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«En coupant dans les tournois de type Challenger, la fédération met un peu d’argent en banque et se donne ainsi un peu plus de chance de pouvoir présenter l’Omnium Banque Nationale, qui risque d’avoir lieu à huis clos. On veut protéger le vaisseau amiral et c’est normal», affirme le président et directeur général du Challenger, Alain Faucher.
«En coupant dans les tournois de type Challenger, la fédération met un peu d’argent en banque et se donne ainsi un peu plus de chance de pouvoir présenter l’Omnium Banque Nationale, qui risque d’avoir lieu à huis clos. On veut protéger le vaisseau amiral et c’est normal», affirme le président et directeur général du Challenger, Alain Faucher.

Annulation du Challenger: encore trop d’incertitude

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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Tennis Canada a confirmé vendredi après-midi par le biais d’un communiqué ce que La Voix de l’Est annonçait dans son édition du matin, soit que le Challenger de Granby fait partie du lot de six tournois de type Challenger à travers le pays qui sont annulés en prévision de l’été qui s’en vient.

« On va se le dire, il n’y avait pas moyen de faire autrement, a expliqué le président et directeur général du Challenger, Alain Faucher. Un tournoi comme le nôtre prend du temps à organiser et l’incertitude prend encore toute la place… »

Le Challenger masculin de Winnipeg, le Challenger féminin de Saskatoon, le Challenger de Vancouver (hommes et femmes), ainsi que le Challenger masculin de Calgary et le Challenger féminin de Calgary, qui avaient déjà été reportés, sont les autres tournois touchés par les annonces effectuées vendredi.

On le répète, les raisons pour annuler le Challenger de Granby et les autres tournois de cette catégorie sont nombreuses. Qu’on parle de la frontière avec les États-Unis qui est toujours fermée, de la quarantaine qu’il faut respecter jusqu’à nouvel ordre lorsqu’on arrive d’un autre pays ou encore de la très grande difficulté, voire de l’impossibilité, de présenter un tournoi du genre sans spectateurs et donc sans revenus en provenance de la billetterie.

C’est donc dire que les festivités du 25e Challenger attendront encore. L’an dernier, rappelons-le, Alain Faucher avait annoncé que le tournoi était annulé le 10 avril.

« Je ne sais pas si on va encore parler du 25e l’an prochain, a-t-il repris. Il me semble que le 25e sera passé date deux ans après que nous aurions dû le fêter... »

Protéger le vaisseau amiral

Tel que l’avait aussi rapporté La Voix de l’Est avant l’annonce officielle, Tennis Canada n’a toutefois pas lancé la serviette au sujet de l’Omnium Banque Nationale — la nouvelle appellation de la Coupe Rogers —, l’édition de Montréal comme celle de Toronto, qui doit être présenté au mois d’août.

« Tennis Canada est dans une situation financière précaire depuis l’annulation de la Coupe Rogers l’an dernier, a expliqué Alain Faucher. Et en coupant dans les tournois de type Challenger, la fédération met un peu d’argent en banque et se donne ainsi un peu plus de chance de pouvoir présenter l’Omnium Banque Nationale, qui risque d’avoir lieu à huis clos. On veut protéger le vaisseau amiral et c’est normal. »

Dans le communiqué émis par Tennis Canada, Eugène Lapierre, vice-président de la fédération et directeur du Challenger, affirme que « les tournois Challenger représentent une entreprise complexe et coûteuse, ce qui a pesé lourd dans la décision de les annuler, une décision qui n’a pas été facile à prendre ». Il ajoute que l’annulation des tournois privera également les joueurs canadiens de précieux points au classement.

Quant à Pascal Bonin, maire de Granby, il a réagi en disant que la nouvelle était « triste, mais prévisible ». Il a toutefois continué en indiquant que « le Challenger, croyez-moi, va revenir simplement plus fort l’an prochain ».

Bourses doublées?

Alain Faucher, on le sait, a toujours des projets pour le Challenger. Et il a surpris vendredi en déclarant qu’il aimerait doubler la bourse du tournoi avant longtemps.

« On remet actuellement 160 000 $ [80 000 $ aux hommes et 80 000 $ aux dames] à nos athlètes. Moi, j’aimerais que nos bourses atteignent 300 000 $. J’ai déjà eu des discussions préliminaires avec Tennis Canada à ce sujet. »

Pour des raisons évidentes, le dossier n’est toutefois pas en haut de la pile dans les bureaux de la fédération.