Dès son premier match, à La Tuque, Jimmy Arseneault a jeté les gants deux fois.

Arseneault: «Tellement content d’être revenu!»

Jimmy Arseneault ne s’en cache pas : il est fébrile en pensant à son premier match devant les partisans des Maroons, samedi soir, alors que les Sportifs de Joliette de Michel Deschamps débarqueront en ville.

« J’ai hâte, j’ai très hâte, lance-t-il. Je suis fébrile, je suis nerveux, mais c’est de la bonne nervosité. Je suis tellement content d’être revenu ! »

Arseneault a fait les belles heures du hockey senior à Cowansville il y a une dizaine d’années. Et après une longue période loin du hockey, il était prêt à revenir... et à jeter les gants.

« Ça m’a manqué, c’est clair. Les Maroons me voulaient depuis quelques années et Daniel Roy (le propriétaire) a su trouver les bons mots pour me convaincre. Je viens d’arriver, mais j’ai l’impression d’avoir trouvé une deuxième famille. »

À La Tuque, vendredi dernier, Arseneault, 34 ans, s’est battu deux fois. Il en était à son premier match.

« Ça a bien été. Et j’ai retrouvé cette incroyable dose d’adrénaline que j’avais lorsque je jetais les gants. En fait, je pense que c’est encore plus fort maintenant. »

Arseneault, qui fait 6 pieds 4 pouces et 230 livres, s’amène à Waterloo pour donner un spectacle, bien sûr, mais aussi pour faire respecter ses coéquipiers, dit-il.

« Il y a toujours des gars qui s’essaient. Il faut démontrer que c’est nous autres, les patrons. C’est comme ça que ça fonctionne au hockey senior. »

Les Maroons n’ont jamais été aussi bien nantis en matière d’hommes forts, eux qui comptaient déjà sur David Godbout, Christopher Saurette, Sébastien Roy et Marc-André Roy (actuellement blessé) comme « spécialistes » avant l’arrivée de Arseneault.

« C’est un job difficile, ça prend de la profondeur à ce niveau-là aussi », souligne celui qui a joué pour les Castors de Sherbrooke, dans la LHJMQ, au début des années 2000.

Arseneault, un ailier gauche, est aussi fier de dire qu’il est capable de faire « quelques shifts » et d’aider son équipe autrement qu’en se battant.

« C’est pour ça que j’ai retardé mon retour d’une semaine. Je voulais patiner un peu, retrouver mes repères. J’ai une certaine fierté par rapport à ça. »

Ses repères retrouvés, il est prêt à rencontrer ses nouveaux partisans.

« J’ai très hâte ! », répète-t-il dans un enthousiasme qui ne saurait mentir.