D’où vient cet acharnement à bannir toutes les protéines animales de l’alimentation humaine ?

La Voix des lecteurs

À propos du nouveau Guide alimentaire canadien

L’actualité des derniers jours m’a fait sursauter quelque peu. Je me questionne à savoir pourquoi le sucre contenu dans le lait est devenu néfaste pour la santé humaine. Pourquoi l’est-il plus que le sucre contenu dans les boissons gazeuses, alcoolisées ou énergisantes.

On ne peut négliger l’apport important de sucre lorsqu’on consomme des fruits et légumes transformés ou non. La transformation du raisin en vin apporte sa dose additionnelle de sucre lors de sa consommation. La conservation des aliments nécessite un mélange de quatre éléments de base soit le sel, le sucre, le vinaigre et la chaleur ou le froid. On ne peut ignorer que la survie de tous les mammifères a nécessité et nécessite encore une consommation quotidienne de lait, le temps que l’estomac s’adapte aux aliments solides. Le lait a fait partie de notre alimentation sous différentes formes et a toujours nourri adéquatement la population.

Alors, pourquoi ne plus en tenir compte dans le Guide alimentaire canadien ?

D’où vient cet acharnement à bannir toutes les protéines animales de l’alimentation humaine ?

À qui une telle décision va servir ?

Jérôme Ostiguy, Président, UPA de la Haute-Yamaska

Un monde religieux ou un monde séculier ?

L’Histoire de l’Humanité nous semble longue et avoir des origines extrêmement lointaines mais dans les faits, l’histoire de l’Homo sapiens est extrêmement courte. Comme on l’a souvent raconté, si le temps d’existence de l’Univers était transposé sur 24 heures, l’Homo sapiens serait arrivé à peine quelques minutes avant minuit. Dans les premiers siècles de leur existence consciente, les hommes et les femmes ont été rapidement confrontés à l’incapacité de comprendre le monde dans lequel ils vivaient. À leurs nombreuses questions et devant l’impossibilité d’y répondre, ils laissèrent leur imaginaire inventer rapidement le monde des superpuissances cosmiques. Face aux questions concernant l’origine de la création ou la fatalité de la mort et bien d’autres questionnements, ils se réfugièrent dans des théories philosophiques dont la clé de voûte fut le concept des Dieux, le monde de la mythologie. 

Aussi loin et aussi étendues que sont nos connaissances des multiples civilisations antiques et contemporaines, nous retrouvons ce même réflexe humain devenu fortement inscrit dans nos gènes : tout faire découler de l’action des dieux. Ce concept est particulièrement appliqué lorsqu’il est question d’expliquer l’évolution du cosmos et l’évolution de la conscience humaine, car, faut-il l’admettre, le cerveau humain a toujours eu peine à comprendre la très complexe histoire de leur évolution. Ce qui permet à Charles Taylor d’affirmer que l’Humanité a vécu jusqu’à l’époque du Siècle des Lumières dans un climat d’enchantement. Depuis la nuit des temps, le monde religieux a donné un sens à la vie et ce sens correspondait à ses attentes les plus naturelles. Cet enchantement était fondé sur la foi dans un être supérieur qui avait le pouvoir d’intervenir concrètement dans le monde et sur l’espérance dans un au-delà utopiquement heureux. Or, au cours des derniers siècles, les questionnements philosophiques et l’avancée des recherches scientifiques ont jeté le doute sur un très grand nombre d’affirmations gratuites et non fondées (les dogmes religieux). Ce fut le début du désenchantement.

Le monde occidental issu de la civilisation gréco-romaine et de la civilisation judéo-chrétienne a une connaissance particulièrement grande des philosophies à la fois religieuses et scientifiques qui ont donné du sens à la vie de très nombreuses générations précédant l’ère du désenchantement. Or, pendant que naissent d’autres philosophies et d’autres découvertes, la civilisation occidentale a de la difficulté à se libérer du joug de la domination religieuse qui conserve malheureusement un caractère statique et même réactionnaire face à l’évolution de la société. Ce comportement conduit le monde religieux à sa déconfiture et celui-ci s’accompagne aujourd’hui d’une réaction extrême et presque fanatique : le fondamentalisme. Il n’y a plus de place pour le doute, la recherche, le questionnement. Les textes parce qu’ils ont été écrits depuis deux ou trois mille ans ont acquis un caractère sacré et deviennent le fondement absolu de la vérité. L’argument fondamentaliste est simple : ces textes sont la révélation divine de la vérité. Dieu lui-même a communiqué avec les hommes. Tout propos qui questionne ces textes est considéré comme un blasphème et l’Inquisition condamne immédiatement les auteurs au silence, à l’exclusion et à l’enfer. Ce mépris à peine dissimulé pour l’intelligence humaine conduit les grands courants religieux dans un véritable cul-de-sac. Pendant ce temps et malgré le retour tapageur de la droite religieuse, partout sur la planète, l’Humanité continue sciemment et courageusement sa marche hors de la caverne de l’ignorance et de l’obscurantisme. Rien n’arrête le fleuve de l’évolution. Les reculs comme disait Pierre Teilhard de Chardin sont toujours apparents et superficiels.


André Beauregard

Shefford

Un Américain lucide

J’ai été réellement surpris qu’un citoyen américain, M. John-Jean Ofrias, tienne de tels propos au sujet de son pays dans sa lettre intitulée « Je suis un citoyen américain sans pays », propos qui sont partagés par beaucoup de gens à travers le monde hors de ce pays.

Ce que M. Ofrias semble oublier, c’est que cette situation remonte à bien avant l’élection de M. Trump comme président, car ce dernier est très représentatif de beaucoup d’Américains et contribue à dévoiler l’hypocrisie de plusieurs de ses prédécesseurs.

Enfin un Américain qui reconnaît que l’une des seules valeurs de son peuple, c’est l’argent. Ce n’est pas récent qu’ils sont capitalistes, interventionnistes, impérialistes, protectionnistes et, de surcroît, guerriers. Pour atteindre ces objectifs, il faut intervenir dans plusieurs pays avec leur imposante armée, c’est pourquoi il a fallu tuer vingt mille Syriens en 2018, mais toujours au nom de Dieu. C’est connu que : God is American. C’est pas grave, car pour eux ces gens sont comme du bétail qu’il faut éliminer puisqu’un jour ils peuvent menacer la quiétude de leur pays.

Leur manque de culture et de savoir-vivre ne les étouffe pas et vous pouvez le comprendre quand ils parlent fort, comme touristes, dans les rares pays où ils se sentent encore en sécurité.

Et dire qu’ils prétendent que ce sont les citoyens d’autres pays qui sont des terroristes quand c’est le peuple le plus armé au monde, droit reconnu dans leur constitution et où ils s’entre-tuent par milliers par année. Personnellement, j’aurais peur d’aller les visiter.

Yvon Lavoie

Granby