« À la fin, j’étais plus forte physiquement et mentalement qu’elle », a expliqué Bianca Andreescu.

Andreescu… en trois temps

Bianca Andreescu a connu une soirée en trois temps, mardi, à son premier match au Challenger Banque Nationale.

Ainsi, après avoir plutôt aisément remporté la première manche et avoir bien entamé la seconde face à l’Italienne Georgia Brescia, la troisième favorite et 185e joueuse mondiale a connu un important passage à vide avant de revenir en force et de finalement avoir le dessus au bris d’égalité. Résultat final : 6-2 et 7-6 (7).

« Ça a été un drôle de match, a avoué Andreescu au sortir du court central. En bout de ligne, je suis contente d’avoir gagné parce que les dernières semaines n’ont pas toujours été faciles… »

Au Challenger de Winnipeg et à celui de Gatineau, l’Ontarienne de Mississauga a été éliminée dès le premier tour. Dans l’Outaouais, elle a toutefois remporté les honneurs du double en compagnie de sa compatriote Carson Branstine.

« L’erreur que j’ai commise, ce soir, c’est d’avoir laissé mon adversaire reprendre espoir après avoir été en avance 3-1 au deuxième set. J’ai baissé ma garde, elle a haussé la sienne et ça s’est terminé beaucoup plus tard que ça aurait dû. Mais à la fin, j’étais plus forte physiquement et mentalement qu’elle. »

Au deuxième tour, Andreescu, 18 ans, a rendez-vous avec Lehlay Annie Fernandez, 15 ans, une autre Canadienne. Cette dernière l’a emporté en après-midi après avoir reçu un laissez-passer.

« Nous sommes l’avenir du tennis féminin canadien. Lehlay a énormément de potentiel. Ça risque d’être fort intéressant. »

À Granby, l’an dernier, Andreescu s’était inclinée au deuxième tour devant Katherine Sebov, une autre Canadienne qui allait ensuite se frayer un chemin jusqu’à la grande finale. Elle espère faire un plus long bout de chemin cette fois.

« Honnêtement, mon but est de gagner chacun des tournois auxquels je participe. Mais c’est probablement plus important encore de s’améliorer à chaque rencontre… »

Le classement d’Andreescu était supérieur il y a un an à celui qu’il est présentement. Rien d’inquiétant, paraît-il, parce que la jeune athlète n’a pas fait une tonne de tournois depuis la dernière fois qu’elle est passée par ici.

En fin de soirée, toujours sur le central, le vétéran Frank Dancevic, trois fois champion à Granby, a eu le meilleur sur Takani Garanganga, du Zimbabwe, en deux manches identiques de 6-4. Oui, l’athlète de 33 ans, devenu capitaine de l’équipe canadienne de Coupe Davis, est encore capable de jouer du bon tennis.

Sebov avance

Plus tôt dans la journée, Katherine Sebov a accédé au deuxième tour alors que sa compatriote Jada Bui, qui avait hérité d’un laissez-passer, a vu son parcours prendre fin dès le départ.

Sebov, huitième favorite, l’a emporté par 6-3 et 6-4 devant la Québécoise Tiffany Lagarde, une autre qui avait reçu un laissez-passer.

C’est Cristina Ferrando qui avait battu Sebov en finale en 2017. Et comme les années se suivent et ne se ressemblent pas, l’Italienne a été éliminée d’entrée de jeu, mardi, par l’Américaine Maria Sanchez, septième favorite, en deux sets.