« J'ai un beau défi devant moi. Les Inouk sont toujours compétitifs et ils le seront encore, je vous le dis », affirme Patrice Bosch.

Bosch reprend sa place derrière le banc des Inouk

Ça ne surprendra personne : Patrice Bosch descendra derrière le banc des Inouk la saison prochaine, sept ans après avoir dirigé l'équipe pour la dernière fois.
« Si Patrick (Gosselin) n'avait pas démissionné, je serais encore uniquement directeur général, a expliqué Bosch lundi après-midi, peu après que les Inouk aient publié un communiqué confirmant qu'il est le nouvel entraîneur en chef de la formation. En même temps, je n'ai jamais affirmé que je ne coacherais plus jamais et je suis très excité, honnêtement, à l'idée de retourner dans mes vieilles pantoufles. »
Bosch a eu une bonne discussion avec le président des Inouk, Marco Bernard, jeudi dernier. Et Bernard l'a convaincu qu'il était la meilleure personne pour diriger l'équipe.
« Marco a été convaincant et ça me tentait d'accepter. Mais encore fallait-il que j'ai le OK de mon employeur (Gaz Métropolitain), question d'avoir les conditions nécessaires pour concilier le travail et le hockey. Aussitôt que j'ai eu le OK (lundi matin), j'ai avisé Marco que j'étais son nouvel entraîneur. »
Bosch, 44 ans, a dirigé son dernier match en novembre 2014, avec les Saguenéens de Chicoutimi. Il avouera candidement que la piqûre du coaching l'a repris un peu avant les Fêtes, l'an dernier.
« Mais Patrick était là et il faisait du bon travail. Au cours de l'hiver, je suis allé sur la glace quelques fois avec les Titans du Verbe Divin et j'ai donné un coup de main à mon frère Christian, qui est entraîneur au hockey mineur à Saint-Hubert. Puis, dernièrement, j'ai eu des échanges avec deux équipes de la LHJMQ, mais la question du travail n'était pas réglée. »
Chose certaine, on ne pourra pas accuser Bosch d'être opportuniste. Après tout, personne ne s'attend à ce que les Inouk luttent pour le championnat la saison prochaine.
« Avoir voulu, j'aurais pu congédier Patrick et me retrouver derrière le banc d'une super équipe l'hiver passé. Mais je ne voulais pas. Là, j'ai un beau défi devant moi. Les Inouk sont toujours compétitifs et ils le seront encore, je vous le dis. »
« J'ai hâte au mois d'août ! »
Puisque Patrice Bosch connait l'équipe, l'organisation et la ville, il était effectivement le meilleur candidat à la succession de Patrick Gosselin. Il revient avec une équipe avec laquelle il a remporté 121 victoires en 205 matchs entre 2006 et 2010.
« La dernière fois que j'ai été aussi excité grâce au hockey, c'est lorsque j'ai accepté de devenir entraîneur en chef des Saguenéens. Là, je travaille sur mon équipe et j'ai très hâte au mois d'août ! »
Bosch, un résident de Chambly, ne sait pas encore qui seront ses adjoints. Il entend parler à Patrick Bergeron, qui travaillait avec Patrick Gosselin et qui était intéressé à lui succéder, et à David Cassabon, qui s'occupait des gardiens la saison dernière, au cours des prochains jours. Rémy Harrisson, on le sait, dirigera quant à lui les Montagnards de Saint-Gabriel-de-Brandon.
« C'est une question que je veux régler rapidement, c'est clair. Lorsqu'on va arriver au camp, je veux que tout soit clair, que tout le monde sache ce qu'il a à faire. »