« Mes adjoints et moi, on a fait ce qu’on avait à faire pour préparer les gars. Mais eux aussi ont un travail à faire : ils ont la responsabilité d’être prêts quand la cloche va sonner », mentionne Patrice Bosch.

Bosch prudent à l'aube du premier tour des séries

Les Inouk ont tenu vendredi soir une dernière séance d’entraînement avant d’entamer les éliminatoires. Dimanche après-midi, à 15 h, ils recevront le Révolution du Lac Saint-Louis dans le cadre du premier match du tournoi à la ronde qui sert de série huitième de finale.

Rappelons que 12 des 13 équipes de la Ligue de hockey junior AAA du Québec participent aux séries. Bref, il n’y a que le triste Arctic de Montréal-Nord qui a été évincé au bout d’un long calendrier de 48 matchs. Et les Inouk, qui ont terminé la saison au quatrième rang du classement, vont accueillir Saint-Gabriel-de-Brandon (10e), Gatineau (11e) ainsi que Lac Saint-Louis (12e) et vont visiter Côte-du-Sud (7e), Montréal-Est (8e) et Valleyfield (9e) d’ici au 15 mars. Les huit clubs avec la meilleure fiche passeront au tour suivant.

« Je n’irai pas plus loin, mais je n’adore pas cette formule de tournoi à la ronde, a avoué l’entraîneur et directeur général Patrice Bosch avant de sauter sur la glace avec ses joueurs vendredi. Et je ne serais pas du tout étonné qu’une, peut-être même deux des bonnes équipes du circuit soient éliminées dès le premier tour… »

Bosch affirme que la seule façon d’aborder un tournoi à la ronde, c’est d’y aller un match à la fois. On sent qu’il se méfie, ou du moins qu’il aborde avec prudence la première ronde.

« Je ne vois pas d’autre manière. Dimanche, c’est Lac Saint-Louis. Mercredi, ce sera Côte-du-Sud. Ça ne donne absolument rien de voir plus loin que le match qui s’en vient. »

Marc-Antoine Dufour, qui a dominé les gardiens de la LHJAAAQ au chapitre des victoires (26) et des jeux blancs (cinq) et qui a été deuxième au chapitre de la moyenne de buts alloués (2,73) et du pourcentage d’arrêts (,917), sera bien sûr devant le filet face au Révolution. Seul Christophe Morissette, qui a aggravé une blessure lors du dernier match de la saison, représente un cas douteux, si on oublie évidemment Gabriel Goudreault, qui n’est toujours pas prêt à revenir au jeu, lui qui a été opéré en raison de la présence d’un caillot de sang à un bras au mois de novembre.

« Plusieurs gars ont de petits bobos, mais rien de majeur pour le reste, a repris Bosch. Mais rendu en mars, toutes les équipes doivent vivre avec ça. Et ce n’est rien à comparer avec ce que ce sera tantôt. On commence les séries là… »

Pas de soif de vengeance

Patrice Bosch ne s’en cache pas : les Inouk y vont pour la coupe.

« Ce n’est pas l’objectif de toutes les équipes en séries ? », a-t-il ensuite demandé, sourire en coin.

Par contre, Bosch affirme que ses joueurs et lui n’ont pas soif de vengeance. On le sait, les Inouk auraient terminé en tête du classement s’ils ne s’étaient pas fait retirer trois victoires en début de saison dans l’affaire des joueurs inéligibles.

« Je le répète, cette histoire est derrière nous. Honnêtement, on s’en fait beaucoup plus parler qu’on en parle nous-mêmes. Non, ce ne sera pas un élément de motivation. »

Mercredi, les joueurs des Inouk ont tenu un souper d’équipe. À l’entraînement, vendredi, ils semblaient tous arborer la coupe mohawk.

« Mes adjoints et moi, on a fait ce qu’on avait à faire pour préparer les gars. Mais eux aussi ont un travail à faire : ils ont la responsabilité d’être prêts quand la cloche va sonner. Mais j’ai confiance en eux. »