Andrew Ranger ne pourra vraisemblablement pas défendre son titre en 2020.
Andrew Ranger ne pourra vraisemblablement pas défendre son titre en 2020.

Andrew Ranger perd son principal commanditaire

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
 Non, Andrew Ranger n’a pas contracté la COVID-19. Mais voilà, il est une victime collatérale du virus.

Ranger, champion de la série canadienne de NASCAR en 2019, a appris cette semaine que Mopar, son principal commanditaire et celui qui met du beurre sur son pain, n’allait pas l’appuyer lors de la prochaine saison. Ce qui veut dire que le pilote originaire de Roxton Pond ne pourra vraisemblablement pas courir.

« Lorsqu’il m’a appris la nouvelle, mon patron Jon Camilleri était défait, explique Ranger. J’avais signé mon nouveau contrat récemment (un contrat d’un an) et tout était prêt en vue de la prochaine saison. Mais le coronavirus est arrivé, Chrysler a dû fermer ses usines et toutes les ententes de partenariat en sport automobile ont été annulées. Ce maudit virus fait mal à tout le monde. »

Bien sûr, direz-vous, Ranger pourrait se tourner vers d’autres entreprises. Mais à l’heure où tout ferme, à l‘heure où les mises à pied se comptent par milliers sinon par centaines de milliers, il aura de la misère à trouver du support. Même si on parle du pilote no. 1 au pays en NASCAR.

« Anyway, ce n’est pas le temps de quêter de l’argent pour les courses. Les gens sont en mode survie présentement. Les courses, c’est tellement secondaire dans le contexte actuel. »

Les gens de Mopar ont toutefois assuré Ranger qu’il demeurait leur pilote, leur homme de confiance.

« Notre relation d’affaires n’est pas terminée à jamais. C’est fini pour cette année, c’est tout », tient-il à préciser.

D’autres victimes ?

Mais voilà, on peut penser que si une multinationale comme Chrysler est dans l’obligation de mettre la hache dans ses contrats de commandites, d’autres pilotes vont aussi finir par en payer le prix, victimes des mêmes circonstances.

« Moi, je suis là, j’en parle, mais j’ai peur pour mes collègues également, dit-il. On risque tous d’avoir les mêmes problèmes. »

Pour leur part, les dirigeants de la série canadienne de NASCAR ne se sont toujours pas manifestés par rapport à la situation liée à la COVID-19. La saison doit débuter le 17 mai, à Bowmanville, et la série n’a encore émis aucune communication à cet effet.

Il y a la question de la santé publique, bien sûr, mais aussi celle de l’argent. Car s’il y a un sport où l’argent est le nerf de la guerre, c’est bien celui de la course automobile. Et la série Pinty’s a aussi besoin de ses commanditaires.

Bref, faudra voir.