Canadien

Nouveau contrat d'un an pour Niemi

MONTRÉAL — Malgré les déboires de l’équipe, Antti Niemi a suffisamment aimé son expérience à Montréal en 2017-2018 pour vouloir y passer au moins une autre année.

Après avoir relancé sa saison dans l’uniforme du Canadien, le vétéran gardien finlandais a paraphé une entente d’un an avec le Tricolore, mardi.

Niemi, qui aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet, touchera un salaire de 950 000 $ US l’an prochain.

Après avoir affiché une moyenne de 6,75 en cinq matchs avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride pendant le premier mois de la saison, Niemi a bénéficié d’une troisième chance de faire amende honorable avec la troupe de Claude Julien, à compter de la mi-novembre. Il ne l’a pas loupée.

En 19 sorties avec le Canadien, dont 17 à titre de partant, l’athlète de 34 ans a présenté une fiche de 7-5-4, une moyenne de 2,46 et un taux d’arrêts de ,929. Il a également signé un jeu blanc.

Ce rendement lui a valu d’être nommé à titre de représentant de l’équipe pour l’obtention du trophée Bill-Masterton, un honneur qui vient récompenser l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.

«La principale raison qui m’a incité à signer avec le Canadien, c’est la façon dont la saison s’est déroulée l’an dernier et comment j’ai pu rebondir, a précisé Niemi lors d’une téléconférence alors qu’il se trouvait à sa résidence de Dallas.

«À cause de la façon dont j’ai joué à Montréal, et parce que je me suis senti très confiant, je ne voyais pas le besoin de changer. Ce n’était pas une question d’aller chercher le plus d’argent [possible]», a ajouté Niemi, qui s’est également dit satisfait d’avoir paraphé un entente d’un an.

Lutte à prévoir

Le retour de Niemi tend à indiquer que le jeune Charlie Lindgren amorcera la prochaine saison avec le Rocket de Laval, le club-école du Tricolore dans la Ligue américaine. Toutefois, rien n’est nécessairement coulé dans le béton et un camp d’entraînement peut être le théâtre de rebondissements totalement inattendus.

Quoiqu’il en soit, Niemi a repris un discours qu’il a maintes fois prononcé pendant la dernière saison, lorsque questionné sur une lutte possible avec Lindgren au poste d’adjoint à Carey Price.

«En ce qui a trait avec ce qui va se passer au camp d’entraînement et pendant la saison, je veux faire mon travail du mieux possible jour après jour, me concentrer sur les bonnes choses sans trop penser au résultat.»

En revenant avec le Canadien, Niemi continuera de travailler avec Stéphane Waite avec lequel la complicité semble grande. Par contre, il retrouve aussi une formation qui a connu l’une de ses pires saisons depuis longtemps et qui n’est pas assurée de rebondir en 2018-2019.

À ce sujet, Niemi s’est dit confiant.

«Nous avons connu une saison difficile l’an dernier, mais l’année d’avant, l’équipe avait été bonne. Je pense que nous avons le talent nécessaire. Je crois que nous avons une bonne équipe.»

Originaire de Vantaa, Niemi a disputé 447 matchs dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago, les Sharks de San Jose, les Stars de Dallas, les Penguins, les Panthers et le Canadien. Son palmarès s’établit à 234-134-55, avec une moyenne de 2,52 buts et un pourcentage de ,913. Il compte également 36 blanchissages.

Il a remporté la Coupe Stanley avec les Blackhawks en 2010.

Jamais repêché, Niemi a été réclamé au ballottage par le Canadien, le 14 novembre dernier.

Le Canadien a également annoncé la nomination de Paul Wilson à titre de vice-président principal, affaires publiques et communications du Groupe CH. Il assumera la gestion de l’ensemble des affaires publiques et des communications de l’entreprise et siégera au sein du comité de direction. Il entrera officiellement en poste le 6 août.

Canadien

Joël Bouchard devient l’entraîneur-chef du Rocket de Laval

MONTRÉAL — Joël Bouchard a fait l’objet de plusieurs spéculations au cours des derniers mois. Le nouvel entraîneur-chef du Rocket de Laval a toutefois accepté le poste qu’il convoitait.

Le Canadien de Montréal a confirmé jeudi l’arrivée de l’ex-entraîneur-chef et directeur général de l’Armada de Blainville-Boisbriand à la tête de son club-école de la Ligue américaine. C’est le dg du «grand club», Marc Bergevin, qui en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse à la Place Bell.

Plusieurs estimaient que Bouchard pourrait avoir les doubles fonctions avec le Rocket, soit celle de directeur général en plus de celle d’entraîneur-chef. Qui plus est, plusieurs le voyaient remplacer Larry Carrière comme adjoint à Bergevin. Ce n’est pas le cas.

«J’espère seulement être un gars de hockey. Je n’ai jamais cherché à mettre un titre sur ce que je faisais, a humblement fait remarquer Bouchard. Tout ce que je fais, je le fais avec passion. [...] L’opportunité pour moi qui était la plus enrichissante, l’emploi que je voulais, c’était entraîneur-chef du Rocket de Laval.»

Après l’ajout de Dominique Ducharme au personnel hockey du club — celui-ci secondera Claude Julien derrière le banc du grand club — Bouchard est le deuxième Québécois de haut profil à se joindre au Canadien. Aux yeux de Marc Bergevin, l’organisation ne pouvait pas laisser passer ces deux hommes.

«C’est certain que tu t’assois, tu fais une liste. Tu discutes à l’interne. Les deux noms qui revenaient tout le temps, c’étaient ces deux-là, a-t-il raconté. C’est certain qu’on ne pouvait pas ne pas évaluer d’autres candidats, mais ces deux hommes-là étaient ciblés.

«Nous avions deux gars au Québec avec beaucoup de talent. Ma vision, c’était d’avoir les deux à Montréal et nous avons trouvé le moyen de les amener tous les deux», a-t-il ajouté plus tard.

Bergevin avait d’ailleurs entamé les discussions il y a quelques semaines avec son nouvel employé.

«Quelques jours après l’annonce [du congédiement] de Sylvain Lefebvre [le 17 avril], j’ai contacté Joël, a-t-il expliqué. Au cours des dernières années, nous avons souvent discuté de certains joueurs. Je lui ai expliqué la vision que j’avais pour le Rocket. De son côté, il était intéressé, mais par respect pour l’Armada, il souhaitait terminer ce qu’il avait commencé. J’étais d’accord avec ça. Je lui ai alors dit que dès que sa saison se terminerait — en souhaitant que ce soit le plus tard possible —, nous en reparlerions. Depuis deux jours, il y a eu beaucoup de négociations.»

S’ajuster, mais rester soi-même

Le nouvel entraîneur choisira bientôt ses adjoints, puisque les services de Donald Dufresne et de Nick Carrière n’ont pas été retenus.

Bouchard a passé les sept dernières saisons dans l’organisation de l’Armada, dont les quatre dernières à titre de directeur général et entraîneur-chef. L’homme âgé de 44 ans l’a notamment menée jusqu’en finale de la LHJMQ, avant de plier l’échine en six matchs face au Titan d’Acadie-Bathurst, plus tôt cette semaine.

Il a remporté 145 de ses 244 rencontres à la barre de l’Armada. Il sait toutefois que le passage du junior aux rangs professionnels lui demandera un certain ajustement.

«Coacher, c’est coacher, a-t-il d’abord lancé. C’est certain que le discours ne peut pas être le même, mais dans la Ligue américaine, il y a un amalgame. T’as des gars qui sortent du junior, d’autres qui sont des vétérans de la Ligue américaine. T’as des joueurs qui descendent de la Ligue nationale.

«D’un autre côté, je ne peux qu’être Joël Bouchard. La journée où je tenterai de diriger différemment, je serai dans le trouble.»

Avant de se joindre à l’Armada, Bouchard a occupé les fonctions d’entraîneur adjoint — aux côtés de Ducharme — avec le Junior de Montréal de 2008 à 2011, avant que la concession ne soit relocalisée à Blainville-Boisbriand. Il a également occupé les fonctions de directeur général de l’équipe nationale du Canada au Championnat mondial de hockey junior, remportant une médaille d’argent en 2017 et une médaille d’or en 2018.

L’ex-joueur de la LNH a porté les couleurs des Flames de Calgary, des Predators de Nashville, des Stars de Dallas, des Coyotes de Phoenix, des Devils du New Jersey, des Rangers de New York, des Penguins de Pittsburgh et des Islanders de New York au fil de sa carrière.

Nouvelles fonctions pour Carrière

Bergevin a profité de ce point de presse pour clarifier la situation de son organigramme, alors que Carrière, qui était son adjoint et dg du Rocket, sera dorénavant responsable du personnel des joueurs de la Ligue américaine.

«Rick Dudley a quitté pour la Caroline. Quand je suis arrivé à Montréal, je n’avais pas d’expérience comme directeur général et lui avait occupé ce poste avec quatre équipes, a noté Bergevin. J’ai un gars comme Scott Mellanby qui fait de l’excellent travail comme adjoint, et nous avons aussi Trevor Timmins qui est également adjoint au dg. C’est donc complet à ce niveau-là.»

Dans ses nouvelles fonctions, Carrière sera appelé à assister à davantage de rencontres de la ECHL, qui sert à combler les besoins du Rocket.

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ROY APPLAUDIT BERGEVIN

Selon Patrick Roy, l’arrivée de Joël Bouchard derrière le banc du Rocket de Laval constitue une autre bonne décision récente de Marc Bergevin.

«Avec Dominic Ducharme qui va comme adjoint avec le Canadien et Joël aussi qui s’en va dans l’organisation, c’est l’fun de voir ce que Marc Bergevin fait. Il reconnaît le potentiel de certains entraîneurs dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et il donne la chance à ces gens-là de continuer à vivre leur passion», affirme Roy, à propos du dg du Canadien.

L’accession de Bouchard à la Ligue américaine s’avère par ailleurs «un cheminement qui est sage et bien calculé» de la part du principal intéressé. «C’est extraordinaire pour lui, ça va être une belle aventure. Joël était rendu là. À un moment donné, il faut que tu essaies de voir si tu es capable d’aller plus loin et c’est ce que Joël essaie de voir, jusqu’où il peut aller», dit Roy.

Roy est tout juste de retour comme directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, double fonction qu’occupait Bouchard au sein de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Les deux clubs juniors ont Québecor comme actionnaire majoritaire.  Olivier Bossé

Canadien

Le centre suédois Lukas Vejdemo signe un contrat de deux ans avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a fait signer un contrat d'entrée de deux ans à l'attaquant suédois Lukas Vejdemo.

L'équipe en a fait l'annonce dans un communiqué mercredi après-midi.

Le joueur de centre de 22 ans a amassé 22 points, dont 10 buts, en 47 matchs de saison régulière avec Djurgardens dans la Ligue de hockey suédoise (SHL) en 2017-2018.

Il a ajouté une mention d'aide en sept matchs durant le parcours du club en séries.

Le Suédois a fait ses débuts dans la SHL en 2014-2015. Depuis, il a disputé 150 matchs de saison régulière, amassant 19 buts et récoltant 47 points tout en affichant un ratio défensif de plus-16.

Le Canadien a sélectionné Vejdemo au troisième tour, 87e au total, au repêchage de 2015.

Canadien

Dudley quitte pour les Hurricanes et défend Bergevin

MONTRÉAL — En Rick Dudley, Marc Bergevin a dit perdre un conseiller, un confident et un ami. Il faut le croire sur parole, car Dudley a pris sa défense de façon claire et nette.

Lors d’une conférence téléphonique de près de 30 minutes mardi, le nouveau vice-président principal aux opérations hockey des Hurricanes de la Caroline a affirmé que Bergevin avait fait l’objet, au cours de la dernière saison, de critiques qu’il a jugé injustifiées. En fait, Dudley s’est blâmé de ne pas avoir réussi à épauler davantage le directeur général du Canadien de Montréal.

«La saison a été décevante et je ne sais pas ce que j’aurais pu faire exactement, mais j’aurais aimé pouvoir l’aider un peu plus. Marc est une bonne personne, un homme honnête qui prend son travail très au sérieux. Il en a un peu pris pour son rhume cette saison et il ne le méritait pas. J’aurais souhaité que les résultats soient différents. Et je sais qu’ils le seront dans le futur», a-t-il mentionné.

Le départ de Dudley survient moins d’un mois après le bilan de fin de saison du Canadien, lors duquel le président Geoff Molson avait annoncé qu’une évaluation complète du personnel de l’équipe serait menée.

À cet égard, Dudley a dit qu’il avait amorcé une réflexion bien avant la conférence de presse du 9 avril à Brossard, et qu’il se sentait alors mûr pour un nouveau défi.

«Il y a un certain temps déjà, j’avais discuté avec ‘‘Berg’’ [Bergevin] et je lui avais dit que je pourrais être tenté de regarder dans une nouvelle direction une fois la saison terminée», a raconté le Torontois de 69 ans, dont le contrat avec le Canadien venait à échéance à la fin de la saison qui vient de se terminer.

Dès lors, a ajouté Dudley, Bergevin lui a donné la permission de communiquer avec d’autres organisations.

«Marc m’a demandé de ne pas prendre de décision finale avant de lui parler. C’est ce que j’ai fait. J’ai continuellement échangé avec lui et il a très bien réagi face à tout ça. C’était bien avant [le bilan de fin de saison] et ce n’est pas quelque chose qui m’inquiétait.»

Retrouvailles avec Wadell

Dudley n’a pas précisé combien d’organisations il avait contactées, mais les Hurricanes étaient l’une d’elles. Les échanges ont sans doute été cordiaux entre Dudley et Don Waddell, le président des Hurricanes, car leurs liens sont étroits et remontent aux années 80. Dudley et Waddell ont notamment travaillé ensemble avec les Thrashers d’Atlanta, il y a environ dix ans.

Ainsi, alors qu’il regardait le tirage au sort au petit écran à son domicile samedi soir — un tirage au sort qui a procuré aux Hurricanes le deuxième choix du prochain repêchage — Dudley avait déjà le sentiment qu’il se joindrait à la formation de la Caroline du Nord.

«Les discussions ont avancé puis, les choses ont ralenti un peu. Mais de nouveau la semaine dernière, tout laissait croire que ce serait ma destination. Ça s’est réglé au cours des derniers jours. On peut dire que samedi, j’avais le pressentiment que c’est là que j’allais aboutir.»

En se joignant aux Hurricanes, Dudley dit retourner dans un État américain qu’il connait bien et qu’il dit adorer. Ça ne l’empêchait pas de ressentir un pincement au cœur à l’idée de quitter Bergevin, un ami de longue date.

«Oui, ç’a été difficile. Mais j’avais vraiment le sentiment que le temps était venu d’affronter un nouveau défi. Le personnel à Montréal est pas mal solide, ces gens vont de l’avant et ils savent ce qu’ils font. Mais ils vont me manquer», a affirmé celui qui compte plus de 45 ans d’expérience dans le hockey professionnel, dont 25 comme membre de la direction d’une équipe.

Invité à expliquer ce qui s’était passé chez le Canadien lors de la dernière saison, Dudley a parlé d’une combinaison de facteurs, à commencer par la blessure de Shea Weber, du début de saison inférieur aux attentes de l’équipe et du gardien Carey Price.

«Tout ça a eu un effet boule de neige. Montréal est une ville où il est très difficile de jouer, de diriger et de gérer parce que tout ce qui va mal est amplifié. C’est merveilleux quand ça va bien mais c’est difficile quand les choses ne vont pas aussi bien. En toute honnêteté, j’aimerais pouvoir identifier un élément qui expliquerait pourquoi ça ne s’est pas passé comme espéré. Mais il y en a eu plusieurs. Je pense que ce sera différent l’an prochain car les joueurs ne voudront pas revivre la même chose. Je crois qu’ils seront affamés.»

LNH

Repêchage: Buffalo gagne à la loterie Dahlin

Les Sénateurs d’Ottawa ont été les grands perdants de la loterie pour le premier choix de la LNH samedi soir, alors que le Canadien de Montréal a joué un peu de chance pour se hisser au troisième rang.

C’est bien pour le Tricolore, qui n’a pas eu une sélection aussi élevée depuis Alex Galchenyuk en 2012, mais il reste que les grands gagnants de la «loterie Rasmus Dahlin» ont été les Sabres de Buffalo, qui sont repartis des studios de la CBC à Toronto avec le gros lot de la soirée de samedi. Ils avaient été la pire équipe de la LNH au cours de la dernière campagne tout comme lors des saisons 2014 et 2015, quand ils n’avaient pas gagné à la loterie. Eux qui avaient 18,5 % des chances de l’emporter, ils pourront mettre la main sur le défenseur suédois qui est le meilleur espoir selon tous les observateurs.

«Nous sommes absolument en extase. Je suis très heureux pour nos partisans de l’ouest de l’état de New York... Nous avons hâte d’ajouter un excellent joueur à notre groupe ici», a déclaré le directeur général des Sabres Jason Botterill. 

Les Hurricanes de la Caroline ont aussi gagné à ce jeu de hasard, alors qu’ils ont obtenu le deuxième choix, eux qui n’avaient que 3 % de chances de remporter la toute première sélection, les 11e meilleures probabilités.

Les Sénateurs avaient les deuxièmes meilleures chances de remporter le premier choix à 13,5 %, mais ils ont plutôt reculé de deux rangs par rapport à leur 30e place sur 31 clubs au classement et ils auront le quatrième choix au total lors du repêchage du 22 juin prochain à Dallas. 

«On espérait tous obtenir le premier choix, c’est certain. Mais le quatrième choix, c’est quand même excitant pour notre franchise. Nous n’avons pas eu un choix dans les cinq premiers depuis 17 ans. Que l’on choisisse un attaquant ou un défenseur, on sait que nous allons obtenir un joueur d’impact qui va nous aider en attaque», a commenté leur directeur général Pierre Dorion en entrevue téléphonique avec Le Droit.

Ottawa n’a jamais parlé quatrième à l’encan annuel des meilleurs espoirs amateurs au monde. Le club ne pouvait pas descendre plus bas qu’au cinquième rang. Leur dernière sélection aussi élevée avait été Jason Spezza en 2001, avec le deuxième choix obtenu des Islanders de New York contre Alexeï Yashin. Ils ont eu le tout premier choix à trois occasions avant 1996 (Alexandre Daigle, Bryan Berard et Chris Phillips), ainsi que le deuxième (Yashin en 1992) et le troisième (Radek Bonk en 1994). 

Concernant Dahlin, l’arrière suédois qui a dit en entrevue à la CBC avant la loterie qu’Erik Karlsson «est le joueur de la LNH que j’aime le plus regarder», Dorion a ajouté : «Les gens sont d’accord qu’il va être un très bon joueur. Mais le premier choix n’est pas toujours le meilleur joueur d’un repêchage. Il a réalisé de belles choses à 17-18 ans, Les choses peuvent changer, on va tenter de repêcher le meilleur joueur possible», a-t-il dit.

La décision a déjà été prise de conserver cette sélection qui était protégée dans l’échange qui a amené Matt Duchene du Colorado. L’Avalanche obtiendra plutôt le premier choix des Sénateurs au repêchage de 2019 qui aura lieu à Vancouver.

Les 15 premiers choix au prochain repêchage

  1. Sabres de Buffalo
  2. Hurricanes de la Caroline
  3. Canadien de Montréal
  4. Sénateurs d’Ottawa
  5. Coyotes de l’Arizona
  6. Red Wings de Detroit
  7. Canucks deVancouver
  8. Blackhawks de Chicago
  9. Rangers de New York
  10. Oilers d’Edmonton
  11. Islanders de New York
  12. Islanders de New York (obtenu de Calgary)
  13. Stars de Dallas
  14. Flyers de Philadelphie (obtenu de St. Louis)
  15. Panthers de la Floride

Canadien

Byron opéré à l'épaule, absent six mois

MONTRÉAL – Le Canadien de Montréal a annoncé que l'attaquant Paul Byron avait subi mercredi une intervention chirurgicale à l'épaule droite, et que sa période de rééducation sera de six mois.

L'intervention a été effectuée par le Dr William Levine, à New York, a-t-on précisé dans le communiqué.

Byron, qui est âgé de 28 ans, a marqué 20 buts et amassé 15 mentions d'aide en 82 matchs avec le Tricolore cette saison. Il a ainsi atteint le plateau des 20 buts pour une deuxième fois en carrière, et pour une deuxième saison consécutive.

Le joueur originaire d'Ottawa a été repêché par les Sabres de Buffalo au sixième tour, 179e au total, en 2007, et il a été réclamé au ballottage des Flames de Calgary au début de la saison 2015-2016.

Canadien

Sylvain Lefebvre perd son poste à Laval

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a annoncé que l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, Sylvain Lefebvre, a été relevé de ses fonctions, mardi.

Le statut des entraîneurs adjoints Donald Dufresne, Nick Carrière et Marco Marciano sera déterminé une fois le processus de sélection du nouvel entraîneur-chef complété.

«Je tiens à remercier sincèrement Sylvain pour sa loyauté, son travail et sa contribution au sein de l’organisation lors des six dernières saisons. [...] La décision de relever Sylvain de ses fonctions a été très difficile, car j’ai beaucoup de respect pour lui, et je le considère comme un très bon entraîneur. J’ai pris soin de discuter de la situation avec Larry Carrière également, et je considère que le temps est venu pour notre club-école d’avoir une nouvelle direction au poste d’entraîneur-chef», a déclaré le directeur général du Tricolore Marc Bergevin par voie de communiqué.

Âgé de 50 ans, Lefebvre a été nommé entraîneur-chef des Bulldogs, le club-école du Canadien dans la Ligue américaine de hockey, le 13 juin 2012. Il a dirigé l’équipe dans l’AHL pendant six saisons, soit de 2012 à 2018, à Hamilton, St. John’s, et à Laval. Lefebvre a dirigé un total de 456 matchs en saison régulière dans l’AHL.

Comme joueur, Lefebvre a passé six saisons dans l’organisation du Canadien, dont trois à Montréal de 1989 à 1992.

Canadien

«Le statu quo n’est pas acceptable», lance Geoff Molson

BROSSARD — Un problème d’attitude et une surévaluation de l’équipe par la direction ont miné le Canadien de Montréal cette saison, selon le président Geoff Molson et le directeur général Marc Bergevin.

Le mot «attitude» a probablement été celui qui a été répété le plus souvent lors d’une conférence de presse de plus de 75 minutes dans le cadre du bilan de fin de saison du Canadien, lundi, au Complexe sportif Bell.

«Ce qui a été le plus décevant pour moi, et pour nos partisans, c’est que la saison n’a jamais été amusante, a dit Bergevin. Nous n’avons jamais joué en équipe, nous n’avons pas été compétitifs chaque soir. Nous avons été compétitifs par moments. [...] Nous n’avons jamais été sur la même longueur d’onde et je crois qu’un changement d’attitude pourrait changer beaucoup de choses.

«Si nous ajoutons de meilleurs joueurs, mais que l’attitude ne change pas, nous allons rester dans la même situation.»

Pour cette raison, Molson a affirmé d’entrée de jeu que «le statu quo n’est pas acceptable».

«Nous sommes le club avec la plus riche histoire et pour nos partisans, nous nous devons de ramener le Canadien aux normes d’excellence qui nous ont toujours définis, a ajouté Molson. Nous devons ramener la culture de la victoire que nous n’avons pas vu cette saison.»

Comment y arriver? C’est là où l’aigle à deux têtes du Tricolore est resté plus vague.

Une évaluation complète du personnel de l’équipe aura lieu au cours des prochaines semaines, mais rien de concret n’a été annoncé. Bergevin s’est porté à la défense de son personnel de recruteurs professionnels et amateurs. Il a aussi donné un vote de confiance à l’entraîneur-chef Claude Julien.

Canadien

Pacioretty ne se voit pas ailleurs qu'à Montréal

BROSSARD — De son propre aveu, il a fallu un certain temps à Max Pacioretty à saisir les subtilités et les différences de la vie à Montréal. Il a fini par les comprendre au point où il se voit y passer le reste de ses jours avec sa famille. Si seulement il avait la certitude que son cheminement professionnel ne le mènera pas dans une autre ville de la Ligue nationale de hockey.

Pendant une mêlée de presse qui a duré quelque 22 minutes, Pacioretty a maintes fois répété qu’il aimait tout de Montréal, de son équipe de hockey, de ses exigeantes tâches de capitaine et des partisans qui, affirme-t-il, lui professent leur amour sur une base quotidienne.

«Je l’ai dit tellement souvent; j’aime jouer à Montréal. Je retire beaucoup de fierté à jouer à Montréal, j’ai connu beaucoup de succès en jouant à Montréal et j’en suis très fier», a déclaré Pacioretty en prenant le soin d’ajouter qu’il y vit à longueur d’année et qu’il s’y est investi.

«Dans un monde idéal, je veux être un Canadien de Montréal pour le reste de ma vie. Mais nous savons que les choses ne sont pas idéales en ce moment. De toute évidence, les choses vont changer. Je ne pas ce qui va arriver et l’avenir nous le dira», a ajouté Pacioretty, lors de la journée réservée au bilan de fin de saison du Canadien, à Brossard.

Après avoir été mêlé à des rumeurs d’échange pendant tout le mois de février — des rumeurs qui l’ont dérangé, a-t-il de nouveau reconnu — Pacioretty n’a pas été en mesure d’affirmer qu’il avait reçu un engagement de la part des dirigeants de l’équipe quant à son avenir avec le Canadien.

«Je ne suis pas certain. Je ne sais pas quoi répondre à ça. Peut-être allez-vous devoir leur demander. Si je répondais à ça, ce serait de la spéculation.»

Si Pacioretty n’est pas certain du niveau d’engagement de la direction de l’équipe à son endroit, il est persuadé que la grande majorité des amateurs sont derrière lui.

«À l’extérieur de ce cercle, tout est positif et je suis vraiment sincère. Je suis dans la ville tous les jours, et si ce n’était pas positif, je ne serais pas dans la ville tous les jours. Je reçois tellement d’appuis de la part des amateurs. Ils me disent tous qu’ils m’aiment et en 10 ans, je n’ai jamais eu une seule rencontre désagréable», a-t-il déclaré.

Malgré tout son amour pour Montréal, il sait aussi que le rendement de l’équipe et le sien cette saison n’ont pas atteint les normes escomptées. Or, dans de telles circonstances, a-t-il noté, toutes les personnes impliquées doivent trouver des réponses afin d’expliquer ce qui s’est passé.

«Comme nous le savons tous, le hockey a été inférieur aux attentes, mon jeu aussi. Ce fut une année très difficile pour moi, et j’en prends l’entière responsabilité. J’ai connu une mauvaise saison. Une très mauvaise saison. Ça ne m’est jamais arrivé sur le plan des statistiques. Et je vais devoir vivre avec ça.»

Si jamais Pacioretty devait avoir disputé son dernier match dans l’uniforme du Canadien, il veut que les amateurs sachent que Montréal est devenue sa ville.

«Ce que je vous ai dit plus tôt, c’est quelque chose que j’avais en tête depuis longtemps. Je sais que les amateurs m’aiment parce que je l’entends des fans et non de quelqu’un qui me dit que les fans pensent ainsi. Et j’adore ça ici. D’une manière ou d’une autre, je vais probablement toujours vivre dans cette ville, que ce soit durant l’été ou à la fin de ma carrière. J’aime tout de cette ville et j’adore jouer au hockey ici. Nous sommes tellement à l’aise avec le mode de vie ici. Ça m’a pris un certain temps à m’y habituer. Je ne dirais pas que c’était un choc des cultures, mais c’est une ville avec un cachet davantage européen et je ne le réalisais pas au départ, car j’étais plus jeune et je venais des États-Unis. Mais nous sommes tombés en amour avec cette ville, et que je joue ici ou non, je vais probablement toujours dire que Montréal sera ma ville.»

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LENT DÉPART COÛTEUX

Canadien

CH: saison complétée... dans la médiocrité

TORONTO — La saison de misère du Canadien a finalement pris fin avec une 40e défaite en temps réglementaire, un record d'équipe, alors que la formation montréalaise a baissé pavillon 4-2 face aux Maple Leafs de Toronto, samedi.

Après s'être sauvé la face avec une défaite en prolongation et une victoire plus tôt cette semaine, les joueurs du Tricolore ont vu l'édition 2017-18 s'ajouter dans le livre des records du Canadien aux côtés de celles de 1983-84 et de 2000-01, au chapitre des défaites à la régulière.

«Au début de la saison, on savait qu'on faisait des changements pour le futur, a mentionné l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. On s'attendait à faire face à des défis en cours de route, mais il y en a eu beaucoup plus que ce à quoi on s'attendait, à cause des blessures. [...] Mais on va se retrousser les manches et on espère que la malchance qui nous a suivis est maintenant chose du passé.»

Auston Matthews a amassé un but et une aide pour les Maple Leafs (49-26-7), tandis que Zach Hyman, Nazem Kadri et Patrick Marleau ont fait bouger les cordages en troisième période. Jake Gardiner a récolté deux aides et Frederik Andersen a repoussé 31 lancers.

Daniel Carr et Jeff Petry, en fin de rencontre en avantage numérique, ont répliqué pour le Canadien (29-40-13). Carey Price a cédé quatre fois contre 30 tirs.

Après avoir balayé sa série saisonnière face aux Maple Leafs lors de trois campagnes consécutives, le Canadien a subi la même médecine cette saison. La dernière fois que le Canadien avait été balayé par les Leafs, c'était en 1992-93 (0-2-0).

«Selon mon expérience personnelle, on apprend plus dans les moments difficiles que dans les moments faciles, a dit Julien. Et qu'on soit un joueur ou un entraîneur, on ne cesse jamais d'apprendre. On va retirer une leçon de cette saison et on va essayer d'en prendre avantage.»

Le Canadien termine la saison au 14e rang de l'Association de l'Est et ne sera pas des séries éliminatoires pour une deuxième fois en trois ans. Le propriétaire Geoff Molson a déjà mentionné que chaque aspect de l'équipe sera évalué et qu'il devrait y avoir des changements.

Pas de taille

Il a fallu attendre un premier avantage numérique pour voir une équipe véritablement cogner à la porte, et ce sont les Maple Leafs qui sont passés à l'action. Quelques instants après que Gardiner eut atteint la barre horizontale, Matthews a profité d'une remise parfaite de William Nylander pour ouvrir la marque après 18:05 de jeu.

Le Canadien a bousillé deux occasions en avantage numérique lors du deuxième vingt. Alex Galchenyuk a raté un filet ouvert, puis Brendan Gallagher a été frustré deux fois par Andersen.

Carr a finalement créé l'égalité avec 3:56 à faire à l'engagement. Il a frappé une rondelle au vol après que Michael McCarron eut fouetté avec peu d'aplomb un retour accordé par Andersen sur un puissant lancer sur réception de Kerby Rychel.

Price a permis au Tricolore de rentrer au vestiaire dans une impasse en sortant la mitaine aux dépens de James van Riemsdyk avec un peu plus de deux minutes à faire à la période.

Ce n'était que partie remise pour les locaux, puisque Hyman a redonné les devants aux Leafs après seulement 37 secondes de jeu en troisième période. Il a profité d'un retour à la suite d'un tir sur réception de Matthews.

Kadri a ajouté un but d'assurance, encore en avantage numérique, avec 2:50 à faire à la partie. Ce but s'est transformé en but vainqueur quand Petry a fait mouche, lui aussi en avantage numérique, avec 40 secondes à écouler. Marleau a finalement profité d'une bévue de Price devant son filet pour compléter la marque avec moins de 10 secondes à faire.