« Je cours encore pour gagner », lance Alain Bergeron, qui conduira la voiture de Kayle Robidoux.

Alain Bergeron est enthousiaste

Deux semaines après être monté sur la deuxième marche du podium à Dundee, dans l'État de New York, le Saint-Pien Alain Bergeron sera en piste vendredi soir à l'Autodrome Granby, alors que les bolides de la série Empire Super Sprints débarqueront en ville.
Pour plusieurs, la venue des sprint cars de la série ESS constitue le lancement officiel de la saison à l'Autodrome. Mais l'ambiance risque d'être cependant moins festive et plus lourde qu'à l'habitude à la suite du décès de Guy Ouellette sur la piste de l'Autodrome Drummond samedi dernier.
« C'est très triste, avoue Alain Bergeron, qui conduira le sprint car de Kayle Robidoux. Il y a plus de drames en ESS que chez les sportsman ou en modifié, mais on ne s'habitue jamais quand même. Quand ton heure est venue, on dirait que tu n'y peux rien... »
Mais voilà, Bergeron s'amène à Granby avec enthousiasme après l'excellente performance qu'il a offerte au Outlaw Speedway. Après avoir couru à peine trois fois l'an dernier, il entend prendre part à au moins une douzaine d'épreuves de la série américaine cette saison.
« Ça fait depuis 2009 que je n'ai pas couru à temps plein en ESS. Je m'ennuie parfois, mais mon commerce [de réparation de motoneige, VTT... ] fonctionne bien et je dois lui donner la priorité. Même que parfois, je pars courir aux États-Unis en sachant très bien que je ne devrais pas. Mais bon, la passion des courses est encore là, même si elle n'est plus aussi dévorante qu'à une certaine époque. »
À 50 ans, Bergeron reste redoutable à chaque fois qu'il se retrouve derrière le volant.
« Je cours encore pour gagner, c'est clair. Je suis là moins souvent, ça n'aide pas, mais je compense par l'expérience. »
Bergeron se frottera vendredi soir à Steve Poirier, qui en sera seulement à son deuxième départ de la saison. Sept fois champion en ESS, le pilote de Beloeil est très occupé par ses autres projets professionnels et il ne participera qu'à un nombre réduit d'épreuves cette année.
Quelque 25 sprint cars sont attendus à l'Autodrome. Meneur au classement de la série, Jason Barney a confirmé sa présence. 
Avec son gendre
Alain Bergeron sera aussi en piste avec son... gendre, vendredi soir. Dale Gosselin est originaire de la région de Québec, mais il habite maintenant Saint-Pie. 
« Dale a du talent et je lui fais profiter de mon expérience », explique celui qui a été le premier Québécois à être couronné en série Empire Super Sprints.
En août dernier, lors de la dernière visite des bolides de la série à Granby, Gosselin avait d'ailleurs causé la surprise en paradant dans le cercle des vainqueurs.
« Il s'agissait de sa première victoire en carrière et il était très content. Là, on se taquine au sujet de l'issue de la prochaine course. Dale me garde constamment dans l'esprit des courses et j'aime ça. »