Sur la scène de l’auditorium de l’école secondaire J.-H.-Leclerc, Adam Dyczka a répondu avec candeur aux questions des enseignants Claire Bergeron et Joël Mailloux.

Adam Dyczka à coeur ouvert

Adam Dyczka a ouvert son cœur aux élèves de l’école secondaire J.-H.-Leclerc, mardi midi.

Invité à rencontrer les jeunes dans le cadre d’une conférence organisée par les enseignants Claire Bergeron et Joël Mailloux, le combattant a parlé de sa carrière, bien sûr, mais il a aussi parlé sans retenue des difficultés qu’il a connues alors qu’il était élève, de son avenir et même de la consommation de cannabis qui lui a fait perdre sa ceinture de champion des lourds de TKO MMA.

« Je l’avoue, j’ai été un consommateur régulier de cannabis pendant des années, a-t-il dit devant la centaine d’élèves venus l’entendre. J’ai toujours arrêté de fumer un bon deux semaines avant mes combats, mais là, je me suis fait prendre quand même. Mais ça a été un mal pour un bien. Dorénavant, je veux être un champion digne de porter sa ceinture, je veux être un champion qui respecte totalement les règles. »

Après s’être fait prendre, Dyczka s’est arrêté et a réfléchi. Une réflexion qui a duré deux semaines.

« J’étais chez nous et je ne voulais voir personne. J’ai même demandé à ma blonde de me laisser tranquille. Et je me suis demandé ce que je voulais faire de ma vie : fumer et avoir du fun avec mes chums ou travailler fort, vivre des sensations comme j’ai vécues quand j’ai triomphé au Centre Bell, être un champion et devenir un modèle. J’ai choisi la deuxième option. Et je travaille fort pour atteindre mes objectifs à tous les jours. »

Dyczka a parlé de son expérience, mais il n’a pas tenté de faire la morale aux jeunes.

« Le pot, c’est supposé nous aider à relaxer. Mais moi, ça me mettait sur les nerfs plus qu’autre chose, ça me faisait penser tout croche. Avec le recul, je sais que ce n’était pas bon pour moi. »

Sauvé par le sport
À J.-H.-Leclerc, Adam Dyczka remettait les pieds là où il a étudié. Et il n’était pas un élève modèle, a-t-il admis avec candeur.

« L’école et moi, ce n’était pas un bon mix. J’avais toujours besoin de bouger, j’étais incapable de rester en place. Moi, c’était les sports. J’étais bon au baseball, j’étais bon au football, j’ai même remporté le Bol d’Or avec les Incroyables. En fait, c’est le sport qui m’a sauvé. Lorsque je suis entré dans un gymnase à 19 ans et que j’ai découvert les sports de combat, j’ai su ce que je voulais faire dans la vie. »

Et c’est le sport qui lui a appris la discipline.

« J’ai des entraîneurs, mais je suis aussi laissé à moi-même en même temps. Naturellement, je ne suis pas la personne la plus disciplinée. Mais si je veux réussir, il faut que je m’entraîne à tous les jours, même si ça ne me tente pas tout le temps. Quand tu as des objectifs, c’est plus facile de faire ce que tu as à faire. »

À 27 ans, Dyczka se voit encore se battre pendant 10 à 13 ans. Et quand un jeune lui a demandé ce qu’il aimerait faire après, il a fait rire l’audience.

« Sérieux, je rêve d’animer une émission de cuisine ! J’aime faire à manger et je suis bon, en plus. Pour vrai, j’aimerais vraiment avoir mon show de cuisine ! »

Claire Bergeron, qui a fait venir Dyczka à J.-H-Leclerc, a enseigné au combattant alors qu’il étudiait à L’Envolée. Et elle avait les yeux pleins de fierté en écoutant son ancien élève.

« Tu en as fait du chemin depuis que tu te promenais d’un bord et de l’autre dans ma classe, a-t-elle dit. Bravo, je suis vraiment fière de toi, mon grand ! »

Un beau moment...