«On a des trous à boucher, c’est clair, mais c’est à ça que servent le repêchage et les transactions», explique Patrice Bosch en parlant de la prochaine saison.

Bilan de Bosch: des sentiments partagés

« Personne ne s’attendait à ce qu’on termine en troisième place du classement général et qu’on batte même des records d’équipe. Mais ça a placé la barre haut en vue des séries et ça fait en sorte que notre défaite face au Collège Français a fait et fait encore très mal. Mais je continue à croire que, si nos joueurs avaient été en santé, nous aurions pu venir à bout de Longueuil. »

Cinq jours après l’élimination de son équipe, Patrice Bosch a procédé au bilan de saison des Inouk. Et le vétéran homme de hockey avait clairement des sentiments partagés par rapport à la dernière campagne.

« Honnêtement, on a accompli de très belles choses cette saison, a-t-il dit. On a eu beaucoup plus de succès que ce que les gens prédisaient et ça, personne ne pourra jamais nous l’enlever. Nos joueurs de 20 ans ont fait le travail, ils ont montré le bon exemple aux jeunes et nos jeunes, eux, ont progressé de belle façon. Mais c’est certain que la façon dont ça s’est terminé laisse un goût amer... »

Les Inouk, on le sait, étaient décimés face au Collège Français. Des joueurs importants ont raté des matchs, d’autres ont joué en dépit de blessures et il y a eu cette suspension à Maxime Borduas.

« L’absence d’un défenseur comme Hubert Cyrenne-Blanchard lors des trois premiers matchs a fait en sorte que j’ai dû surtaxer de travail des gars comme Gabriel Chicoine et Jacob Dupont qui, en plus, était lui-même blessé. On n’a pas parlé beaucoup de lui cette saison, mais Cyrenne-Blanchard était ni plus ni moins notre quatrième homme à la ligne bleue et son absence a vraiment compliqué les choses. »

Bosch rappellera que William Leblanc, même s’il n’a raté qu’un seul match, était loin d’être au sommet de sa forme. Patrice Demuy n’était pas à son mieux non plus. Et la suspension à Borduas n’a jamais passé.

« Je pose encore la question : est-ce qu’on a vraiment suspendu trois matchs un bonhomme qui a reçu le titre de joueur le plus gentilhomme cette saison ? Non, je n’en reviens pas encore ! »

Mais pour revenir aux blessures, Bosch dira que la série contre les Braves de Valleyfield a véritablement amoché les Inouk.

« Ça a été une série très, très dure physiquement. Et ça nous ramène aux points qu’on a perdus en début de saison et à ceux qu’on a perdus en s’inclinant deux fois contre Princeville. J’aurais aimé qu’on affronte une équipe moins tough que les Braves en commençant les éliminatoires. Si nous avions fini au deuxième rang du classement, ça aurait été moins difficile physiquement contre Montréal-Est... »

L’entraîneur et directeur général ne veut toutefois rien enlever au Collège Français.

« Longueuil a été meilleur que nous, leurs joueurs ont joué du très bon hockey. Et je suis convaincu qu’on aura droit à une excellente série finale entre Terrebonne et le Collège Français. »

La saison prochaine
Patrice Bosch affirme qu’il est beaucoup trop tôt pour avoir une idée de ce à quoi ressembleront les Inouk en début de saison prochaine.

« On a des trous à boucher, c’est clair, mais c’est à ça que servent le repêchage et les transactions, a-t-il repris. Mais à mon avis, on part avec un certain noyau. Avec Marc-Antoine Dufour, on est très solides devant le filet. À la ligne bleue, j’ai aimé la progression des Châteauneuf et des Duchaine et un gars comme Nicolas Nadeau va certainement lutter pour un poste de 20 ans. En attaque, les Bourdeau, Belliveau et Caron risquent d’avoir un bel impact. Et Leblanc, selon moi, va s’imposer comme un des trois meilleurs joueurs de la ligue... »

Bosch regardait en avant, mais on sentait qu’il avait peine à le faire. Clairement, l’élimination n’est pas encore digérée.

IL NE CONFIRME PAS SON RETOUR

En dressant son bilan de saison, Patrice Bosch a été incapable de garantir son retour avec les Inouk la saison prochaine.

« Avant de confirmer quoi que ce soit, je vais rencontrer mon patron [Marco Bernard] et je vais discuter avec lui, a-t-il dit. Honnêtement, je fonctionne toujours comme ça. Il n’y a rien de bien stressant là-dedans. »

Mais Bosch a avoué qu’il a rarement été aussi fatigué à la suite d’une saison. Il faut dire qu’il travaille à Montréal [chez Énergir, anciennement Gaz Métro], qu’il vit à Chambly et qu’il fait du hockey à Granby. Son expérience en tant qu’entraîneur en chef de l’équipe canadienne qui a participé au Défi mondial de hockey junior A, en Nouvelle-Écosse en décembre, a aussi laissé des traces.

« L’hiver n’a pas toujours été facile, c’est clair. J’ai aimé ma saison, j’ai aimé travailler avec mes joueurs et avec mes adjoints, mais ça n’a pas été de tout repos, je dois le dire. Une fois, ça m’a pris près de deux heures me rendre à Granby depuis mon bureau de Montréal. Mais bon, c’est ma situation à moi, ce n’est pas la faute de personne. On va regarder tout ça... »

Mercredi, Bosch va rencontrer chacun de ses joueurs. Il entend s’asseoir avec Marco Bernard ensuite.