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La Voix des lecteurs

Au royaume des élus

Avez-vous déjà eu l’impression de vous être fait tromper ?

Aux prochaines élections, ne pas oublier de demander au prochain maire et aux nouveaux conseillers quels seront leurs salaires pour le mandat à venir.

Dans la vie, quand on engage un électricien, un comptable ou tout autre professionnel, on connaît le taux horaire. On a une estimation des coûts, et le plus important, on fait confiance. Je suis déçu de cette mairie et si nos élus ne sont pas satisfaits de leurs salaires, je leur dis : prenez vos primes de départ et bonne chance dans vos nouvelles fonctions.

Faites une nouvelle élection et au diable les coûts, vous avez perdu la confiance des électeurs.

Denny O’Breham a une vision et ferait un bon maire. Nous vivons dans un monde où la forme est roi et où le fond, c’est quoi ça ? On s’en fout ! Le superficiel l’emporte sur l’essentiel.

Augmentation de 15 % pour le maire et de 17,5 % pour les conseillers, plus d’un million par mois pour le président de SNC-Lavalin, 2,5 millions en argent américain par semaine pour John Roth de Nortel dans les années 2000. Et 80 000 $ par semaine pour le président de Desjardins, là où le taux d’intérêt pour l’épargne est inversement proportionnel à la grosseur des bureaux à Granby.

Qu’ont-ils en commun ? Ce sont eux qui se votent leurs augmentations et ils ambitionnent.

Si vous êtes propriétaire de la compagnie, vous pouvez gagner des milliards. Bravo ! C’est votre compagnie et vous le méritez.

La notoriété, c’est aussi une rémunération difficile à chiffrer, mais qui a son importance, car elle rapporte un bénéfice aux agents d’immeubles, aux futurs politiciens, députés, directeurs, présidents d’organismes ou autres qui sont d’anciens conseillers.

J’ai toujours pensé qu’un fonds de pension pour les échevins n’avait pas sa place, pas plus qu’une prime de départ. Et si les élus pouvaient avoir des options d’achats comme dans les compagnies, soyez assurés qu’ils en auraient tous et dans toutes les villes.

Nous vivons à une époque où la plupart des gens semblent prospères : belles maisons, gros camions, meubles neufs, voyages. Mais les gens vivent et survivent par le crédit.

Les citoyens aiment un conseil qui dépense, qui s’endette. Les économes, c’est ennuyant. Enlevez le crédit et tout s’effondre. Les Canadiens sont parmi les peuples les plus endettés de la planète.

Qui paie sa voiture, ses meubles, sa grosse télévision comptant ?

Si vos augmentations avaient été graduelles, moi, j’aurais compris. Mais 15 % et 17,5 % d’un coup, c’est beaucoup alors qu’on sait tous que 2 ou 3 % d’augmentation de salaire, soit le taux d’inflation, c’est assez pour le petit peuple.

Au fédéral en 2014, un député gagnait 163 700 $ et au provincial, 90 000 $. Est-ce les députés fédéraux sont meilleurs que les députés provinciaux ? Certains reçoivent moins et d’autres plus qu’ils n’ont jamais gagné dans leur vie.

Je pense que c’est la passion, les idées, la vision et un gros bon sens qui devraient attirer les gens en politique et non la rémunération.

Et vous, avez-vous encore confiance en votre conseil de ville ?

Yves Beauregard

Granby

Martine Ouellet

Lettre ouverte à Mme Martine Ouellet

Comme on ne se connaît pas, je me dois de vous donner brièvement un aperçu de mon implication politique. J’ai milité activement pendant plusieurs années pour la souveraineté et uniquement pour cette cause auprès de MM. Lévesque, Parizeau, Johnson et bien d’autres pour ensuite passer au Bloc avec MM. Bouchard, Duceppe et mon ami Michel Gauthier. 

M. Lévesque disait souvent que, malheureusement, pour faire la souveraineté du Québec, ça prend un parti politique, car il savait lui tout ce qui se passe dans un tel parti. Je le sais également, car j’en ai vu des dissensions et des chicanes autant au PQ qu’au Bloc.

Vous devez admettre que depuis votre arrivée au Bloc, vous avez contribué largement à alimenter cette coutume. On vous connaît comme environnementaliste, écologiste, souverainiste féministe et on pourrait peut-être ajouter à cette liste opportuniste à voir aujourd’hui de la manière dont vous agissez dans ce conflit. Si c’est vraiment la souveraineté qui vous tient à coeur, oubliez votre carrière et retournez à Québec, car je crois que le Bloc a encore sa raison d’être, mais uniquement pour défendre les intérêts du Québec en ne parlant plus de souveraineté, ce qui est un frein pour beaucoup de Québécois à voter pour ce parti à Ottawa.

Personnellement, j’ai rêvé longtemps et j’ai cru que nous pouvions devenir un pays, surtout avec M. Lévesque. Mais maintenant, je crois que ce n’était qu’un rêve inatteignable. 

Yvon Lavoie

Granby

Oui, nous allons vous appuyer !

À vous, infirmières et enseignantes et membres des organismes communautaires, nous allons vous appuyer; nous ne vous laisserons pas tomber. Vos cris d’alarme concernant les conditions de travail inacceptables sont entendus; votre épuisement et vos larmes nous touchent profondément. Oui, nous allons tout faire pour que votre situation s’améliore. Si votre situation s’améliore, la nôtre aussi s’améliorera. Et pourtant, la solution n’est pas si simple : aux prochaines élections, nous aurons à choisir entre la peste et le choléra : le PLQ ou la CAQ. Des loups déguisés en agneaux.

Ces deux partis nous promettent un pays où couleront le lait et le miel, c’est-à-dire la grande prospérité. Comme ce sont de véritables magiciens, ils vont tout simplement donner un grand coup de baguette et le miracle va s’effectuer. La formule magique est terriblement simple : abracadabra, réduisons les impôts, vidons les coffres de l’État, réduisons les dépenses, privatisons les services. N’est-ce pas là un beau tour de magie ? Voilà le seul et unique discours qui garantit sans aucun risque le succès d’une élection.

Vous, enseignantes et infirmières, pensez-y avant de commencer à vous réjouir. En effet, les sondages nous annoncent l’arrivée de la CAQ, un grand sauveur aux mains vides. En éducation : zéro; en santé : zéro; pour les organismes communautaires : zéro; en environnement : zéro; en logements sociaux : zéro. En fait, ça ressemble en tout point au PLQ, mais en pire.

Pendant les prochains mois, nous entendrons le chant des sirènes : votez pour nous, les candidats du PLQ, nous avons détruit le système de santé ! Votez pour nous, les candidats de la CAQ, nous allons privatiser les soins de santé ! Votez pour nous, les candidats du PLQ, nous avons détruit le système scolaire ! Votez pour nous, les candidats de la CAQ, nous allons faire disparaître les commissions scolaires ! Et grâce à ce discours pro-austérité et anti-solidarité, nous vivrons avec la peste ou le choléra pour les quatre prochaines années. Nous désirons tellement aller au fond du baril. 

Et au mois d’octobre 2018, enseignantes et infirmières, vous retrouverez probablement les mêmes situations démoralisantes dans votre milieu de travail et pis encore, on vous fera porter le blâme comme le font déjà Couillard et Barrette. En votant pour la peste ou le choléra, nous n’aurons fait que consolider le statu quo. Nous voterons probablement pour des baisses d’impôts plutôt que pour des investissements dans l’éducation et la santé. Voilà comment se concrétisera notre façon d’appuyer vos demandes : la bourse plutôt que la vie et au diable la santé et au diable l’éducation.


André Beauregard

Shefford