Le directeur général du club de golf Miner, en compagnie des « coachs » des quelque 650 jeunes des écoles de la région qui sont venu y apprendre ce sport cette année. De gauche à droite : Robin Ducharme, Benoit Couture, Alex Bourgeois, Daniel Bernard, Carl Anctil, Yves Massé.

Assurer la pérennité du club de golf Miner

Si le destin du club de golf Miner était incertain il y a deux ans, aujourd'hui, à l'heure de son 104e anniversaire, le club rayonne plus que jamais. Son administration développe notamment des programmes pour assurer la relève. Comme quoi le golf au club Miner est loin d'être mort.
L'an dernier, 500 jeunes des écoles Haute-Ville, L'Envolée et Sainte-Famille sont venus s'initier au golf. Cette année, le projet de visite des écoles a été renouvelé, et pas moins de 650 jeunes golfeurs des mêmes écoles ont répondu à l'appel. En pratique, 25 classes différentes, provenant du primaire comme du secondaire, sont venues deux ou trois fois pour apprendre les rudiments du sport. 
« Le plus beau dans tout ça, c'est les sourires sur leur visage. Au début, ils ne sont pas capables de frapper la balle, puis à la fin, oups, 125 verges ! », raconte Alex Bourgeois, l'un des cinq golfeurs donnant la formation aux élèves. Pour Daniel Bernard, directeur général du club Miner, la formule est optimale. « Ils [les élèves] aiment tellement ça ! Ils sont tellement bien encadrés. J'ai cinq ou six jeunes par prof. C'est idéal pour donner un cours, pour les encadrer ».
Et pour Diane Barabé, présidente du comité des règlements du Royal Canadian Golf Association (RCGA), le golf est plus qu'une activité sportive, pour les jeunes. « C'est un sport où les jeunes apprennent des façons d'être, des façons de se comporter », dit-elle, parlant de la nécessité de s'habiller proprement, de ne pas courir ou encore crier inutilement sur le terrain. « Ça transmet des valeurs de base, et c'est important de leur transmettre de telles valeurs ».
« De ces jeunes-là, il y en a beaucoup qui accrochent au golf. En souhaitant qu'ils prennent notre place plus tard. C'est notre relève et il faut travailler beaucoup sur la relève, et moi, j'y crois », dit Daniel Bernard à l'intention de ces jeunes.
Programmes pour la relève
En 2016, une Académie de golf a vu le jour, et elle perdure cette année. « C'est 10 juniors élites qui participent à des tournois régionaux », explique le directeur général. Ils pratiquent tous les samedis (avril à juin) au club Miner. 
Le golf Miner accueillera également pour la première fois cet été une cinquantaine de jeunes provenant de différents camps de jour de la région. 
Sous la supervision de Carl Anctil, professionnel de golf et enseignant, sept jeunes du programme sport-étude de l'école Massey-Vanier de Cowansville viennent s'entrainer sur le terrain du club. D'ailleurs, Daniel Bernard est en discussion avec l'école secondaire du Verbe Divin pour accueillir un autre programme de sport-étude golf.
« On a un camp d'initiation et de perfectionnement d'une semaine, fin juin, ouvert à tous les jeunes de la région. Ça aussi c'est pour assurer une relève, pour qu'ils nous remplacent plus tard », ajoute le directeur général. De façon générale, ce camp s'adresse aux joueurs âgés de 5 à 15 ans.
Vitalité
Cette année, l'engouement au golf Miner n'a rien à voir avec ce qu'on pouvait voir auparavant. « Il y a deux ans, je venais ici le soir, et il n'y avait personne. Aujourd'hui, j'arrive et il y a du monde dans le champ de pratique, Carl enseigne, et il y a du monde sur le terrain », raconte Alex Bourgeois. « À 7 h 30-8 h, c'est plein dans le champ de pratique », fait-il valoir. 
En date d'aujourd'hui, plus de 140 000 balles ont été frappées sur le champ de pratique. Tout porte à croire que le club se dirige vers une année record. (210 000 au total l'an dernier).