«Dans notre région, le Zoo, les glissades d’eau et les piscines sont rouverts. De notre côté, on a une belle organisation avec un grand terrain et une énorme capacité d’accueil dans les estrades. J’ai de la misère à comprendre pourquoi on ne peut pas accueillir un certain nombre de spectateurs», a reconnu Dominic Lussier, promoteur et copropriétaire de l’Autodrome Granby.
«Dans notre région, le Zoo, les glissades d’eau et les piscines sont rouverts. De notre côté, on a une belle organisation avec un grand terrain et une énorme capacité d’accueil dans les estrades. J’ai de la misère à comprendre pourquoi on ne peut pas accueillir un certain nombre de spectateurs», a reconnu Dominic Lussier, promoteur et copropriétaire de l’Autodrome Granby.

Autodrome Granby: Dominic Lussier s’impatiente

Dominic Lussier affirme qu’il ne fera jamais passer ses intérêts personnels avant la santé publique. Toujours en attente du feu vert pour accueillir des spectateurs, le promoteur de l’Autodrome Granby continue toutefois de taper du pied en voyant la suite du déconfinement dans les milieux sportif et touristique.

« Je vois évidemment ce qui se passe au niveau mondial, avec l’augmentation des cas dans plusieurs pays. On doit faire notre part. Mais en même temps, c’est frustrant de voir que l’application des consignes n’est pas équitable pour tous », a-t-il affirmé à l’approche du troisième programme à huis clos sur la piste de la rue Cowie, qui sera présenté samedi soir.

« Dans notre région, le Zoo, les glissades d’eau et les piscines sont rouverts. De notre côté, on a une belle organisation avec un grand terrain et une énorme capacité d’accueil dans les estrades. J’ai de la misère à comprendre pourquoi on ne peut pas accueillir des spectateurs à l’extérieur. On a été extrêmement vigilants, donc c’est sûr qu’on ressent un peu de déception. »

La limite de 50 spectateurs imposée par la Ville de Granby ne s’applique pas aux activités de l’Autodrome puisqu’elles relèvent du domaine privé. Lussier et son équipe doivent néanmoins se conformer aux directives de la santé publique. Rappelons que les grands rassemblements demeureront interdits jusqu’au 31 août à travers la province.

Pour reprendre les mots de Lussier, la saison 2020 ne constituera pas «un home run financier» pour les propriétaires de l’Autodrome. Avec les soirées à huis clos, on vise avant tout à couvrir certains frais fixes incontournables. Mais aussi à garder le sport automobile «en vie» malgré la pandémie.

Sur un «fil de fer»

Dominic Lussier n’est toutefois pas prêt à confirmer la tenue d’autres programmes sans spectateurs après celui de samedi. Les chiffres de la webdiffusion, qui a attiré 360 puis 201 amateurs payants jusqu’ici, l’aideront à prendre une décision.

Notons par ailleurs que les dirigeants de l’Autodrome ont décidé d’abandonner le concept de «ciné-parc », qui avait attiré quelques dizaines de voitures dans le stationnement.

« Par contre, en raison de notre permis de restaurant, une quarantaine de personnes pourront venir souper dans nos 10 loges », a indiqué Lussier. Le port du masque sera évidemment obligatoire, au même titre que les autres mesures en vigueur dans le domaine de la restauration.

« La situation actuelle ne tient pas à grand-chose. Je marche sur un fil de fer et je ne sais pas de quel côté je vais tomber. »

Le Maskoutain est néanmoins fier d’être le seul promoteur à présenter des courses au Québec depuis le début de la crise.

« Je suis toujours très heureux de revoir notre monde, des gens passionnés. Peu importe ce qui arrivera, je sais qu’on aura tout essayé. »

François Bernier tentera de demeurer parfait avec une troisième victoire consécutive chez les modifiés.

Aux trousses de François Bernier

Malgré toute cette incertitude, l’action ne devrait pas manquer sur la piste de la rue Cowie samedi soir. François Bernier tentera notamment de demeurer parfait avec une troisième victoire consécutive chez les modifiés.

« François est l’homme à battre présentement, c’est clair. Il a toujours bien performé à Granby. Avec quatre championnats, ses preuves sont faites », a fait valoir Dominic Lussier.

« Par contre, son frère Steve et d’autres gars comme David Hébert ne le regarderont pas gagner semaine après semaine. »

Le peloton comptera au moins 36 voitures, un sommet cette saison, dans la « classe reine » de l’Autodrome Granby. Outre les réguliers de la série, François Bernier devra se méfier des Ontariens Gary Lindberg, Dalton Slack et Mat Williamson. Ce dernier a signé des victoires en gros blocs l’an dernier.

« Avec Mat, on ajoute une grosse pointure à notre bassin de pilotes. Ce sera un adversaire de taille. »

Même si quelques habitués ont plutôt décidé de courir du côté de Brockville, une vingtaine de bolides sont attendus en sportman. Moïse Pagé et Even Racine seront en quête d’un troisième podium en autant de finales cette saison.

Les catégories pro-stock et sport compact seront également en action samedi, tout comme le go-karts et les sling shots sur la piste de secondaire. Comme ce fut le cas le 20 juin et le 4 juillet, on acceptera un maximum de cinq personnes, pilote inclus, par équipe dans les puits. Masques, visières et distanciation sociale seront de mise.

« Les gars ont donné un méga spectacle la dernière fois, et ça devrait encore être très bon », a conclu Lussier.