cadeau d'Allen dès la sixième seconde pour donner les devants aux siens. Le tir bas en provenance de la ligne bleue a été redirigé dans le filet par le gardien des Blues.

Alors que le Canadien jouait avec un homme en plus, quelques minutes plus tard, Drouin a accepté une superbe passe de Jesperi Kotkaniemi avant de décocher un puissant tir sur réception qui n'a donné aucune chance à Allen. À la mi-chemin de l'engagement, Suzuki a également utilisé un lancer sur réception rapide pour battre le gardien adverse dans le haut du filet.

«Jesperi a été à l'aise aujourd'hui contre une grosse équipe. Tu vois que sa confiance s'améliore de jour en jour, a mentionné Drouin. Nous nous parlons beaucoup et nous regardons beaucoup de vidéos ensemble et je crois que ça fait une différence dans sa confiance aussi.»

Le reste du match a été l'affaire de Price et de sa défensive. Perron a fait bouger les cordages dans la dernière minute de jeu, mais Weber a planté le dernier clou dans un filet désert.

Par ailleurs, le défenseur Christian Folin a remplacé la recrue Cale Fleury à la ligne bleue du Tricolore. L'équipe n'a pas précisé la nature de la blessure à Fleury, mais Julien a toutefois été rassurant dans son cas.

Canadien

Paul Byron au ralenti

BROSSARD — La mine basse de l’attaquant Paul Byron tranchait avec l’ambiance détendue qui régnait dans le vestiaire du Canadien de Montréal, vendredi, au lendemain de l’éclatante victoire de 4-0 contre le Wild du Minnesota.

Byron peine à trouver son rythme cette saison, comme en témoignent sa maigre passe et son différentiel de – 1 en sept matchs jusqu’ici cette saison. Les nombreuses blessures qui l’ont affligé depuis le printemps dernier semblent l’avoir ralenti.

Après tout, il n’a pas terminé la saison dernière en raison d’une blessure à un poignet. Il a aussi été blessé à l’avant-bras, a raté 14 matchs en raison d’une blessure au bas du corps et il a souffert d’une blessure au haut du corps (il a été mis K.-O. par le dur-à-cuire des Panthers de la Floride MacKenzie Weegar). Puis il a, de nouveau, été blessé au haut du corps pendant le calendrier préparatoire.

Le hockeyeur d’Ottawa assure cependant que tout ça est derrière lui. «Je n’ai plus de blessure, je suis à 100 %. Ça n’a aucun rapport, a-t-il rétorqué à un journaliste qui le questionnait à ce sujet.

«Je suis un des joueurs les plus rapides de la LNH, alors je dois trouver une façon de retrouver ma vitesse et d’avoir un impact dans un match», a ajouté le Franco-Ontarien à la barbe hirsute.

Mais les obstacles sont nombreux sur sa route. D’ailleurs, depuis le début de la saison, son temps de glace stagne entre 12 et 13 minutes par match.

Sans compter qu’il a passé du temps au sein du quatrième trio; pas exactement la place idéale pour retrouver son erre d’aller. Sauf qu’en bon soldat, Byron accepte la décision de l’entraîneur-chef Claude Julien.

«Normal», selon Julien

«Si tu veux plus de temps de glace, tu dois en faire quelque chose. Les années passées, je jouais avec n’importe qui, n’importe quand, et n’importe comment, et à chaque présence, je donnais tout ce que j’avais. C’est l’attitude que je dois retrouver. Maintenant, il faut que j’y aille une présence à la fois, en patinant et en créant des choses sur la patinoire. Et c’est comme ça que mon temps de jeu va revenir.»

Pour sa part, Julien n’a pas voulu jeter la pierre au petit attaquant de cinq pieds, neuf pouces.

«C’est normal, avec tout ce qui s’est passé l’an dernier — il n’a pas fini la saison —, et il a manqué le camp d’entraînement, a d’abord rappelé le pilote du CH. C’est donc sûr qu’il allait connaître un départ un peu plus lent qu’anticipé, mais je constate que tranquillement ça s’en vient. C’est positif. Mais Paul a toujours été très dur envers lui-même; c’est son genre.»

Les difficultés de Byron jusqu’ici cette saison pourraient avoir des conséquences au-delà de son jeu personnel. Après tout, il a été l’un des principaux acteurs du jeu de transition du CH ces dernières années, notamment en raison de sa vitesse. Et c’est exactement ce que le Tricolore travaille présentement afin de connaître plus de succès.

«Je regarde mon ancienne équipe [les Bruins de Boston], et ils jouent de la même façon, et ça fonctionne, a souligné Julien. Même chose pour nous. Cette année, certaines équipes ont copié notre façon de faire, en misant sur un jeu de transition plus rapide — c’était notre marque de commerce l’an dernier. Je suis certain que d’autres équipes nous ont regardés l’an dernier et ont pris des notes. Il faut qu’on continue de faire ça.

«Toutes les équipes sont rapides, qu’elles soient défensives ou non, a-t-il poursuivi. Tout se joue dans la rapidité du jeu de transition. Évidemment, nous tentons de jouer sur les deux tableaux — être bons défensivement et jouer de manière plus rapide. C’est ce que nous avons fait contre les Blues la semaine dernière et contre le Wild hier [jeudi], donc c’est ce que nous tenterons de faire de nouveau ce week-end.»

Quant à Byron, il est encore loin de baisser les bras. Il compte d’ailleurs profiter des deux matchs en autant de jours en fin de semaine pour poursuivre sa progression.

«C’est sûr que je peux aller chercher plus de vitesse. Je suis capable d’en donner plus, et la rouille n’est pas une excuse. J’ai eu tout l’été pour retourner au gym et me préparer pour la saison. Il faut juste que je retrouve une façon d’être à l’aise sur la patinoire», a-t-il évoqué.

Canadien

Kinkaid jouera en fin de semaine... si tout va bien

BROSSARD — Les partisans du Canadien doivent s’attendre à voir bien peu d’activité sur le compte Twitter du gardien Keith Kinkaid en fin de semaine.

Kinkaid a l’habitude de faire le résumé de chacun des matchs de son équipe sur Twitter à l’aide de messages codés, dans lesquels il alterne entre les mots et les émoticônes. Sauf que pour rédiger des messages, il faut ses mains.

Le gardien auxiliaire du Tricolore a donné la frousse à ses coéquipiers — et à l’entraîneur-chef Claude Julien au passage — vendredi, au Complexe Bell de Brossard, après qu’un tir du défenseur Christian Folin ait ricoché sur son bâton avant de l’atteindre à l’index de la main droite.

En conséquence, Kinkaid a rapidement quitté la surface glacée afin de recevoir des soins. L’ex-gardien des Devils du New Jersey est retourné sur la patinoire quelques minutes plus tard, afin de tester sa prise de bâton. Après la séance d’entraînement, le principal intéressé, qui avait l’index enrobé d’un pansement, a assuré que tout allait bien.

«Ç’a pincé, mais ça arrive souvent, a-t-il dit. Je vais peut-être prendre une pause de Twitter ce week-end. Mais tout va bien.»

Kinkaid devrait normalement effectuer son deuxième départ de la campagne en fin de semaine, puisque le Tricolore aura un horaire chargé. Il affrontera d’abord les Blues à St. Louis, samedi, à 15h, avant de croiser le fer avec le Wild du Minnesota le lendemain à 17h.

«Nous voulons poursuivre sur cette lancée demain à St. Louis et, personnellement, je serai prêt si on a besoin de moi, a évoqué Kinkaid. Les Blues voudront certainement nous rendre la monnaie de notre pièce après le match de samedi dernier, surtout qu’ils forment une très bonne équipe et que leur amphithéâtre est intimidant.»

Julien s’est toutefois gardé d’annoncer l’identité de son gardien partant en vue du match contre les champions de la Coupe Stanley.

Identité gardée secrète

«En principe, nous voulons faire jouer les deux gardiens ce week-end, a-t-il reconnu. Je préfère cependant annoncer l’identité de mon gardien demain matin. Cette décision, ce n’est pas pour cacher quelque chose, c’est davantage parce qu’on veut éviter que les autres équipes aient le temps de se préparer pour nous.»

Certains indices étaient toutefois révélateurs sur la patinoire, vendredi. Carey Price, auteur de son premier jeu blanc de la saison dans un gain de 4-0 contre le Wild jeudi soir, était absent, tout comme le défenseur Shea Weber. Les deux joueurs ont opté pour une journée de repos.

Kinkaid, âgé de 30 ans, est à la recherche de sa première victoire avec le Bleu-blanc-rouge, après avoir encaissé un revers de 5-4 en temps supplémentaire contre les Sabres de Buffalo, le 9 octobre.

L’Américain, qui avait été criblé de 39 tirs contre les Sabres, voudra sans l’ombre d’un doute se racheter au cours de la fin de semaine. Il avait d’ailleurs admis après la rencontre à Buffalo qu’il était un peu «rouillé», puisqu’il s’agissait de son premier départ dans la LNH depuis le 19 février dernier.

De plus, les deux matchs en autant de jours à l’extérieur, en après-midi de surcroît, constituent en soi un défi supplémentaire selon certains joueurs du Tricolore.

«Ça change notre routine, il n’y a pas de doute, a convenu Philip Danault. Nous n’avons pas d’entraînement matinal ni de sieste en après-midi. C’est un défi de plus, surtout qu’on affrontera deux équipes lourdes aussi.»

Un point de vue qui n’est pas nécessairement partagé par Julien.

«Moi, ça ne me dérange pas, a-t-il confié sans détour. En bout de ligne, quand tu regardes ça, les entraînements matinaux ne sont pas vraiment nécessaires, surtout qu’on va jouer trois matchs en quatre jours. J’aime bien l’idée qu’on ait deux matchs en après-midi, parce que ça t’évite d’arriver dans l’autre ville au milieu de la nuit.»

Canadien

Soir de premières pour Mete et Suzuki

MONTRÉAL — Victor Mete a enfin inscrit son premier but dans la LNH et Nick Suzuki l’a forcé à partager les honneurs en l’imitant un peu moins de cinq minutes plus tard, aidant le Canadien de Montréal à vaincre le Wild du Minnesota 4-0, jeudi, au Centre Bell.

Mete et Suzuki ont touché la cible lors d’une poussée de trois buts du Tricolore en première période et ils sont devenus les premiers joueurs du Canadien à marquer leur premier but dans la LNH dans le même match depuis Chris Higgins et Alexander Perezhogin, le 6 octobre 2005 face aux Rangers, à New York.

«Quand je l’ai vu marquer, je trouvais ça fou, a raconté Suzuki. Je sais qu’il attendait ce moment depuis longtemps et moi je ne fais que commencer. J’espère que nous allons marquer encore plusieurs buts dans nos carrières.»

Mete en était à son 127e match dans la LNH et Suzuki, à son septième. Les spectateurs ont bruyamment félicité les deux joueurs, particulièrement Mete, dont la disette était la plus longue dans l’histoire du Canadien en début de carrière.

«On pouvait sentir que tout le monde savait ce qui se passait, que c’était son premier but», a raconté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet de la réaction de la foule après le but de Mete.

«Nos partisans sont au courant de ce qui se passe. Ils se sont assurés de démontrer leur appréciation. Je suis certain que c’est un moment qui restera gravé à jamais dans sa mémoire.»

De son côté, l’attaquant Nick Cousins était heureux de participer au premier but de son nouveau coéquipier Victor Mete. «J’anticipais une passe entre les deux défenseurs et j’ai lu le jeu. J’ai ensuite entendu Mete crier et j’ai envoyé la rondelle devant. J’étais content qu’il réussisse à compléter le jeu. Je ne savais pas que c’était son premier but. C’est spécial pour lui. [...] J’aime mon steak médium-saignant. Il va falloir organiser quelque chose [vendredi] à St. Louis. Il va certainement payer pour mon repas!»

45e blanchissage de Price

Joel Armia et Brendan Gallagher ont aussi fait bouger les cordages pour le Canadien (3-2-2), qui a défait le Wild pour une première fois depuis le 8 novembre 2014, après une série de neuf défaites. Carey Price a repoussé 17 lancers.

Price a ainsi réussi un premier jeu blanc cette saison et un 45e en carrière, un de moins que Ken Dryden, qui occupe le troisième rang dans l’histoire de l’équipe à ce chapitre.

«Nous avons bien protégé le devant du filet et Carey était capable de voir la majorité des rondelles, a mentionné Julien. Et même quand il y avait des rondelles libres, les gars ont fait du bon travail pour dégager le devant du filet.»

Alex Stalock a effectué 29 arrêts devant le filet du Wild (1-6-0).

Après un début de match plutôt endormant, Mete a semé l’euphorie dans le Centre Bell à 14:37, profitant d’une remise de Nick Cousins pour enfin faire scintiller la lumière rouge.

Le Canadien a ajouté deux autres buts avant la fin de l’engagement. Armia a marqué lors d’un avantage de deux hommes à 17:32 à la suite d’une passe de Jonathan Drouin, puis Suzuki a pu célébrer à son tour à 19:23, tirant dans un filet ouvert après que Jeff Petry eut raté son lancer.

Le Tricolore avait échappé sept fois l’avance lors de ses six premiers matchs de la saison. Cette fois, avec un coussin de trois buts, il a tenu le coup.

Le Wild a connu quelques bons moments en deuxième période, mais rien pour inquiéter Price.

Price a réussi son plus bel arrêt du match à mi-chemin en troisième période, frustrant Jason Zucker, qui tenait de le battre de vitesse en contournant le filet.

Gallagher a porté le coup de grâce avec 7:20 à faire après avoir volé le disque à Matt Dumba.

Cousins et Cale Fleury avaient été insérés dans la formation du Canadien, en relève à Jordan Weal et Christian Folin. Il s’agissait pour Cousins d’un premier match avec sa nouvelle équipe, alors que Fleury avait été laissé de côté lors des quatre dernières rencontres.

Le Canadien disputera deux matchs à l’étranger en après-midi ce week-end. Il affrontera les Blues de St. Louis samedi et il retrouvera le Wild dimanche.

Canadien

Le Canadien se bute à la muraille Vasilevskiy

Une équipe redoutable comme le Lightning de Tampa Bay n’a pas toujours besoin de connaître un grand match pour s’imposer. Le Canadien de Montréal l’a appris à ses dépens, mardi, au Centre Bell.

Le Lightning n’a pas joué son meilleur hockey, mais ce fut suffisant pour l’emporter 3-1. Les champions du trophée des Présidents avec 62 victoires la saison dernière, ce qui égalait un record de la LNH, ont fait le nécessaire pour gagner grâce un temps fort tard en première période et tôt en deuxième.

De son côté, le Canadien a connu des hauts et des bas. Il a été victime de l’opportunisme du Lightning, mais n’en a peut-être pas fait suffisamment pour compliquer le travail du gardien Andrei Vasilevskiy.

«Nous sommes responsables de notre malheur et ce sont des choses que nous ne pouvons pas faire comme équipe, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Si nous voulons avoir du succès, nous devons être capables de jouer 60 minutes. C’est certain qu’il va y avoir des hauts et des bas, mais il ne peut pas y avoir des situations comme celles que nous avons vues ce soir pendant cinq ou six minutes.»

Steven Stamkos a amassé un but et une aide, tandis que Braydon Coburn et Tyler Johnson ont aussi touché la cible pour le Lightning (3-2-1), qui présente un dossier de 9-2-2 contre le Canadien depuis le début de la saison 2016-2017. Nikita Kucherov a récolté deux aides et Vasilevskiy a stoppé 33 tirs.

Jeff Petry, en première, a été l’unique buteur du Canadien (2-2-2). Carey Price a effectué 19 arrêts.

Le Lightning a manqué de mordant en début de match, mais le Canadien n’a pas été en mesure de pleinement en profiter.

D'abord Petry

Petry a ouvert la marque grâce à un tir sur réception à 15:46 en avantage numérique, mais les dommages auraient pu être plus importants. Vasilevskiy a stoppé un tir embêtant de Jonathan Drouin et il a aussi été alerte pour récupérer une rondelle libre dans sa zone, après que Joel Armia eut tenté de le battre de vitesse en contournant son filet.

Le Lightning a finalement retrouvé ses repères tard en première période et a créé l’égalité avec sept secondes à écouler, au terme d’une longue présence dans le territoire du Tricolore. Les joueurs du Canadien ont été coincés sur la glace pendant 1:54 et Coburn a finalement créé l’égalité.

«Le trio de [Jesperi] Kotkaniemi était sur la glace et les attaquants auraient pu récupérer le disque deux fois. Ils auraient pu étouffer le jeu deux ou trois fois. Le blâme doit être partagé un peu», a dit Julien, qui a éventuellement modifié ses trios en fin de deuxième période.

Avantage numérique

Les visiteurs ont ensuite pris les devants après 64 secondes de jeu en deuxième période, grâce à un tir sur réception de Stamkos en avantage numérique. Artturi Lehkonen  enait tout juste de toucher le poteau à l’autre bout de la patinoire.

Johnson a ensuite profité d’une contre-attaque rapide pendant un changement au banc du Canadien pour creuser l’écart à 3-1 seulement 57 secondes plus tard.

Il y a ensuite eu quelques bonnes mises en échec, dont une de Petry contre Kucherov avec la hanche.

Domi frustré

Le Tricolore a joué avec plus d’énergie en troisième période. Max Domi a été frustré à bout portant par Vasilevskiy avec sa jambière droite. Kevin Shattenkirk a été puni avec 6:50 à faire pour avoir retardé le match en dégageant le disque dans la foule, mais le Canadien n’a pas su exploiter cet avantage numérique.

Le Canadien jouera son prochain match jeudi, quand il accueillera le Wild du Minnesota.

Canadien

Du boulot en désavantage numérique pour le Canadien

MONTRÉAL — Après s’être payé les champions des séries éliminatoires, le Canadien tentera de jouer le même coup aux champions de la dernière saison régulière.

La formation montréalaise a disputé son match le plus complet de la jeune campagne, samedi, battant les Blues de St. Louis 6-3. Il aura besoin du même genre d’effort s’il souhaite venir à bout du Lightning de Tampa Bay, mardi.

«Ce sont toujours des matchs disputés à vive allure et ça devrait être divertissant, a dit l’attaquant Brendan Gallagher au sujet des matchs face au Lightning. C’est le genre de match qui démontre à quel point le jeu est rendu rapide dans la LNH. Nous devons être prêts à travailler, à patiner avec intensité. C’est une équipe talentueuse, mais nous voulons leur compliquer la tâche.»

L’entraîneur Claude Julien a mis l’accent sur le désavantage numérique à l’entraînement, lundi. Le Canadien a accordé six buts en 17 occasions cette saison.

Le but inscrit en avantage numérique par le défenseur Vince Dunn des Blues, samedi, était le quatrième concédé par le Tricolore après une passe transversale.

«Il faut couper les lignes de passe, a indiqué Julien. Nos joueurs sont pris hors position. Quand le joueur adverse au milieu de l’enclave est rendu près du filet, l’attaquant doit le laisser au défenseur et couper la ligne de passe.

«Notre échec-avant plus haut sur la patinoire est bon, mais dans notre zone, nous sommes soit trop passifs, soit trop dispersés. Il fallait donc clarifier certaines choses.»

De son côté, le Lightning a marqué quatre fois en 15 occasions en supériorité numérique. Après avoir défait les Maple Leafs de Toronto 7-3 jeudi dernier, il s’est incliné 4-2 face aux Sénateurs d’Ottawa, samedi.

Lors de l’entraînement du Tricolore, lundi, la recrue Nick Suzuki semblait être l’attaquant en trop, alors que Nick Cousins jouait au sein du quatrième trio à la droite de Paul Byron et Nate Thompson.

Un premier match pour Cousins?

Cousins a été laissé de côté lors des deux premiers matchs du Canadien. Un problème au dos l’a ensuite tenu à l’écart lors des trois parties suivantes.

Embauché en tant que joueur autonome cet été, Cousins espère avoir enfin l’occasion de disputer un premier match régulier avec sa nouvelle équipe.

«J’ai bien fait la saison dernière. Mes statistiques s’améliorent d’année en année, a dit Cousins. Je crois que je vais dans la bonne direction. C’était donc décevant d’être laissé de côté, puis d’être blessé. Ce n’est pas facile mentalement. D’un autre côté, il reste beaucoup de hockey à jouer cette saison et il faut rester positif.»

Julien n’a pas confirmé si Suzuki allait céder sa place à Cousins contre le Lightning. Il a rappelé que son groupe avait joué un bon match face aux Blues et Julien n’aime pas modifier sa formation après une bonne performance.

Il a toutefois noté que Cousins avait été victime des circonstances au terme du camp, alors que le Canadien n’avait pas de joueurs réguliers à l’infirmerie.

«Il a connu un camp décent et c’était une question de temps avant de lui donner une occasion de jouer, a dit Julien. Puisque notre équipe est en santé, c’est difficile pour certains joueurs qui n’ont pas l’occasion de jouer. Mais la saison est longue et tout le monde va avoir un rôle à jouer.»

Même si Cousins n’a pas encore joué cette saison, cela ne l’a pas empêché de découvrir la passion des partisans montréalais.

«Je suis allé souper au restaurant un soir avec ma copine et quelqu’un m’a approché pour me souhaiter bonne chance cette saison, a raconté le natif de Belleville, en Ontario. J’ai déjà joué à Philadelphie et il y a aussi des gens passionnés, mais ce n’est pas comme ici. C’est probablement ici que c’est le plus fort. C’est amusant et j’adore ça.»