Loin de se laisser abattre par cette nouvelle épreuve, Frédérick Gaudreau aborde la situation actuelle avec calme et sérénité.

« Le hockey est secondaire », affirme Gaudreau

Le Bromontois d’origine Frédérick Gaudreau est l’un de ceux qui sont directement affectés avec la suspension des activités dans le monde du hockey professionnel, en lien avec la pandémie de COVID-19. Même s’il ne sait pas ce qui l’attend à court et moyen terme, l’attaquant des Admirals de Milwaukee, dans la Ligue américaine, aborde cette épreuve avec calme et sérénité.

« Honnêtement, c’est une situation difficile pour l’ensemble de la planète. Dans un cas comme ça, je crois que le hockey est secondaire. L’humanité doit se mettre ensemble dans cette épreuve », a-t-il fait valoir en entrevue avec La Voix de l’Est, samedi après-midi.

« C’est la moindre des choses de faire notre part. »

Gaudreau estime que la situation actuelle dans l’État du Wisconsin est similaire à celle décrite par ses proches au Québec.

« On voit la même folie dans les épiceries. Ça a même débuté une journée plus tôt de notre côté », a-t-il raconté.

« Par contre, je ne sens pas vraiment de mouvement de panique. »

Les dirigeants des Admirals ont demandé à leurs joueurs de rester loin de l’aréna jusqu’à nouvel ordre. L’incertitude dominait toujours au cours du week-end. Frédérick Gaudreau continuera néanmoins à s’entraîner dans la mesure du possible, en prévision d’une éventuelle reprise des activités.

« Je ne vais pas me laisser aller, c’est certain. Je me sens simplement mieux dans ma peau quand je prends soin de moi », a-t-il précisé.

Un autre défi

Après deux saisons passées essentiellement avec les Predators de Nashville dans la Ligue nationale, le natif de Bromont a été retranché par la formation du Tennessee lors du dernier camp d’entraînement. Il a ensuite été ralenti par des blessures à l’aine et au doigt, cette dernière ayant même mené à une opération.

Loin de se laisser abattre, Gaudreau a rebondi avec 28 points, dont 11 buts, en 42 matchs dans l’uniforme des Admirals. Toutes proportions gardées, sa récolte offensive le place parmi les meilleurs de son équipe.

Le numéro 89 tenait toutefois à parler du collectif. Avant l’arrêt de l’action, les Admirals dominaient à la fois la division Centrale et le classement général de la Ligue américaine.

« On mise sur de nombreux individus de qualité, pour qui les succès de l’équipe passent en premier. C’est une ambiance très agréable, je n’ai que du positif à dire. » Sans contrat à compter de juillet prochain, Frédérick Gaudreau ne sait pas trop de quoi son avenir serait fait. Mais il refuse de regarder trop loin.

« Si on peut rejouer et entrer en séries, ce serait parfait », a-t-il reconnu.

« Mais je souhaite surtout qu’on limite le nombre de cas de coronavirus autant que possible. Que la Terre recommence à tourner comme avant ».