M. Castonguay, vous suggérez que si le Parti québécois est élu en 2018, un référendum soit tenu dans la première année du mandat, pour enfin vider la question, qui, selon vous, devrait être la suivante: êtes-vous, oui ou non, pour l'indépendance du Québec?

M. Castonguay, je suis d'accord avec vous, mais...

Monsieur Claude Castonguay,
J'ai lu votre lettre publiée dans La Presse du 27 mai et intitulée «Référendum: l'ambiguïté n'a plus sa place». Vous suggérez que si le Parti québécois est élu en 2018, un référendum soit tenu dans la première année du mandat, pour enfin vider la question, qui, selon vous, devrait être la suivante: êtes-vous, oui ou non, pour l'indépendance du Québec?
Votre argumentation repose sur le fait que malgré qu'un Québec souverain serait viable en principe, en pratique les coûts de transition sont inconnus et surtout imprévisibles d'autant plus que le Parti québécois n'a pas encore répondu clairement à certaines questions fondamentales, telles la monnaie, le passeport... bref, ce que vous souleviez comme difficultés et manque de clarté à la page 173 de votre dernier livre La fin des vaches sacrées.
Alors, oui, jusqu'ici, je suis d'accord avec vous. Mais, je souhaite, de votre part, une prochaine lettre à La Presse ou dans les journaux nationaux dans laquelle vous suggéreriez, peut-être, aussi un référendum sur la Constitution de 1982 advenant la prise du pouvoir par les libéraux en 2018 (ou même dès maintenant...), ceci, afin que le Canada réagisse et prenne l'initiative d'ouvrir un dialogue avec Québec, tel que vous le souhaitez au 3e paragraphe de la page 179 de votre livre: «Avec la présence à Québec d'un gouvernement qui veut assumer sa place au sein du pays, le Canada anglophone devrait prendre l'initiative d'ouvrir le dialogue avec le Québec afin d'en venir à une entente dans le cadre de la fédération. Ce serait vraiment un extraordinaire projet pour 2017 de reconnaître que le Québec constitue une véritable nation qui se distingue par sa langue et sa culture.» Et oui, si vous faisiez aussi ce dernier bout de chemin, je serais encore d'accord avec vous, mais sans...
Note: J'ai récemment proposé un texte («Mon offre au ROC») aux journaux par lequel j'offre au Canada une formule qui pourrait, s'il y consentait, enfin, régler cette question du Québec à la satisfaction, je pense, de tous les Canadiens y compris les Québécois. La Voix de l'Est l'a publié le 17 mai. C'est une approche que vous pourriez peut-être endosser et appuyer (ou simplement vous en inspirer...) lors de votre prochaine intervention. Merci!
 
Denis Forcier
Shefford