Le podium à Vallée-Jonction: Andrew Ranger entouré de Louis-Philippe Dumoulin (2e, à gauche) et Donald Theetge (3e).

Andrew Ranger triomphe à Vallée-Jonction

VALLÉE-JONCTION — Andrew Ranger a mis fin à une longue disette, samedi soir, à l'Autodrome Chaudière de Vallée-Jonction. Et tant pis si la course, prévue pour 300 tours, a été écourtée à 220 en raison de la pluie.

En s'imposant sur l'ovale d'un quart de mille de la Beauce, le Granbyen a triomphé pour la première fois depuis le 3 juillet 2016, alors qu'il avait gagné à Mirabel. Une disette de 22 courses, qui a paru interminable à ses yeux.

Mieux encore, il a mérité sa première victoire sur ovale depuis le 11 juillet 2014, à Edmonton.

«Ça fait du bien. Vraiment beaucoup, beaucoup de bien!», a lancé Ranger, qui avait le sourire très facile sur le podium.

Il a eu le meilleur sur Louis-Philippe Dumoulin et Donald Theetge. Le jeune Ontarien Cole Powell et D.J. Kennington ont complété le top 5. 

Il était 22h15 lorsque les dirigeants de NASCAR ont décidé de renvoyer tout le monde à la maison.

«Évidemment, ce n'est pas de cette façon qu'on veut gagner, a repris Ranger. Mais après deux ans sans victoire, je vais la prendre!»

Surtout qu'il n'avait pas à être gêné après la performance qu'il avait livrée. Parti troisième, il a pris la tête de façon définitive au 188e tour. Samedi, il a fait de l'extérieur de la piste son bureau, son château fort.

«Les membres de mon équipe m'ont dit que j'avais la voiture pour rouler à l'intérieur, mais ce soir, j'étais vraiment à ma place à l'extérieur. J'étais à la maison à l'extérieur.»

Ce qui réjouit le plus Ranger, c'est de voir qu'il a enfin une voiture compétitive sur ovale.

«Vous le savez, on en a tellement arraché sur ovale l'an dernier. C'est l'fun de savoir que j'ai au moins une bonne chance d'avoir du succès.»

Sa victoire fait en sorte qu'il est maintenant troisième au championnat, huit points derrière Louis-Philippe Dumoulin et un point derrière Cole Powell.

«On a juste trois courses dans le corps et il en reste encore 10 devant nous. Mais cette victoire me permet de recommencer à rêver au championnat.»

Dumoulin: un goût amer

Il y a d'heureuses deuxièmes places, mais il y en a qui laissent un goût amer. Celle de Louis-Philippe Dumoulin avait justement ce petit goût amer samedi.

Voyez-vous, le Trifluvien, après avoir dominé outrageusement jusqu'à l'arrêt obligatoire à la mi-course, a pris la dernière relance de la deuxième place, derrière Ranger, alors qu'il semblait être premier, du moins à l'oeil, au moment où le drapeau jaune avait été déployé. Mais les officiels de NASCAR ont juré, preuve à l'appui, qu'il était second.

«Je ne suis pas certain qu'Andrew était premier, mais bon, la vraie histoire, c'est la pluie, a expliqué celui qui avait été le plus rapide lors des qualifications. Ce soir, j'avais une super voiture, une voiture tellement, tellement agréable à conduire. À la mi-course, lorsque les gens de mon équipe ont voulu apporter certaines modifications au bolide, j'ai dit: 'Non, on ne change absolument rien!' J'aurais aimé qu'on complète l'épreuve, la lutte était loin d'être terminée, mais Dame Nature en a décidé autrement...»

Plus loin, Donald Theetge en avait un brin contre Dame Nature aussi.

«Je commençais juste à avoir du plaisir, le party était sur le point de pogner, a mentionné le vétéran pilote de Québec. Si je me fie aux membres de mon équipe, j'étais même le plus rapide lors des derniers tours. Après des courses très difficiles à Bowmanville et à Hamilton (13e et 16e), je ne peux pas me plaindre d'avoir fini troisième...»

Marc-Antoine Camirand (6e), Jean-François Dumoulin (7e), Simon Dion-Viens (9e), Alex Tagliani (11e), qui s'est battu avec sa voiture tout au long de la journée, David Michaud (14e) et Kevin Lacroix (16e), dont la soirée de travail a pris fin très tôt, étaient les autres Québécois en piste. Dix-sept voitures ont finalement pris le départ.