À ce sujet, je voudrais rappeler à Mme Plante, la mairesse de cette ville, qu’elle promettait aux Montréalais quelque chose de plus réaliste comme administration.

La Voix des lecteurs

Le vieux rêve d’un stade de baseball

On nous arrive encore avec le vieux rêve de construire un nouveau stade de baseball afin de ramener les Expos à Montréal ! Est-ce que de remplacer le vieux Colisée de Québec l’a fait pour les Nordiques ?

À ce sujet, je voudrais rappeler à Mme Plante, la mairesse de cette ville, que si elle a délogé Denis Coderre — l’homme aux grands projets, le disciple de Jean Drapeau — de ce poste, c’est qu’elle promettait aux Montréalais quelque chose de plus réaliste comme administration.

Quant à M. Legault, qui semble aimer aussi ce sport, je lui demande, s’il veut engager l’argent de nos impôts dans ce projet, de faire un référendum national afin de consulter le peuple québécois. Si M. Bronfman veut continuer à enrichir ces privilégiés de notre société que sont les joueurs de hockey et de baseball, libre à lui, mais moi je n’ai pas les moyens de participer à ce qui serait un scandale, ni d’aller les voir jouer. Je vous souligne que même M. Parizeau a refusé de participer financièrement pour sauver les Nordiques lorsqu’il était ministre des Finances.

J’aurais une suggestion à faire à ces deux politiciens : allez faire un petit séjour en Inde sans escorte ni limousine et vous verrez qu’en marchant dans n’importe quelle rue ou route de ce pays, vous reviendrez au pays les deux pieds sur terre, car là-bas, vous les aurez dans les déchets. Pour les 1,3 milliard d’habitants, manger est plus important que jouer.

Quand donc nos politiciens vont apprendre des leçons laissées par l’Histoire ? Combien de pays se sont presque ruinés par l’autre folie internationale que sont les Olympiques ? Combien nous a coûté la participation de Marcel Aubut ?

À Montréal, veut-on laisser à l’abandon le stade olympique pour qu’il devienne un attrait touristique dans quelques décennies comme le Colisée de Rome ? Toujours du pain et des jeux. Personnellement, j’aime mieux le pain que l’on peut partager.

Yvon Lavoie

Granby

Comment cet ancien maire de Victoriaville, une ville avant-gardiste en matière environnementale peut cautionner le discours de son chef ?

Alain Rayes : climato-sceptique ?

J’ai lu attentivement l’intéressante et pertinente chronique de Michel Laliberté publiée jeudi sur la présence de climato-sceptiques dans le paysage politique. Après la lecture, un nom me revenait en tête constamment. Alain Rayes, député du PCC Richmond-Arthabaska. Comment cet ancien maire de Victoriaville, une ville avant-gardiste en matière environnementale peut cautionner le discours de son chef ? Je ne comprends pas ce silence. Est-ce qu’il serait tout à coup lui aussi un climato-sceptique ? Ce serait vraiment dommage !


Michel Dufresne

Waterloo

Je suis un citoyen américain sans pays

Le pays dont je suis citoyen n’existe plus. L’élection de Donald Trump en 2016 comme président a certifié que les États-Unis étaient devenus les Dollar $-Uni $ de l’Amérique, pour exprimer ce qui s’est passé aussi économiquement que possible.

Ce qui était autrefois un grand pays, un modèle de démocratie, n’existe plus. Le pays de ma naissance a été transformé en une ploutocratie obscène, un pays gouverné par un petit nombre d’hommes riches obscènes.

Trump et les hommes comme lui utilisent le patriotisme et la religion comme l’opium pour dominer et contaminer les systèmes de croyance de leurs victimes. Dans le pays de ma naissance, il y a des millions de personnes qui croient à peine en la science, ne croient pas en l’évolution, ne croient pas au réchauffement climatique, ne croient pas qu’une femme a le droit à son propre corps et ne croient pas que les gens ont le droit d’aimer qui et ce qu’ils veulent. La mentalité de ces personnes à laquelle je fais référence est extrêmement autoritaire, mais ils sont les Américains qui agitent le drapeau et qui prétendent être les véritables champions de la liberté dans cet âge de Non-Vérité. 

Parce que je vois la vérité comme je le fais, je déclare que je suis un citoyen américain sans pays. Le serment d’allégeance que j’ai récité des milliers de fois ne demande pas d’allégeance aux Dollar $-Uni $ de l’Amérique. 

Je veux être un citoyen d’un pays où Dieu n’est pas considéré comme un Américain ou un homme, où le droit d’une femme à son propre corps est reconnu, où les femmes sont considérées comme les égales des hommes. Un tel pays serait le point de départ pour créer un monde où tous les individus sont considérés comme des égaux et comme membres d’une même famille humaine. Si nous ne voulons pas mourir sur les plaines des religions abrahamiques comme les victimes d’une guerre apocalyptique produite par des prophéties autoremplies sur les soi-disant bonnes personnes et les mauvaises personnes, nous devons considérer l’humanité comme une seule famille, n’est-ce pas ? 

Peut-on créer une société modèle où les femmes et les hommes et les personnes de toutes les variantes sont réellement considérés comme des membres égaux d’une même famille humaine ? Le Canada ou les États-Unis peuvent-ils créer la société modèle dont le monde a besoin… alors que l’humanisme reste une idée blasphématoire ? Je ne pense pas.

Au Québec, une province où le français est plus parlé que l’anglais, l’humanisme n’est pas une malédiction, ni hérétique ni antipatriotique. La laïcité est valorisée aux côtés de l’humanisme au Québec. Cela me donne plus de motivation en tant qu’anglophone pour améliorer ma capacité à communiquer en français et à vivre dans les Cantons-de-l’Est, même si je suis citoyen américain. Plus important, le fait que l’humanisme n’est pas une malédiction au Québec me donne l’espoir que le Québec puisse devenir une société modèle, d’être émulé par le reste du Canada et des États-Unis. De cette façon, le Québec peut changer l’Amérique du Nord et le monde. 


John-Jean Ofrias, résidant presque à parts égales de Sutton et New York. Il est l’auteur de Synchronicity Bleue, un roman écrit dans un mélange de français et d’anglais.