Adam Dyczka (à droite) et Dimitri Waardenburg, son nouvel entraîneur. «Dimitri et moi, on connecte bien», explique celui qui s’apprête à disputer son premier combat en boxe professionnelle.

Adam Dyczka, un an plus tard

Il y a un an, presque jour pour jour, Adam Dyczka subissait, face au Français Ciryl Gane, une sévère défaite en arts martiaux mixtes dont il a mis des mois et des mois à se remettre. Douze mois plus tard, il est de retour, mais cette fois sur un ring de boxe.

Au centre Pierre-Charbonneau de Montréal, vendredi soir, Dyczka fera ses débuts en boxe professionnelle alors qu’il affrontera le Slovaque Michal Lukacik. Avec sa fiche de deux victoires (les deux par KO), deux défaites et un verdict nul, Lukacik semble être un adversaire parfait (dans le sens de pas trop coriace) pour un boxeur déjà perçu comme un bel espoir mais qui, tout de même, est vert.

« J’ai hâte !, a lancé Dyczka, qui a fait osciller l’aiguille de la balance à 267 livres, jeudi midi, lors de la pesée officielle. J’ai hâte de me battre pour la première fois depuis trop longtemps et j’ai hâte de goûter à la boxe. Ça fait tellement longtemps que je dis que j’ai envie de boxer… »

Dyczka combattait tout de même un petit rhume jeudi. Rien, toutefois, pour lui faire dire qu’il n’était pas prêt pour le nouveau défi qui l’attend.

« On va prendre du gingembre et de l’ail et ça va être OK… », a-t-il laissé tomber, un sourire dans la voix.

Dyczka n’avait pas grand-chose à dire au sujet de son adversaire, sinon qu’il « a l’air ben gentil ». Le combat en sera un de quatre rounds.

« Je pense que ça va être respectueux. Lors de la pesée, on a eu du plaisir. Il m’a même dit bonjour en français. Pour le reste, il semble frapper fort selon les vidéos que j’ai vus. J’ai un plan de match, mais je ne veux pas trop en parler. »

Pas trop loin devant

Dyczka a répété plusieurs fois qu’il a hâte.

« Franchement, je ne suis pas plus nerveux que d’habitude. Ce sera mon premier gala de boxe professionnelle, je vais découvrir des choses, mais je me sens bien dans ma tête. Ça risque d’être l’fun ! »

Ceci dit, Dyczka ne regarde pas trop loin en avant de lui.

« C’est un premier combat. Est-ce que c’est le début d’une longue carrière en boxe ? Je ne sais pas. On va voir. Ça peut être le début de quelque chose de trippant comme ça peut être la soirée qui va me convaincre de retourner aux arts martiaux mixtes. Avec Yan (Pellerin, le promoteur), j’ai cette flexibilité-là et je l’apprécie. »

Dyczka, on le sait, a placé sa confiance en Dimitri Waardenburg, qui est son nouvel entraîneur. Il a vraiment l’impression que Waardenburg peut amener l’athlète qu’il est plus loin.

« On a eu un très bon camp d’entraînement. Dimitri et moi, on connecte bien. On a le même âge, on est des amis, on a vécu des choses similaires. Je crois en lui. »

On verra pas plus tard que dans quelques heures si cette collaboration est prometteuse.