Le maire sortant et candidat à la mairie de Granby, Pascal Bonin.

Un vote de confiance

Éditorial / Pascal Bonin mérite la confiance des citoyens de Granby pour accomplir un deuxième mandat. Les Granbyens ont découvert depuis quatre ans un maire atypique­ tant par son allure décontractée que par son audace le moment venu de défendre ses convictions et des dossiers qu’il juge prioritaires.

En pleine année électorale, il a pris des risques que plusieurs auraient repoussés du revers de la main. Granby est reconnue à la grandeur du Québec pour la popularité de son zoo. La Ville a décidé de miser sur cet atout en encourageant le déploiement sur plusieurs sites stratégiques de sculptures animalières. L’idée est fort intéressante et permet d’accentuer l’image de marque de la ville. À terme, celle-ci est plutôt bien reçue, même si les critiques publiques furent d’abord nombreuses.

La Ville de Granby a aussi mis en chantier un centre aquatique qui constitue le plus gros investissement municipal de son histoire. Les élus ont cependant pris le soin de s’assurer d’obtenir un financement majeur des gouvernements fédéral et provincial. La bibliothèque est une belle réussite et l’économie se porte bien grâce au dynamisme de plusieurs entreprises. Tous ces éléments favorisent l’administration en place.

Il reste encore de nombreux défis comme celui d’améliorer la circulation aux abords du zoo, dont les succès causent certains maux de tête aux automobilistes, ou celui de donner un nouvel élan au centre-ville. La Ville doit aussi faire pression sur les élus provinciaux et la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS afin d’améliorer les soins de santé à l’urgence de l’hôpital et obtenir une super-clinique, qui ferait sans doute une grande différence. 

L’audace du maire, qui n’a pas peur de provoquer, s’est aussi déclinée dans sa campagne électorale. Il a permis à des artistes de lui créer des affiches électorales qui ont fait beaucoup jaser. Bien peu de maires au Québec auraient osé se dépeindre en superhéros, par crainte de soulever les sarcasmes et de donner des munitions à leurs adversaires. Certains citoyens ont dénoncé l’opération, mais d’autres ont convenu que le maire, fidèle à son style, voulait encore une fois éviter le conformisme.

Les samedis du maire avec Pascal­ Bonin sont aussi une initiative novatrice pour écouter les citoyens au sujet de différents dossiers et expliquer les orientations de la Ville. Cette approche devrait être reprise dans plusieurs municipalités.

Populiste, le maire Bonin est aussi un maire populaire. Sans rien enlever à son principal adversaire, Yves Bélanger, qui travaille fort pour défendre ses idées, le maire Bonin a gagné la confiance des citoyens qui ont l’intention de miser encore une fois sur lui et avec encore plus de conviction. C’est d’ailleurs le message qui se dégage du sondage Segma Recherche qui a été réalisé pour le compte de La Voix de l’Est et de M-105 et dont les résultats ont été publiés vendredi dernier.

Après répartition des indécis, le maire sortant a obtenu 79 % des intentions de vote. Dans la même proportion, les électeurs sont satisfaits de son travail. Avec un tel pourcentage, M. Bonin est dans le groupe des maires au Québec qui obtiennent le plus haut taux de satisfaction. Il y a sûrement de bonnes raisons.

D’autres élections très intéressantes se déroulent dans plusieurs localités et villes sur le territoire de La Voix de l’Est, notamment à Bromont­ et à Cowansville.

Les municipalités ont été reconnues comme des gouvernements de proximité. Celles-ci sont responsables de plusieurs services utilisés dans la vie de tous les jours par les citoyens. Il est important de prendre le temps, aux quatre ans, d’exprimer votre choix et de participer à cet exercice démocratique. Cela est encore plus vrai pour les plus jeunes électeurs qui sont trop nombreux à laisser les autres choisir­ à leur place.