«Quand tu as la chance de prendre part à un événement signé Hockey Canada, tu sais que tu vas vivre quelque chose qui fera de toi un meilleur homme de hockey», affirme Patrice Bosch.

Bosch vit une expérience exceptionnelle au Défi mondial junior A

Patrice Bosch affirme vivre une expérience exceptionnelle à Truro, en Nouvelle-Écosse, alors qu’il dirige Équipe Canada Est, qui participe au Défi mondial de hockey junior A.

« Quand tu as la chance de prendre part à un événement signé Hockey­ Canada, tu sais que tu vas vivre quelque chose qui fera de toi un meilleur homme de hockey, affirme l’entraîneur et directeur général des Inouk. Le tournoi est bien organisé, je suis entouré d’hommes de hockey de grande qualité et le niveau de jeu de la compétition n’a jamais été aussi relevé. »

C’est la quatrième fois que Bosch se retrouve parmi l’équipe d’entraîneurs du Canada au Défi mondial. Les trois premières, c’était toutefois comme adjoint.

« Quand nous ne sommes pas sur la patinoire, on parle de hockey, on est là-dedans à la journée longue. On côtoie des hommes de hockey venus des États-Unis et de l’Europe­, on apprend constamment. »

L’équipe de Bosch a terminé la phase préliminaire avec une fiche d’une victoire et une défaite. Après s’être inclinée 5-1 face à la Russie, Équipe Canada Est a disposé des Suisses 4-3. Mercredi, elle jouera en ronde quart de finale contre les États-Unis ou Équipe Canada Ouest, son adversaire n’étant pas encore déterminé au moment d’écrire ces lignes.

« On a une bonne équipe, meilleure en défensive et devant le filet qu’en attaque. Nos buts, il faut les travailler, il n’y a rien de gratuit pour nous. Mais on croit en nous et on est là pour aller jusqu’au bout. »

Quand il parle du niveau de jeu très relevé du tournoi, Bosch fait notamment référence au fait que plusieurs joueurs, principalement de la Russie et de la République tchèque, joueront à la fin de l’année au championnat mondial des moins de 20 ans.

« C’est du gros hockey qui se joue ici cette semaine. À chaque fois que tu commets une erreur, tu paies pour. La marge d’erreur est très faible. »

On ne retrouve qu’un seul joueur de la Ligue de hockey junior AAA à Truro, soit l’attaquant Derek Dicaire, des Braves de Valleyfield. Il a réussi un but et une passe en deux matchs jusqu’ici.

« On ne marque pas beaucoup de buts et peut-être qu’un gars comme William Leblanc [qui a été retranché à l’issue du camp de sélection] aurait pu nous aider. Mais on a fait des choix en fonction de l’âge, entre autres, et il faut vivre avec. »

Les Inouk... du coin de l’œil

Patrice Bosch a beau être en Nouvelle-Écosse, il suit les Inouk du coin de l’œil. Il prend même le temps d’effectuer des changements, lui qui a réclamé cette semaine l’attaquant Étienne Bourdeau­, le frère de Félip, au ballottage. Porte-couleur du Vert et Noir de Massey-Vanier, Bourdeau avait été repêché par les Montagnards de Saint-Gabriel-de-­Brandon l’été dernier.

« Je suis ce qui passe, ne vous inquiétez pas. J’ai d’ailleurs regardé la fin du match à Saint-Lazare via Internet en fin de semaine. Et je parle à mes hommes de hockey régulièrement. »

La période de transactions s’ouvre vendredi dans la LHJAAAQ. Et puisque les Inouk se croient capables d’aller jusqu’au bout, leurs partisans s’attendent à ce que Bosch soit actif.

« Présentement, il y a six équipes qui rêvent d’aller jusqu’au bout. On ne transigera pas avec elles, c’est clair. Et est-ce qu’il y a des joueurs vraiment intéressants au sein des autres clubs ? Ce n’est pas si évident que ça. À l’heure où on se parle, je ne pense pas que le marché sera très actif. Moi, je n’ai pas l’impression que c’est via les transactions­ que l’on va s’améliorer. »