Depuis 25 ans, Luc Breton vous accueille toujours avec le sourire.

25e anniversaire du Quillorama: que de beaux souvenirs !

CHRONIQUE / « En 1995, la demande était forte pour les quilles. Il y avait d’ailleurs deux salons de quilles sur le territoire de Granby : le défunt Salon Frontenac et le Royaume des Quilles (qui existe toujours, rue Denison). Comme les deux roulaient à plein régime et qu’il y avait encore énormément de demandes, notre famille a décidé d’en ouvrir un autre », raconte d’entrée de jeu l’actuel propriétaire du Quillorama, mon bon ami Luc Breton.

« Il faut dire qu’ici, au coin des rues St-Jude et Principale, il y avait à l’origine un salon de quilles dans les années 1963 et 1964. Tout comme c’est le cas chez nous présentement, ce salon comptait 32 allées, mais il proposait un plus grand nombre consacré aux petites quilles. »

« Par la suite, une entreprise s’y est établie et quelques années plus tard, le lieu a été transformé en cour à bois. Notre famille — mon père Gérald et mes frères Marc, Jean et moi —, on s’est donc portés acquéreurs. Si ma mémoire est bonne, nous avons ouvert nos portes le 6 juillet 1995 », ajoute celui qui porte le même nom de famille que le député sortant dans Shefford, le libéral Pierre Breton, sans toutefois avoir un lien de parenté avec ce dernier.

Le passé, le présent et l’avenir

« Au départ, étant donné que la famille possédait aussi le supermarché Metro dans le haut de la ville, mon père et moi sommes venus travailler ici et, au fil des années, nous avons eu la chance de côtoyer des gens extraordinaires tels Jos Degré, Jacqueline Harvey, Jacqueline Beauregard, Réjeanne Durocher, Denis Lavallée et Gaétan Côté, qui sont avec nous depuis nos débuts », raconte celui qui est marié à Josée Bourassa et avec qui il a eu deux enfants, Émilie et Frédéric. 

« Quand on jette un coup d’œil en arrière, il est évident que la fermeture du Salon Frontenac nous a amené un bon nombre de clients, car de 1200 en moyenne par semaine, nous sommes passés à un peu de 1600 seulement en ligues. Tout ça, c’est sans compter le jeu libre, les familles, les anniversaires ou les partys d’entreprises. »

Cependant, qui parle de quilles parle aussi d’une population vieillissante qui fréquente les divers salons du Québec et dont on compte un très grand nombre de personnes ayant atteint l’âge de la retraite. Est-ce à dire que la relève est inexistante ? 

« C’est évident que les baby-boomers font partie de notre clientèle, car contrairement à d’autres disciplines, les quilles ne nécessitent pas une très grande activité cardio-vasculaire. Par contre, c’est un sport d’équilibre et de concentration qui s’adresse à n’importe qui. »

« Pour la relève, chez nous, elle passe par des jeunes comme David Simard, Martin Vallières et Bruno Gagné. Ces jeunes ont grandi ici et ce sont des amoureux du bowling. Mais en ce qui a trait au recrutement, on est loin de vivre ce qui se fait aux États-Unis. Là-bas, tout part de l’école. Plusieurs collèges et universités offrent de très grosses bourses d’études aux jeunes quilleurs, contrairement à ici au Canada, où il n’y a qu’une ou deux écoles qui le font. »

« On est d’ailleurs chanceux de pouvoir compter sur les services de David à nos côtés. Celui-ci exploite la boutique du pro en plus donner des cours aux différents quilleurs qui en font la demande. À 14 ans, il possédait déjà une moyenne au-dessus de 200. Aujourd’hui, il cumule plusieurs championnats canadiens, et ce, même s’il n’a que 38 ans. Il fait encore partie de l’équipe canadienne en plus d’être dominant sur la scène nationale et internationale. Quand une personne réussit plus de 350 parties parfaites en carrière, on peut parler d’une véritable “machine de quilles ! ” »

Personnellement, je côtoie Luc Breton et son épouse depuis une quinzaine d’années, soit depuis mon arrivée dans la région. Je le connais donc assez pour être capable de percevoir son degré d’émotivité. 

Ce matin-là, quand je l’ai rencontré, nous étions seuls dans le salon de quilles. Je l’ai senti émotif. Heureux de me parler de ses 25 dernières années, mais empreint d’une certaine nostalgie quand je lui posais des questions sur le passé. 

Nous nous sommes rappelé certaines bonnes histoires, dont celle où notre compagnon feu Réal Hébert avait tellement ri qu’il en avait perdu son dentier sur le plancher ! Luc dira d’ailleurs que « Réal était un maudit bon gars parti malheureusement beaucoup trop vite… »

Cette dernière anecdote illustre bien ce qui se produit chaque jour au Quillorama : des propriétaires toujours présents dotés d’une franche camaraderie. 

« J’ai été élevé dans le public. Être ici sept jours par semaine, et ce, depuis 24 ans, je crois que c’est la bonne façon pour connaître les clients ! »

Tu as raison, Luc, c’est effectivement la bonne méthode. Continue de l’exploiter aussi bien !