Claude-Olivier Lisé-Coderre est le plus jeune athlète de la 52e Finale des Jeux du Québec, qui débutent à Alma vendredi. Âgé de 7 ans, il est plongeur.

À 7 ans, Claude-Olivier plonge pour gagner

Haut comme trois pommes, Claude-Olivier Lisé-Coderre prend son élan pour plonger au coeur de la 52e finale des Jeux du Québec. Âgé de seulement 7 ans, il est le plus jeune athlète à se rendre à Alma, vendredi, pour ce rendez-vous sportif. Le Bromois représente cependant un bel espoir de médaille pour la région.
Il s'est entrainé à Montréal et a reçu les conseils de l'Olympienne Émilie Heymans. Il a pris la route des jeux avec son équipe, vendredi matin, heureux de faire partie de cette aventure.
Le jeune plongeur n'est pas tombé bien loin de l'arbre. Sa mère, Isabelle Lisé, était une athlète de haut niveau en gymnastique et en plongeon, explique le père de famille, Joslin Coderre. 
Claude-Olivier a commencé dans le monde du sport avec le club de gymnastique des Hirondelles. « Rapidement, il avait le goût des hauteurs et nous a demandé de lui trouver un club de plongeon, raconte M. Coderre en entrevue. C'est comme ça que le cheminement s'est fait. »
C'était il y a 14 mois.
Si déjà il plonge du haut de la tour de 10 mètres, il s'en tient au 1 mètre, 3 mètres, et 3 mètres tour en compétition. « C'est élaboré. Il a des listes de plongeons qu'il pratique. Il fait autant des plongeons avants qu'arrières. Il fait des vrilles, des renversés, etc. », poursuit son papa, impressionné. 
Espoir
Il faut dire qu'il a déjà du talent. 
Lors du Championnat provincial « espoir », en décembre dernier à Terrebonne, Claude-Olivier a remporté l'or au 3 mètres et à la tour et a eu droit à l'argent au 1 mètre. Il a aussi été nommé athlète par excellence. Une performance qui laisse croire que Richelieu-Yamaska pourrait avoir une médaille en plongeon cette année. 
« Je veux surtout qu'il soit fier de lui, médaille ou pas. Il a juste à refaire ce qu'il a fait à Terrebonne. En réalité, il compétitionne contre les mêmes personnes. Je pense qu'il s'est encore amélioré depuis », ajoute Joslin Coderre, un sourire dans la voix. 
Le jeune athlète ne ressent pas de pression. Ses objectifs ? « Me concentrer, être dans ma bulle pour faire mes simulations. Oui, je veux me classer, mais pour me rendre à mon rêve, qui est les Jeux olympiques », lance-t-il. 
Il avoue profiter des conseils des plus vieux. Quelques trucs lui ont été prodigués afin qu'il arrive à mieux se concentrer.
Le sport et l'école
Joslin Coderre assure que ce sont les enfants qui décident s'ils pratiquent ou non un sport de compétition. 
Outre Claude-Olivier, Charl-Robèr (11 ans) pratique le ski alpin. Sa soeur, Mélodie a aussi participé aux Jeux du Québec en compétition équestre.
« Nous, on n'a pas de powertrip là-dedans. La journée où Claude-Olivier ne voudra plus plonger et qu'il voudra faire un autre sport, ça va être bien correct pour nous. On est fier parce qu'il se réalise », explique le papa de quatre enfants.
« Ma femme s'occupe beaucoup du mental des enfants. Le danger quand ils deviennent bons en étant jeunes, c'est qu'ils abandonnent quand ça compte vraiment. On veut s'assurer qu'ils aillent au bout de leur rêve et non pas qu'ils lâchent à l'âge de 13-14 ans », ajoute-t-il.
Avec six entraînements par semaine - deux à Brossard, quatre au bassin olympique -, les résultats scolaires ne doivent pas être laissés pour compte, précise M. Coderre. « S'il n'y avait pas de bons résultats scolaires, il n'y aurait pas de sport. Souvent, ils sont appelés à manquer l'école pour les entraînements. Chez nous, l'important, c'est la réussite scolaire. Et Claude-Olivier est premier de classe », affirme-t-il.
Le sport a d'ailleurs aidé Charl-Robèr à améliorer ses notes. M. Coderre y voit là un bel exemple : permettre aux garçons de bouger leur permet de se concentrer davantage à l'école.