«Présentement, tout le monde est en attente», mentionne Stéphane Giard, conseiller municipal de Granby et responsable­ des dossiers à caractère sportif à l’hôtel de ville.

Avenir des Inouk : la Ville s’impatiente

« Je le répète, nous tenons aux Inouk. Mais honnêtement, nous sommes un peu déçus par leur manque de collaboration. »

Stéphane Giard, conseiller et responsable des dossiers à caractère sportif à la Ville de Granby, ne s’en cache plus : les autorités municipales s’impatientent devant la lenteur des dirigeants de l’équipe de la Ligue de hockey junior AAA du Québec à confirmer leur retour au centre sportif Léonard-Grondin la saison prochaine.

« Les Inouk ont annulé deux fois la rencontre prévue avec nous pour discuter de la suite des choses, a raconté Giard, manifestement irrité. Nous leur avions donné jusqu’au 1er juin pour se manifester à la suite de l’offre de location que nous avons déposée et ils ont attendu l’heure de tombée pour nous revenir et demander une rencontre. C’est décevant, il faut le dire. »

Deux personnes qui travaillent actuellement à la création de l’OSBL des Inouk ont été mandatées par l’organisation pour discuter avec les gens de la Ville. Le président de l’équipe Marco Bernard n’est pas l’un deux.

« J’espère que la rencontre pourra avoir lieu d’ici à la fin de la semaine, du moins le plus vite possible, a repris Giard. Nous sommes au début du mois de juin et il faut régler les heures de glace en prévision de la prochaine saison. Il faut que ça avance. »

Les assises et le repêchage de la LHJAAAQ auront lieu la semaine prochaine. À l’heure où on se parle, les Inouk n’ont toujours pas d’entente avec la Ville de Granby et ils n’ont pas de directeur général ni d’entraîneur en chef en vue de la prochaine campagne.

Cohabitation

Et il y a autre chose qui préoccupe les gens de la Ville. Ils ont hâte de discuter avec les Inouk de leur cohabitation avec les Maroons, ceux de la Ligue senior AAA.

« Présentement, tout le monde est en attente, la Ville comme les Maroons, a ajouté Girard. Nous avons eu assez de discussions avec les gens des Maroons pour savoir qu’ils sont de bonne foi dans ce dossier, qu’ils veuillent travailler véritablement en collaboration avec les Inouk. Mais il y a tout de même des choses à voir et à discuter. »

Les Inouk, on le sait, auront la priorité du calendrier et ils n’auront pas à partager leurs installations, qu’on parle de leur vestiaire ou de leurs bureaux. Reste à ce que tout le monde s’entende sur le partage des revenus au niveau des commanditaires.

« Notre offre est juste et les Inouk ne seront pas perdants dans ce dossier-là non plus », a avancé Giard.

Joint par courriel, Marco Bernard a indiqué qu’il y a « beaucoup de neuf » chez les Inouk, mais « rien qui peut être annoncé encore ».