Canadien

Claude Julien prend les choses en main pour relancer l’avantage numérique

BROSSARD — Claude Julien a pris les choses en main pour essayer de relancer l’avantage numérique du Canadien, passant la majorité de l’entraînement de mardi à travailler sur cet aspect du jeu.

La formation montréalaise occupe le dernier rang du circuit avec une efficacité de 12,6 pour cent depuis le début de la campagne et a profité de seulement deux de ses 27 occasions lors de ses 11 dernières rencontres.

Après la défaite de 5-2, samedi, face aux Flyers de Philadelphie, les joueurs semblaient être à court de solutions. Julien a visiblement décidé de tout faire pour corriger le tir avant que cette situation coule le Canadien dans la course aux séries.

«Depuis le début de la saison, nous essayons différentes choses pour essayer d’apporter des correctifs, a mentionné Julien. En même temps, les joueurs doivent accepter leurs responsabilités. Quand vous voyez vos meilleurs joueurs commettre des revirements en forçant des jeux, je ne crois pas que ce sont les entraîneurs qui leur ont dit de faire ça.

«Aujourd’hui (mardi), j’étais un peu plus impliqué. Je voulais m’assurer que tout soit clair, mais ensuite, ça retourne aux personnes responsables. Kirk (Muller) a aidé notre avantage numérique à terminer au 13e rang la saison dernière. Il n’est pas devenu un mauvais entraîneur pendant l’été.»

Mardi, la première unité d’avantage numérique était composée de Shea Weber, Jonathan Drouin, Tomas Tatar, Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia. Jeff Petry, Mike Reilly, Charles Hudon, Max Domi et Brendan Gallagher formaient la deuxième unité. Du lot, Tatar (4), Gallagher (3), Domi (3), Weber (2), Petry (2), Drouin (2) et Reilly (1) ont marqué en avantage numérique depuis le début de la campagne.

La saison dernière, Alex Galchenyuk avait été le meilleur buteur du Tricolore en avantage numérique avec neuf buts. Max Pacioretty en avait inscrit six. Les deux ont été échangés cet été, mais Julien a réfuté la théorie selon laquelle leur départ expliquait en partie les déboires de l’équipe en avantage numérique.

«Nous savons que notre problème, c’est plus que simplement marquer des buts, a-t-il rappelé. Ce sont nos entrées de zone, d’être capable de prendre possession de la rondelle et de la contrôler en zone offensive. C’est ce qui nous dérange le plus dans ce que nous voyons présentement.»

Ce qui peut paraître encore plus étrange, c’est que l’efficacité du Canadien en supériorité numérique est en baisse depuis le retour au jeu de Weber le 27 novembre. Le Tricolore a converti 14,9 pour cent de ses occasions lors des 24 premiers matchs de la saison, mais il affiche un taux de réussite de 9,7 pour cent en 26 rencontres avec Weber dans la formation.

«Les équipes adverses se méfient de son tir et peut-être que nous ne sommes pas en mesure de lui donner la rondelle aussi souvent que nous le souhaiterions, a mentionné Gallagher. Quand nous avons réussi à le rejoindre, il a été en mesure de provoquer des choses. Mais les problèmes de notre avantage numérique ne se limitent pas à cet aspect et son retour au jeu n’allait pas simplement les régler.»

Malgré son inefficacité en avantage numérique, le Canadien est parvenu jusqu’ici à se maintenir dans le portrait pour les éliminatoires. Avec 112 buts à cinq contre cinq, la troupe de Claude Julien partageait le sixième rang du circuit à ce chapitre avant les matchs de mardi, à égalité avec les Capitals de Washington.

«Nous sommes peut-être au-dessus des attentes de plusieurs. Il ne faut pas s’attarder seulement sur le négatif, mais il faut aussi regarder le positif, a rappelé Julien. Toutes les équipes ont des faiblesses, la nôtre en est une grande et c’est l’avantage numérique. Nous devons rectifier la situation et continuer à travailler là-dessus.»

Le Canadien aura un défi intéressant devant lui à ce niveau mercredi, alors que les Coyotes de l’Arizona seront les visiteurs. Les Coyotes représentent la meilleure unité du circuit en infériorité numérique avec une efficacité de 87,2 pour cent.

Canadien

Galchenyuk prêt pour son retour à Montréal

TORONTO — Alex Galchenyuk a eu besoin d'un peu de temps pour vraiment saisir l'ampleur de l'attention qui lui serait accordée à titre de joueur du Canadien de Montréal.

Troisième joueur choisi à la séance de sélection de 2012, l'adolescent qu'il était croyait, naïvement, que chaque équipe dans la LNH faisait l'objet d'une couverture médiatique semblable.

Canadien

Les fans répondent présent au concours d’habiletés du CH

La tempête qui frappait Montréal aurait pu en convaincre plusieurs de rester à la maison, mais c’était oublier la passion des partisans du Canadien

Près de 12 000 amateurs se sont rendus au Centre Bell sur les 17 000 billets émis pour assister à un concours d’habiletés mettant en vedette leurs favoris.

«Quand je me suis réveillé et que j’ai vu la situation désastreuse dehors, je n’étais pas certain que l’événement aurait lieu, a mentionné l’attaquant Tomas Tatar. Mais les partisans ont trouvé le moyen de venir. C’est extraordinaire et j’ai bien aimé l’expérience.»

«En s’en venant, je pensais qu’il n’y aurait peut-être pas beaucoup de monde, a ajouté Nicolas Deslauriers. Mais finalement, c’était bien plein. C’est là que tu vois que cette ville-là vit de hockey.»

Plusieurs familles avec de jeunes enfants avaient profité de cette occasion plus abordable qu’un match pour venir voir les joueurs du Canadien en action.

«C’est ma première fois», a dit Pierre, de Mirabel, qui arrivait aux côtés de sa fille.

De son côté, Enzo, de Montréal, et son garçon avaient hâte de voir Shea Weber et Paul Byron en action respectivement lors du concours du lancer le plus puissant et du patineur le plus rapide.

«Je pense que tout le monde s’attend à voir Weber gagner», a-t-il dit.

Tirs puissants

Weber et Byron ont répondu aux attentes. Le capitaine du Tricolore a décoché un tir à 103 milles à l’heure pour tout juste s’imposer devant Jeff Petry (102), tandis que Byron a complété un tour de patinoire en 13,680 secondes pour devancer Matthew Peca (14,062).

«J’avais beaucoup de pression, mais j’ai essayé de mon mieux pour être rapide», a dit Byron.

Tatar a remporté le concours des tirs de précision en atteignant les quatre cibles en autant de lancers, tandis que Joel Armia s’est imposé lors des tirs de précision longue distance en accumulant huit points.

Les joueurs ont aussi donné un spectacle lors d’un concours d’échappées. L’équipe des Blancs a battu l’équipe des Rouges 9-8 en bris d’égalité grâce à un but de Jonathan Drouin.

Gardiens invités

Les gardiens invités, Marie-Soleil Deschênes, des Canadiennes de Montréal, et Aubrey Haynes, qui est coordonnateur adjoint au développement hockey chez le Canadien, en ont eu plein la vue. Jesperi Kotkaniemi a réussi une belle manœuvre en pivotant avec la rondelle collée à la lame de son bâton et Brendan Gallagher a marqué sur un puissant lancer frappé. De son côté, Deslauriers a jeté les gants et foncé sur Haynes dans l’espoir qu’il ne soit pas en mesure de stopper la rondelle, en vain.

«C’est Gallagher qui m’a dit d’essayer ça parce que tout le monde sait que je n’ai pas tant de manœuvres dans mon sac pour les échappées, a raconté Deslauriers. J’ai essayé, mais la rondelle n’est quand même pas rentrée.»

L’ambiance était détendue et les joueurs avaient le sourire facile même s’ils avaient perdu la veille, alors que des paris avaient aussi été faits entre eux. Quelques épouses et enfants des joueurs les ont accompagnés sur les bancs des joueurs en bordure de patinoire. Youppi! était aussi de la partie, lui qui a réussi un tir à 56 milles à l’heure.

«Je pense que tous mes choix ont gagné, a dit Deslauriers. Shea, je suis pas mal certain que tout le monde s’y attendait. Il n’y a pas eu trop de surprises. Peut-être ‘Tuna’ (Tatar). Il est un franc tireur, mais 4-en-4, c’est assez rare.»

«Tout le monde souriait, les partisans avaient du plaisir, c’était un bel événement, a dit Tatar, qui en était à son premier concours du genre. Ça permet de changer les idées, d’oublier un peu les matchs. Ce fut agréable.»

Le Canadien sera de retour à l’entraînement mardi et accueillera les Coyotes de l’Arizona le lendemain. Il bénéficiera ensuite d’un long congé en raison de la pause du match des étoiles.

Canadien

Le Canadien est-il à cours de solutions pour relancer son avantage numérique?

MONTRÉAL — Le match commençait à glisser entre les doigts du Canadien samedi quand il s’est retrouvé en avantage numérique en deuxième période. Mais comme ça arrive souvent depuis plusieurs semaines, la formation montréalaise a été incapable de profiter de cette occasion, puis le vent a rapidement tourné.

Jonathan Drouin a décoché le seul tir au but du Canadien pendant cet avantage numérique plutôt désorganisé, puis les Flyers de Philadelphie ont inscrit deux buts quelques minutes plus tard, en route vers une victoire de 5-2.

Si Drouin a refusé la théorie selon laquelle cet avantage numérique infructueux avait été le point tournant dans la rencontre, son entraîneur-chef avait une vision différente des choses après le match.

«C’est sûr que ça n’aide pas quand votre avantage numérique ne génère absolument rien. (...) Cet avantage numérique là n’a pas donné grand-chose et le vent a semblé tourner par après,» a dit Julien.

Le Canadien n’a que deux buts en avantage numérique en 27 occasions à ses 11 dernières sorties. Et globalement depuis le début de la campagne, il occupe toujours le dernier rang de la LNH avec une efficacité de 12,6 pour cent.

Shea Weber se retrouve au troisième rang à travers la LNH au chapitre des buts en avantage numérique par un défenseur depuis son arrivée avec le Canadien en 2016 avec 16 - incluant 12 lors de sa première et seule saison complète avec le Tricolore. Il n’a toutefois inscrit que deux points en avantage numérique, deux buts, en 26 rencontres depuis son retour au jeu le 27 novembre après avoir raté presque une année complète à la suite d’opérations à un pied et à un genou.

Weber cachait mal sa frustration concernant les insuccès de l’avantage numérique après la défaite face aux Flyers.

«Vous me posez la question après chaque match. Je suis désolé, mais je n’ai pas de solutions, a-t-il affirmé. J’aimerais en avoir une, mais si c’était le cas, le problème aurait déjà été réglé.»

Julien semblait aussi à court d’explications.

«Nous envoyons 10 de nos meilleurs joueurs sur la glace, mais ils doivent prendre de meilleures décisions, a-t-il dit. C’est difficile à expliquer parce que nous sommes meilleurs à cinq contre cinq avec les mêmes joueurs qui évoluent à cinq contre quatre. Quelque chose doit s’améliorer. C’est la prise de décision, le choix de jeux. Des choses doivent s’améliorer parce que nous ne sommes pas du tout une menace en avantage numérique. C’était un peu mieux lors de certaines des dernières rencontres, mais (samedi soir), nous avons eu un avantage numérique et nous n’avons rien fait.»

Après avoir disputé 10 matchs en 17 jours depuis le début de janvier, le Canadien n’en a plus qu’un seul à l’horaire d’ici la fin du mois. Les joueurs et les entraîneurs auront non seulement l’occasion de se changer les idées, mais aussi un peu de temps pour peut-être retravailler certains éléments à la table à dessin.

Mais dans une saison où l’attitude est le mot-clé de l’équipe, la solution pourrait peut-être passer de ce côté-là.

«Tout le monde, et pas seulement en avantage numérique, mais aussi à cinq contre cinq, doit trouver un moyen d’envoyer la rondelle dans le fond du filet, a rappelé Max Domi, qui a marqué trois des 20 buts en supériorité numérique des siens cette saison. Quand ça va moins bien, vous avez parfois besoin d’un but moins joli, sur un tir qui dévie sur le derrière d’un joueur ou un patin. Il faut aller dans les endroits désagréables. Nous ne le faisons pas et c’est ce dont nous avons besoin.»

Le Canadien disputera un dernier match avant la pause du match des étoiles mercredi, quand il accueillera les Coyotes de l’Arizona.

Canadien

Le Tricolore se bute aux Flyers et voit sa série de victoires prendre fin

MONTRÉAL — Le Canadien n'a pas été en mesure de maintenir sa cadence et s'est plutôt mis à suivre celle des Flyers de Philadelphie, samedi.

L'offensive du Canadien a donc perdu ses repères, en plus de se buter à Carter Hart, et la formation montréalaise a vu sa série de victoires être stoppée à quatre à la suite d'un revers de 5-2 face aux Flyers de Philadelphie.

Le Canadien avait inscrit 15 buts à ses quatre parties précédentes. Après une première période intéressante, le Tricolore a toutefois été incapable de générer de la pression avec constance sur la défensive des Flyers jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

«Quand tu n'es pas récompensé, ces choses-là peuvent arriver, a noté l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. J'ai trouvé que notre vitesse d'exécution a ralenti un peu en deuxième et notre avantage numérique n'a rien donné non plus. Ils ont éventuellement marqué, puis une deuxième fois. En troisième, nous devions jouer du hockey de rattrapage.»

Nolan Patrick a réussi un doublé, Travis Konecny a récolté un but et une aide, tandis que James van Riemsdyk et Michael Raffl, dans un filet désert, ont aussi touché la cible pour les Flyers (19-23-6), qui ont gagné un troisième match de suite. Shayne Gostisbehere et Sean Couturier ont récolté deux aides chacun.

Max Domi et Brett Kulak ont fourni la timide réplique du Canadien (27-18-5), qui a encaissé un cinquième revers consécutif face aux Flyers. Sa dernière victoire contre la formation de la Pennsylvanie remonte au 5 novembre 2016.

Antti Niemi a cédé quatre fois contre 23 tirs.

Quatre jours après être passé à un arrêt du record du Tricolore avec 52, Niemi n'a eu qu'à stopper un tir en première période, un long dégagement de Travis Sanheim. Niemi est donc passé tout près de vivre la quatrième période de l'histoire du Tricolore sans accorder de tir au but à ses rivaux.

Les visiteurs ont finalement ouvert la marque tard en deuxième période. Konecny a sauté sur un retour avec 2:59 à faire, puis van Riemsdyk a dévié un tir de Robert Hagg dans l'objectif avec 1:26 à jouer.

Les Flyers ont porté un dur coup en ajoutant un troisième but à 7:05 de la troisième période, quand Patrick a complété une descente à deux contre un avec Wayne Simmonds.

Domi a toutefois redonné espoir aux spectateurs en répliquant seulement 30 secondes plus tard. Il s'agissait pour Domi d'un 16e but cette saison. Il a ainsi récolté au moins un point dans un quatrième match de suite, amassant deux buts et trois aides au cours de cette séquence.

Cependant, Patrick s'est assuré que les Flyers aient le dernier mot en ajoutant son deuxième du match avec 10:29 à faire, contournant Brendan Gallagher avant de battre Niemi d'un tir des poignets puissant et précis.

Kulak a marqué son troisième but de la saison avec 4:01 à faire, mais le mal était fait pour le Tricolore. Raffl a porté le coup de grâce avec 51,7 secondes à écouler en tirant dans un filet désert.

Outre Niemi à la place de Carey Price, l'entraîneur Claude Julien avait apporté un autre changement à sa formation. Charles Hudon avait pris la place de Matthew Peca, participant ainsi à seulement un quatrième match depuis le début du mois de décembre.

Les joueurs du Canadien seront de retour au Centre Bell dès dimanche matin pour un concours d'habiletés devant leurs partisans. Ils disputeront ensuite un dernier match avant la pause du match des étoiles mercredi, quand ils accueilleront les Coyotes de l'Arizona.

Échos de vestiaire

Le Canadien a conclu une séquence de neuf matchs en 15 jours avec un dossier de 5-4-0. Le défenseur Shea Weber commente:

«C'est correct, mais j'aurais préféré une victoire ce soir. On verra où ça va nous mener. Il y a quelques-unes de ces victoires que nous ne méritions pas nécessairement et que nos gardiens ont volées. Mais le hockey va parfois ainsi.»

Max Domi analyse ce qui a mené à la baisse d'intensité du Canadien:

«(Les Flyers) ont beaucoup de vétérans, de joueurs d'expérience. Ils ont été capables de ralentir le jeu et ils ont beaucoup de talent. Nous nous sommes éloignés de notre style rapide et avons commencé à jouer comme eux, plus lentement. Ils ont profité de leurs occasions et nous, non. Quand nous nous sommes retrouvés en arrière au pointage, nous n'avons pas été en mesure de revenir dans la rencontre.»

Charles Hudon a notamment décoché trois tirs au but et appliqué trois mises en échec en 15:13 de jeu à son premier match depuis le 8 janvier:

«Je me suis bien senti même si ça faisait longtemps que je n'avais pas joué. J'ai retrouvé mon synchronisme plus facilement que ce à quoi je m'attendais. J'ai manqué quelques occasions, mais au moins j'en ai eu.»

Canadien

Deux buts pour Tatar et quatre victoires de suite pour le Canadien

COLUMBUS, Ohio — Après Max Domi, ce fut au tour de Tomas Tatar de sortir de sa torpeur vendredi et le Canadien a gagné un quatrième match d’affilée pour une première fois cette saison en venant à bout des Blue Jackets de Columbus par la marque de 4-1.

Domi avait mis fin à une traversée du désert de 17 rencontres en touchant la cible dans une victoire de 5-1 face aux Panthers de la Floride, mardi. Tatar a enchaîné en mettant un terme à une disette de 10 matchs en y allant d’un doublé contre les Blue Jackets.

Tatar a profité d’un retour de lancer pour ouvrir le pointage après 6:44 de jeu en première période. Il a ajouté son 16e but de la campagne à 8:27 du deuxième vingt, grâce à une belle feinte devant le gardien.

Carey Price s’est occupé du reste, lui qui a repoussé 34 lancers. Joel Armia lui a donné un coussin un peu plus confortable en tirant dans un filet désert avec 2:14 et 1:12 à faire.

Shea Weber et Max Domi ont récolté deux aides chacun.

Le Canadien (27-17-5) avait subi la défaite à chacune de ses trois premières occasions cette saison quand il visait une quatrième victoire consécutive. Sa dernière séquence d’au moins quatre gains consécutifs remontait donc à la saison dernière, quand il avait enchaîné cinq victoires entre le 25 novembre et le 2 décembre 2017.

Il a aussi mis fin à une série de quatre défaites à Columbus. Sa dernière victoire en Ohio remontait au 26 novembre 2015. Price n’a toutefois jamais été le gardien du Tricolore lors de la série de revers.

Oliver Bjorkstrand, à 5:17 du troisième engagement, a marqué l’unique but des Blue Jackets (28-16-3), qui avaient remporté leurs quatre rencontres précédentes. Joonas Korpisalo, qui avait obtenu un quatrième départ en cinq rencontres des siens, a effectué 22 arrêts.

Le trio d’Artemi Panarin, Pierre-Luc Dubois et Cam Atkinson a été blanchi de la feuille de pointage. Cette unité avait récolté un total de 18 points au cours de la série de quatre victoires des Blue Jackets.

Matthew Peca avait été inséré dans la formation du Canadien en relève à Paul Byron. Ce dernier purgeait le premier d’une suspension de trois matchs pour un coup d’épaule à la tête du défenseur MacKenzie Weegar, des Panthers de la Floride, mardi.

Le Canadien reprendra le collier dès samedi, quand les Flyers de Philadelphie seront de passage au Centre Bell.

Canadien

Les deux visages de Danault

BROSSARD — Phillip Danault dit avoir deux visages. Le centre québécois est sympathique et rigoleur hors de la patinoire, mais beaucoup plus sérieux dans le feu de l’action sur la glace.

Questionné sur le côté flatteur que représente la transaction pour le Canadien, qui l’avait acquis des Blackhawks de Chicago le 26 février 2016 en retour de Dale Weise et Tomas Fleischmann, Danault a montré son côté farceur, jeudi.

«Marc (Bergevin), c’est un génie», a-t-il répondu en riant.

Sur la glace, c’est un tout autre visage que Danault présente. Le natif de Victoriaville est un joueur à son affaire, responsable et qui depuis cinq semaines se veut le meilleur pointeur du Canadien avec 17 points en autant de rencontres.

«C’est quelque chose que j’ai appris, avoir deux personnalités, une sur la glace et une hors glace, a-t-il indiqué, attribuant cette mentalité à Patrice Bergeron, des Bruins de Boston. Je suis bien gentil hors glace, mais sur la glace, c’est autre chose. C’est ma carrière.»

Danault a souvent indiqué que son modèle était Bergeron, un joueur qui contribue également offensivement et qui ne se contente pas d’un rôle défensif. Sa production des dernières semaines démontre son potentiel offensif, surtout quand on pense qu’il ne se retrouve que très rarement sur la patinoire lorsque le Canadien joue en avantage numérique.

«J’ai maintenant trois saisons d’expérience dans la Ligue nationale et je m’améliore chaque année, a rappelé Danault quand on lui a demandé s’il connaissait ses meilleurs moments en carrière. J’ai toujours voulu progresser comme ça. Je veux continuer. Je sais que j’en ai encore plus à offrir.»

Joueur complet

Toujours perçu comme un joueur complet, même à ses années dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Danault a déjà connu de bons moments à l’attaque avec le Tricolore. Sa production est toutefois plus constante cette saison, alors que ses 32 points en 48 matchs laissent croire qu’il se dirige vers une première campagne de 50 points dans la LNH.

Claude Julien a souvent louangé Danault depuis le début de la campagne. Jeudi, l’entraîneur-chef du Tricolore a toutefois calmé le jeu lorsqu’il a été comparé à Bergeron.

«Je ne veux rien enlever à Phillip, mais l’autre gars a gagné des trophées Selke, les Jeux olympiques, le Championnat du monde et une coupe Stanley, a-t-il rappelé au sujet de Bergeron, qu’il a dirigé pendant 10 saisons chez les Bruins. Ça n’exclut pas le fait que Phillip joue du très bon hockey. Nous nous fions beaucoup à lui, nous lui donnons beaucoup de responsabilités, comme Bergeron à Boston, mais je n’aime pas faire les comparaisons, parce qu’il y en a un qui a plus d’expérience que l’autre.

«Phillip va dans la bonne direction. Il veut imiter Bergeron et il essaie de faire les choses qui vont lui donner cette opportunité-là. Il fait du bon travail sur les mises en jeu et en infériorité numérique. Je peux me fier à lui tard dans les matchs pour les mises en jeu dans notre territoire. Tout ça fait de lui un joueur extrêmement utile.»

Danault a réussi un premier tour du chapeau dans la LNH le 22 décembre, dans une victoire de 4-3 en prolongation face aux Golden Knights de Vegas. Il admet que cette performance lui a permis de prendre un peu plus confiance autour du filet adverse.

«Ça m’a montré que je suis capable de marquer, a-t-il noté. Je veux être un attaquant solide défensivement et offensivement. C’est ce que j’ai toujours voulu, un peu comme Patrice (Bergeron). Je pense que je suis sur la bonne voie.»

Danault a encore des croûtes à manger avant de faire partie de l’élite de la LNH comme Bergeron, qui a déjà connu quatre saisons de 30 buts et deux campagnes de 70 points. Mais puisque Max Domi et Jonathan Drouin ont ralenti depuis quelques semaines, sa récente production a valu son pesant d’or au Tricolore, ce qui continue de faire bien paraître celui qui a fait son acquisition il y aura bientôt trois ans.

Canadien

Niemi brillant face aux Panthers

Antti Niemi est passé à un arrêt près d’égaler un record d’équipe, repoussant 52 tirs face aux Panthers de la Floride, mardi, et le Canadien l’a emporté 5-1.

Carey Price, le 14 novembre 2009, et Wayne Thomas, le 10 mars 1974, ont réalisé les deux seules performances de 53 arrêts dans l’histoire du Canadien.

«Ç’aurait été spécial, a dit l’attaquant Max Domi quand il a été informé de l’aspect presque historique de la performance de Niemi. Peut-être qu’il le fera lors du prochain match!»

Le gardien finlandais a néanmoins établi un record personnel. Son ancienne marque était de 48, le 3 mars 2018, dans un revers en prolongation de 3-2 face aux Bruins, à Boston.

Niemi a été solide, frustrant notamment Juho Lammikko en échappée en début de rencontre, alors que les Panthers ont décoché les huit premiers tirs. Il a aussi joué de chance quand Evgenii Dadonov a atteint le poteau en fin de premier vingt.

Le vétéran gardien a également eu droit aux acclamations des spectateurs en troisième période, après avoir sorti la jambière gauche au dernier moment pour frustrer Henrik Borgstrom sur un retour.

«Je ne pense pas que ça me soit déjà arrivé. J’étais ému. [...] Avec tous les hauts et les bas, c’était agréable d’enchaîner les bonnes performances», a indiqué le gardien.

Niemi a porté sa fiche à 8-4-1 cette saison.

«Il a été excellent ce soir, a reconnu l’entraîneur-chef Claude Julien. Il a fait des gros arrêts dans des moments importants où la Floride aurait pu revenir dans le match. C’est grâce à lui si nous avons été capables de gagner ce match-là.»

Pour leur part, Domi et l’avantage numérique du Canadien ont interrompu deux longues disettes.

Domi a mis fin à une séquence personnelle de 17 rencontres sans toucher la cible en marquant le troisième but du Canadien, quelques minutes après avoir été frustré par la centrale de révision de la LNH qui lui a refusé un but. Domi a inscrit un premier but depuis le 9 décembre face aux Blackhawks de Chicago —  son 15e de la saison — quand il a profité d’un retour de lancer avec 3:07 à faire en deuxième période.

Shea Weber a quant à lui freiné à 28 la séquence du Tricolore sans marquer en avantage numérique à domicile. Weber, qui a aussi récolté une aide, a fait mouche après 29 secondes de jeu en deuxième période, ce qui créait l’égalité 1-1. Il a fait bouger les cordages grâce à un puissant lancer sur réception.

«Vous devez trouver le moyen de gagner. Chaque équipe traverse des séquences comme celle-là au cours de la saison. Je suis certain qu’il y en a d’autres qui nous attendent. Vous devez trouver le moyen de gagner, d’arracher les points comme nous l’avons fait cette fois-ci. Ce sont de précieux points qui pourraient faire la différence en fin de saison», a commenté le capitaine.

Phillip Danault, Jesperi Kotkaniemi et Brendan Gallagher, dans un filet désert, ont aussi marqué pour le Canadien (26-17-5), qui a conservé ses acquis au septième rang dans l’Association de l’Est. Jordie Benn a amassé une aide, atteignant le plateau des 100 points en carrière dans la LNH.

Mike Hoffman a inscrit l’unique but des Panthers (17-20-8), qui ont encaissé un septième revers d’affilée (0-5-2). James Reimer a effectué 23 arrêts.

Embouteillé en première

Les joueurs des Panthers avaient organisé une réunion au terme de leur entraînement matinal. Ils ont embouteillé le Canadien en première période, mais le Canadien a été en mesure de renverser la vapeur lors du deuxième engagement.

«Habituellement, une équipe réagit après une réunion, a noté Julien. Nous en étions conscients. C’était à nous d’être prêts. Nous n’avons pas commencé en lion, mais nous avons trouvé le moyen de jouer assez bien pour gagner le match. Nous avons profité au maximum de nos chances.»

Le défenseur des Panthers MacKenzie Weegar a quitté la rencontre après 3:40 de jeu en deuxième période après avoir été atteint à la tête par une mise en échec de Paul Byron derrière le filet des visiteurs. Mark Pysyk est venu à la défense de son coéquipier, mais Byron a refusé d’engager le combat. L’attaquant du Tricolore a été le seul joueur puni sur la séquence, écopant une punition mineure pour assaut.

L’entraîneur des Panthers, Bob Boughner, aurait préféré une sanction plus sévère à l’endroit de Paul Byron. «Je crois qu’il aurait dû recevoir une punition majeure de cinq minutes. Je crois que ses pieds ont quitté la glace. [...] Il y a intention de blesser et nous allons laisser la ligue réviser la séquence et voir ce qu’elle en pense.»

Après la rencontre, le Canadien a annoncé qu’il avait cédé le défenseur Karl Alzner au Rocket de Laval. Toutefois, la direction de l’équipe prévoit le rappeler jeudi et il devrait accompagner l’équipe lors du voyage à Columbus en prévision du match de vendredi contre les Blue Jackets.

Samedi, le Canadien accueillera les Flyers de Philadelphie au Centre Bell.

Canadien

Petry joue les héros en prolongation

BOSTON — Jeff Petry a marqué un but de haute voltige 15 secondes après le début de la prolongation et le Canadien de Montréal a défait les Bruins de Boston 3-2, lundi.

Max Domi s’est créé de l’espacé pour un tir au centre de la glace. Tuukka Rask l’a stoppé du gant mais Petry a fouetté le rebond avec succès du revers, au vol.

«Petry vient d’une famille de baseball, a dit Julien avec le sourire. Il a montré ses talents. On va le prendre comme un circuit.»

Brendan Gallagher et Paul Byron ont été les autres buteurs du Canadien.

Carey Price a bloqué 41 tirs, aidant le Canadien à mériter un troisième gain en quatre matchs. Price a été déjoué par Brad Marchand et David Krejci.

Canadien

Alors que le jeu se resserre, le Canadien pourra-t-il jouer avec la même fougue?

Une question qui revenait en début de saison était celle concernant la probabilité de voir le Canadien jouer avec la même énergie tout au long de la saison.

Un style rapide et une volonté de ne jamais baisser les bras ont fait la force de la formation montréalaise lors de la première moitié de la campagne. Mais voilà que l’équipe a un peu plus de difficultés à marquer depuis le début de la nouvelle année. Les particularités du calendrier n’aident pas non plus les joueurs à jouer avec la même énergie chaque soir.

L’offensive a été plutôt discrète lors des six dernières rencontres, alors qu’elle a généré 10 buts, incluant celui de Jordie Benn dans un filet désert samedi soir dans un gain de 3-0 contre l’Avalanche du Colorado. Cette victoire a conclu une semaine au cours de laquelle le Canadien n’a pas souvent affiché son plus beau visage, particulièrement jeudi, dans un revers de 4-1 face aux Blues, à St. Louis.

Alors que Claude Julien répète depuis quelques semaines que le jeu se resserre en deuxième moitié de saison, sera-t-il plus difficile pour le Canadien de continuer à afficher la même fougue que lors de la première portion du calendrier?

«C’est une bonne question, mais ça ne peut pas nous servir d’excuse, a répondu Phillip Danault après la victoire contre l’Avalanche. Il faut continuer à jouer avec énergie et croire en notre système. Le personnel essaie de s’assurer que nous ayons beaucoup d’énergie. Les journées de repos seront très importantes.»

Même si les chances de marquer n’ont pas été nombreuses lors des deux premières périodes contre l’Avalanche, le capitaine Shea Weber ne croyait pas que c’était le résultat d’un manque d’énergie de la part du Tricolore. Il était même satisfait de l’effort fourni par l’équipe lors de ce duel au terme d’une semaine de quatre matchs en six jours, incluant des déplacements vers Detroit et St. Louis.

«Je crois que nous avons joué avec énergie et c’est ce que nous devons faire chaque soir, a-t-il rappelé. C’est pour cette raison que nous avons eu du succès en première moitié de saison. Quand nous jouons avec énergie, nous nous donnons chaque fois une chance de gagner.

«Il y a de moins en moins d’espace sur la patinoire, a-t-il ajouté au sujet du jeu en deuxième moitié de campagne. Et le jeu sera encore plus fermé lors des séries.»

Jesperi Kotkaniemi a profité de la visite de l’Avalanche pour marquer un premier but en 13 rencontres. Le Finlandais âgé de 18 ans s’est fait plus discret sur la patinoire depuis quelques semaines. La deuxième moitié de saison représentera un tout nouveau défi pour lui qui n’a jamais connu une saison de 82 rencontres.

«C’est nouveau pour moi, mais j’essaie de profiter de chaque journée et d’offrir le meilleur de moi-même», a dit Kotkaniemi.

«Même s’il a marqué un gros but (contre l’Avalanche), il a aussi eu des présences plus difficiles, a analysé Julien. C’est ça la deuxième moitié de saison. Mais il est un jeune joueur qui apprend rapidement. On l’avait vu entre le camp des recrues et le camp d’entraînement de l’équipe. Il y avait eu une progression. Je crois que ce sera la même chose avec la deuxième moitié de saison. Je crois qu’il va rapidement voir comment le jeu change et comment il devra s’ajuster de ce côté-là.»

Si Kotkaniemi est en mesure d’augmenter sa contribution offensive, cela pourrait enlever un peu de poids sur les épaules de Max Domi, qui n’a pas touché la cible à ses 16 dernières sorties, et de Jonathan Drouin, auteur de six points à ses 13 derniers matchs.

Le calendrier ne fera pas de grâces au Canadien lors de la prochaine semaine. La troupe de Claude Julien sera à Boston lundi pour y affronter les Bruins avant de revenir à Montréal pour accueillir les Panthers de la Floride mardi. Le manège se répétera vendredi et samedi, avec d’abord un duel face aux Blue Jackets à Columbus, puis un autre contre les Flyers de Philadelphie le lendemain au Centre Bell.