«Ce sont des moments difficiles, ce sont des moments très frustrants », soupire Alex Labbé.

Alex Labbé: toujours une question d’argent

C’est en fin de semaine que s’ébranlera la saison de NASCAR avec le fameux Daytona 500. Mais c’est devant son téléviseur, et non depuis l’intérieur d’une voiture, qu’Alex Labbé va surveiller l’action.

Non, Labbé n’a toujours pas trouvé le financement suffisant et l’équipe lui permettant d’entamer la saison en même temps que tout le monde en série Xfinity. Après être devenu le premier Québécois de l’histoire à disputer l’intégralité des étapes de l’une des trois divisions majeures de NASCAR en 2018, le pilote des Bois-Francs vit une situation extrêmement frustrante.

« On discute, il y a des pourparlers avec plein de monde, mais il n’y a rien de concret pour le moment, explique Labbé depuis la Floride, où il vient de participer à trois épreuves à bord d’un super late model au cours des derniers jours. Ça fait 100 fois que je le dis, mais c’est ça quand même : pas d’argent, pas de course. C’est la réalité de notre sport. »

Labbé a terminé au 17e rang du classement des pilotes en série Xfinity la saison dernière. Mais il a terminé la campagne de peine et de misère, étant incapable de seulement changer de pneus au même rythme que tout le monde en raison d’un budget très limité avec DGM Racing, l’équipe de Mario Gosselin.

DGM a d’ailleurs loué ses deux voitures à d’autres pilotes en vue des premières épreuves de la saison en série Xfinity.

« Il y a encore des possibilités avec Mario, mais ça prend des sous. Je discute avec d’autres gens également. »

BRP a supporté Labbé alors qu’il courait en série canadienne de NASCAR ainsi que la saison dernière alors qu’il participait au championnat de la série Xfinity. Mais l’entreprise dont le siège social est situé à Valcourt n’a pas encore accordé son appui à Labbé en vue de la nouvelle saison.

On entend aussi peu parler d’Alain Lord Mounir, qui était le patron de Labbé en série canadienne de NASCAR et qui l’a amené en série Xfinity, mais paraît-il qu’il demeure dans l’entourage du pilote qui lui a donné un championnat en 2017.

« Ce sont des moments difficiles, ce sont des moments très frustrants, soupire Labbé. Mais je ne perds néanmoins pas espoir de courir quelques fois en série Xfinity cette saison. »

Au Canada

À l’heure où on se parle, c’est en série canadienne de NASCAR que les chances de Labbé de se trouver un volant à temps plein semblent être les meilleures.

« Il y a des discussions sérieuses, c’est vrai, dit-il. L’avantage de la série canadienne, outre le fait qu’elle demande moins d’argent, c’est l’horaire plus flexible puisqu’il n’y a pas de courses à tous les week-ends. Ça permet de faire autre chose aussi. »

Comme des épreuves en super late model aux États-Unis, où le niveau est élevé dans plusieurs séries, soulignera Labbé.

Alex Labbé est clairement un pilote très doué. Il l’a démontré, comme Andrew Ranger (et d’autres) l’a fait avant lui. Mais il se bute au même problème que Ranger précédemment : l’argent.

Dur, dur, le monde des courses…