Françoise Abanda a sans cesse haussé son niveau de jeu cette semaine.

Abanda: le goût de se battre

Depuis le début de la semaine qu’on ne sait jamais trop à quoi s’attendre de Françoise Abanda, qui n’est pas débarquée en ville au sommet de sa forme. Mais voilà, la Montréalaise a clairement envie de se battre. Et elle l’a à nouveau démontré vendredi.

Abanda a encore connu des hauts et des bas dans son duel l’opposant à la Japonaise Mayo Hibi, mais elle a néanmoins trouvé le moyen de l’emporter, ce qui lui a permis d’atteindre les demi-finales du Challenger pour la deuxième fois de sa carrière.

« C’est vrai que je suis ici pour me battre, a-t-elle confirmé au sortir de sa victoire de 7-6 (3) et 6-3. Mais j’ai tellement peu joué ces derniers mois que je manque cruellement de rythme. J’ai de la difficulté à enchaîner les bonnes séquences et ça me coûte souvent des points. »

Tout de même, elle affirme gagner en confiance à chacun des matchs qu’elle joue. Il faut dire qu’elle a sans cesse haussé son niveau de jeu cette semaine.

« Je suis contente d’être rendue en demi-finale et je suis plutôt satisfaite de mon jeu… dans les circonstances. J’ai fait les demi-finales à Gatineau, je vais les faire ici. Et c’est de ça dont j’ai besoin : jouer des matchs et des matchs. C’est ce qui va m’amener à gagner des matchs dans de grands tournois. »

Rien de parfait

Elle hésite par contre à parler de son état de santé.

« Mon épaule [qu’elle a soigné pendant trois mois] n’est pas parfaite et mon pied [dont la condition l’a forcé à abandonner en demi-finale à Gatineau] n’est pas parfait non plus, mais disons que c’est… correct. Je me bats, il faut que je me batte. »

Au moment de rencontrer les médias, Abanda ne savait pas qui de Leylah Annie Fernandez ou de Maddison Inglis elle allait croiser en demi-finale.

« L’identité de l’adversaire importe peu. Ce qu’il faut, c’est que je joue mon match à moi… », a-t-elle conclu.