Violence dans les écoles : tolérance zéro selon la CSVDC !

Le 23 août dernier, dans le cadre d’une journée d’audition dans le dossier d’une enseignante congédiée, le directeur général de la CSVDC, monsieur Éric Racine, a agi comme témoin de la CSVDC. Lors de son témoignage, monsieur Racine a affirmé que : « … c’est tolérance zéro la violence à la CSVDC… ».

Considérant la détresse des enseignants et des élèves de plusieurs écoles qui doivent faire face à des problématiques de violence au quotidien en se faisant répondre par leur direction qu’il n’y a pas de solution miracle, que c’est comme ça dans d’autres écoles, qu’il n’y a pas d’argent pour plus de services, etc., il est difficile de comprendre comment le directeur général de la CSVDC a pu tenir un tel discours !

Monsieur Racine, que voulez-vous dire lorsque vous dites que la violence à la CSVDC c’est tolérance zéro ? Que faites-vous pour les enseignants et leurs élèves qui la subissent quotidiennement ? Que faites-vous, concrètement, afin de vous assurer que le plan de lutte pour contrer la violence et l’intimidation est respecté et appliqué dans chaque école ?

Récemment, vous avez rencontré les enseignantes et enseignants d’une école qui vous ont fait part de plusieurs situations de violence vécues dans leur école. La violence physique et verbale est omniprésente dans cette école. Chaque jour, il y a de la violence dans cette école.

De nombreux élèves sont en grande détresse et ils ont un besoin urgent d’aide qu’ils n’obtiennent pas. Déjà, il semblerait qu’il y a, dans cette école, trois techniciennes en éducation spécialisée qui sont en arrêt de travail. Un enseignant est aussi en arrêt de travail. Il arrive quotidiennement que des élèves se désorganisent, crient, frappent dans les murs, se battent, etc.

Monsieur Racine, entre les paroles et la réalité, il y a deux mondes : celui du siège social de la CSVDC et celui, réel, qui se vit, au quotidien, dans les écoles qui sont sous votre gouverne.

Pour le bien-être des enseignantes et des enseignants que nous représentons et pour le bien-être des élèves, il est grand temps de passer de la parole aux actes.

Martin Laboissonnière

1er vice-président du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY)