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Joakim Bergeron a récolté 10 points à ses sept premiers matchs avec les Tigers de Campbellton. La formation néo-brunswickoise n’a pas subi la moindre défaite durant cette séquence.
Joakim Bergeron a récolté 10 points à ses sept premiers matchs avec les Tigers de Campbellton. La formation néo-brunswickoise n’a pas subi la moindre défaite durant cette séquence.

Bergeron et Harrisson sont bien heureux au «paradis du hockey»

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
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Vue du Québec, la situation peut sembler carrément surréaliste. Joakim Bergeron et Ludovic Harrisson ont joué devant pas moins de 1388 spectateurs à Edmundston dimanche soir. Les deux ex-attaquants des Inouk semblent avoir fait le bon choix en demandant un transfert vers la Maritime Junior Hockey League (MHL).

« C’est vraiment agréable de jouer devant une aussi bonne foule. Dans mon cas, la dernière fois, c’était quand j’avais remplacé avec l’Armada (dans la LHJMQ, à l’automne 2019) », a souligné Bergeron, qui évolue maintenant avec les Tigers de Campbellton, basés au Nouveau-Brunswick.

On serait tenté de dire que les provinces des Maritimes, de loin les moins touchées par la COVID-19 au Canada, sont devenues « le paradis du hockey » depuis l’automne dernier. Pendant ce temps, la majorité des clubs juniors au pays sont soit forcés de jouer à huis clos dans des « bulles », soit simplement inactifs.

Les Inouk, eux, préparent un retour à l’entraînement en groupe de huit joueurs...

« Le paradis du hockey, ça me semble le bon terme. C’est sûr qu’on est très chanceux présentement », a reconnu Bergeron.

Le Roxtonais a de bonnes raisons d’être heureux ces jours-ci. En date de mercredi matin, les Tigers n’avaient pas perdu en sept matchs depuis son arrivée, une séquence durant laquelle Bergeron a d’ailleurs amassé 10 points.

L’ailier de 20 ans tenait à faire une bonne impression, lui qui souhaite éventuellement s’entendre avec une université des Maritimes.

« J’ai explosé dès ma première semaine avant de ralentir un peu, mais je crois que c’est normal. Je devais passer par une période d’adaptation », a-t-il raconté.

Ludovic Harrisson ne regrette aucunement la transaction qui l’a fait passé des Inouk aux Tigers.

« Il y a peut-être un peu moins de talent que dans la LHJAAAQ, mais les gars travaillent plus fort ici. Le jeu est plus rapide et robuste. Si on met tout ça ensemble, je trouve ça plus difficile comme calibre. »

Une décision payante

Ludovic Harrisson a été le premier joueur échangé par les Inouk en direction de la MHL à la fin novembre. Campbellton a alors acquis ses services en retour d’une compensation financière.

En additionnant une blessure subie dès son arrivée et la longue pause imposée aux Tigers conformément au protocole sanitaire prévu, Harrisson a toutefois dû patienter plus de deux mois avant de faire ses débuts avec sa nouvelle équipe.

« Je commençais à avoir hâte de rejouer, c’est le moins qu’on puisse dire », a-t-il indiqué mercredi.

Et on le croit volontiers. Avec une récolte de sept points en autant de rencontres, son retour se déroule rondement.

« Même si ça m’a peut-être privé d’un rappel pour quelques matchs dans la LHJMQ, je regrette aucunement mon choix. C’est quand même un gros avantage de pouvoir jouer présentement », a fait valoir le natif de Lanaudière, qui a aussi passé quelques années dans la région.

« On est pratiquement traités comme des pros ici. L’organisation est très ouverte aux demandes des joueurs. Même quand tu es blessé, tu peux avoir accès à du temps de glace individuellement. »

Rappelons que le départ de Ludovic, qui a mené à une transaction plutôt coûteuse avec Terrebonne pour conserver ses droits au Québec, a créé passablement de remous au sein du département hockey des Inouk. Son père, Rémy Harrisson, jusqu’alors vice-président aux opérations hockey, et le directeur général Samuel Bessette ont tous deux quitté l’organisation depuis.

Joakim Bergeron et le Granbyen Samuel Michaud ont néanmoins suivi le même chemin en quittant pour les Maritimes. Ce dernier a obtenu deux points à ses cinq premiers matchs avec les Ramblers de Amherst, en Nouvelle-Écosse.