La Voix des lecteurs

Enfin le CHSLD !

Enfin, la machinerie est à l’œuvre pour construire le nouveau CHSLD ! Depuis le temps qu’on l’attendait !

Les 176 lits permettront de redonner au Centre hospitalier sa vocation de soins de courte durée, de regrouper plusieurs personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de rapatrier des aînés logés à Waterloo. De plus, 64 nouvelles places seront créées : tant de personnes demandent des soins prolongés et attendent d’être hébergées !

À la lecture d’articles de journaux, nous avons appris que le bâtiment sera moderne, avec des salons pour accueillir les familles des résidents, que le centre sera plus attirant pour le personnel : un endroit digne de Granby et de ses aînés, pionniers de notre ville !

Malgré notre grande satisfaction, nous rappelons que le vieillissement de la population s’accélère, que ce nouveau centre sera complet très rapidement. Nous demandons à notre député et ministre de mettre Granby sur la liste des « Maisons pour aînés ». Nous ne pouvons pas baisser les bras face au futur. L’AQDR est heureuse de savoir notre gouvernement à l’écoute des aînés.

L’AQDR Granby est un organisme de défense des droits collectifs des personnes retraitées et préretraitées qui compte 821 membres. Elle est soutenue par plusieurs organismes au service des personnes aînées dont l’AGÉAUTAG, l’AREQ, la FADOQ et le Club d’âge d’or Princesse. Ensemble, ces organismes comptent plus de 6000 membres.

Pauline Robert, présidente AQDR Granby

La loi 21 ou loi du rouleau compresseur

Ce qui est frappant, actuellement, c’est le caractère banal accolé au projet de loi 21. Il est vrai que le gouvernement a une stratégie de vente basée sur la dénonciation de tout propos moindrement vigoureux. Il prend un ton archi-calme pour qualifier de dérapage toute forme d’opposition. Il parsème son discours de mots comme « projet modéré » ou « équilibre entre droits collectifs et droits individuels ». La population est captive d’une stratégie de manipulation et de démagogie de grande envergure.

Ce gouvernement considère comme inappropriée toute référence aux politiques d’exclusion et de discrimination basée sur la race, le sexe, la religion et qui ont été imposées de façon parfois dramatique un peu partout sur la planète au cours des XXe et XXIe siècles. Le discours « politiquement correct » est requis. 

Évidemment, ce même gouvernement n’aime pas non plus faire référence aux grandes figures historiques qui ont fait évoluer l’Humanité vers la concorde, l’harmonie, la fraternité. On ne parle pas beaucoup de Gandhi, de Jésus de Nazareth, de Martin Luther King, de Nelson Mandala, de la jeune Malala Yousafzai et de combien d’autres qui ont courageusement combattu les intégrismes, les apartheids, le racisme, les discriminations et qui ont courageusement fait la promotion du vivre -ensemble et de l’accueil inconditionnel de l’étranger.

Depuis quelques années, les pays occidentaux peuplés majoritairement de citoyens blancs d’ascendance chrétienne ont montré du doigt les nations brimant les droits humains comme c’est le cas pour l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Russie, la Chine et quelques autres.  Par contre, convaincus de la supériorité de leur civilisation, ils se permettent d’adopter des lois qui limitent les droits humains de certains citoyens. Un peu comme dans la fable « Le Loup et l’agneau » de Jean de La Fontaine, ils inventent des arguments qui ne tiennent absolument pas la route pour, impunément, créer des injustices graves à l’égard de citoyens dont le comportement non seulement ne cause aucun tort à la neutralité de l’État et à la société québécoise, mais apporte, la plupart du temps, une richesse sociale et économique certaine et nécessaire.

Dans les faits, depuis 11 ans, il n’y a jamais eu de vrai débat sur la laïcité, mais plutôt des chicanes de « coach d’estrade ». Les Québécois ne sont pas plus informés pour parler de laïcité que de parler de mécanique quantique.  On a réduit le concept de laïcité à la question des signes religieux ostentatoires, ce qui a donné lieu à des chicanes émotives qui exprimaient une volonté populaire de rejeter les croyants ayant une apparence différente de celle des membres des communautés chrétiennes occupant majoritairement le territoire depuis 400 ans. On veut remplacer la diversité par l’uniformité, une uniformité stérile et mortifère qui a la mission de camoufler le visage pluraliste et cosmopolite du Québec.

Aucun Québécois et aucune Québécoise favorables au respect des droits humains et voulant ardemment vivre dans un pays de liberté, d’égalité et de fraternité ne peut demeurer indifférent et insensible à cette attaque injuste et injustifiée envers les croyants non chrétiens vivant honnêtement au Québec.

Levons-nous et stoppons ce dérapage politique. Stoppons cette loi de l’antilaïcité.

André Beauregard

Shefford

Signes religieux : utopie paradisiaque

Oui, il nous faut vivre intensément notre vie. Pour ce faire, rappelons-nous des banalités réelles. Nous sommes des êtres imparfaits, i.e. des personnes avec des qualités et des défauts. Peu importe l’âge, nous en sommes porteurs.

Sommes-nous capables de réconcilier totalement ces contradictions qui nous habitent ? Non. Encore moins à l’échelle d’une collectivité. Conséquemment, il nous faut les harmoniser de telle sorte que notre société puisse vivre la paix ou l’absence de tueries.

La prétention des religions veut, au détriment des pulsions, des instincts propres aux personnes vivant au Québec, faire table rase de la permanence de ces contradictions en illusionnant les citoyens et les citoyennes, et en leur faisant miroiter l’existence d’un paradis sur la terre.

L’histoire, même récente, les conflits religieux en Asie par exemple, nous apprend que l’utopie religieuse, laquelle ne peut avoir pignon sur rue, devrait nous permettre de sanctifier les signes religieux hors du terrain politique, car cette activité humaine — le politique — tient compte des contradictions humaines et se contente de créer des conditions pour vivre en paix.

La position très modérée du gouvernement du Québec, eu égard à la défense ostentatoire de porter des signes religieux dans certains lieux, valorise la coexistence pacifique d’êtres imparfaits sans empêcher des pratiques religieuses privées, en espérant qu’elles reconnaissent que la vie vaut les joies de la vivre.

Luc Perron 

Granby