Alexandre Couture ne veut pas passer inaperçu lorsqu’il se retrouve sur la patinoire.

Alexandre Couture vit ses meilleurs moments avec les Foreurs

À sa troisième saison avec les Foreurs de Val-d’Or, Alexandre Couture s’est donné une mission : faire une différence dans les performances de son équipe.

« Je suis considéré comme un jeune vétéran et, à ce titre, il faut que j’aie un impact, explique le Granbyen depuis l’Abitibi. L’idée, c’est de ne pas gaspiller une seule présence, de ne jamais passer inaperçu. »

Après 27 matchs, Couture montre une douzaine de points, dont sept buts. En fait, il a déjà marqué trois buts de plus qu’au cours de toute la dernière saison et il n’est plus qu’à sept points de sa production totale de 2017-2018.

« Le nouvel entraîneur Pascal Rhéaume me fait confiance et j’essaie de lui en donner le plus possible en retour. J’ai commencé la saison sur le troisième trio, mais je me retrouve souvent sur le deuxième et parfois même sur le premier ces temps-ci. Et j’évolue également sur la deuxième vague de l’avantage numérique. Bref, je n’ai pas à me plaindre de mon utilisation. »

Rhéaume, qu’on a bien connu à Granby alors qu’il dirigeait les Cougars du collège Champlain qui étaient impliqués dans une forte rivalité avec les Inouk, demande à Couture de se placer devant le filet en avantage numérique. Un job pas facile, mais qui peut s’avérer très valorisant, souligne l’ancien des Cantonniers de Magog.

« Y’a des matins où je me lève avec de bons bleus sur le corps, mais quand tu sais que tu as aidé ton équipe, y’a aucun problème », reprend Couture.

Les Foreurs n’ont jamais joué pour ,500 seulement depuis que Couture porte leur chandail. Mais l’attaquant de 5’10’’ et 175 livres commence à voir la lumière au bout du tunnel.

« On a connu un départ difficile, mais on joue du bon hockey par les temps qui courent. Nous avons encore plein de jeunes dans l’alignement et nous sommes ni plus ni moins à l’an 2 de notre plan de reconstruction. Je regarde ça et je me dis que je vais fort probablement avoir la chance de jouer pour une équipe qui vise les grands honneurs avant la fin de mon stage junior. C’est encourageant. »

Mais soyez assurés d’une chose : Couture apprécie ce qu’il vit à Val-d’Or.

« C’est une ville de hockey extraordinaire et l’Abitibi est un beau coin de pays. Évidemment, j’avais l’impression d’être loin de chez nous quand je suis arrivé il y a deux ans, mais je suis heureux ici maintenant. »

Les Foreurs (10-14-3) entament vendredi soir, à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, une tournée des Maritimes. Pendant qu’ils reconstruisent, les Huskies de Rouyn-Noranda, leurs frères ennemis, trônent au sommet du classement de la LHJMQ.

Un contrat

En juin prochain, Alexandre Couture en sera à sa deuxième chance d’être repêché par une équipe de la Ligue nationale. On sait qu’il ne s’est jamais caché pour dire qu’il rêvait à la grande ligue.

« Mes chances d’être sélectionné étaient meilleures en juin dernier, mais le repêchage, ce n’est pas tout, souligne-t-il. L’important, c’est d’obtenir un contrat. Regardez Jeffrey Viel, un gars de notre région : il n’a jamais été repêché, mais il a signé une entente avec l’organisation des Sharks de San Jose à 20 ans et il est dans la Ligue américaine présentement. Il n’y a pas qu’une seule façon d’obtenir sa chance chez les pros… »

En effet.