Contrairement à tous les chefs des partis politiques à Ottawa qui se sont rangés immédiatement en arrière du premier ministre canadien au sujet de ses propos tenus après le sommet du G7, propos concernant la surtaxe imposée sur l’acier et l’aluminium, je crois qu’ils se sont tous trompés. Pas sur le fond, mais sur la forme.

La Voix des lecteurs

L’erreur de Trudeau

Contrairement à tous les chefs des partis politiques à Ottawa qui se sont rangés immédiatement en arrière du premier ministre canadien au sujet de ses propos tenus après le sommet du G7, propos concernant la surtaxe imposée sur l’acier et l’aluminium, je crois qu’ils se sont tous trompés. Pas sur le fond, mais sur la forme.

Justin Trudeau nous a encore une fois montré son manque d’expérience en politique. Ce n’était ni la place ni le temps d’aborder ce sujet. Je comprends qu’il devait être gonflé à bloc après avoir reçu ces grands décideurs des grandes puissances. Il a peut-être voulu se rendre pour une fois populaire auprès des Canadiens, mais c’était prématuré. En dehors de ce sommet qui nous a coûté des millions, il y a une table de négociations pour discuter de ces échanges commerciaux et c’est celle de l’ALÉNA.

M. Trudeau a sûrement vu agir celui qui occupe actuellement la Maison-Blanche donc savoir qu’on ne le provoque pas inutilement, car ce dernier est un maître dans l’art de répondre à ces attaques surtout qu’il est convaincu d’être celui qui contrôle l’économie mondiale. Le père de M. Trudeau nous a déjà servi un « Just watch me » et il nous a envoyé l’armée et bien M. Trump vient de lui servir la même réplique et ça va nous coûter très cher comme Canadiens.

Yvon Lavoie

Granby

La noyade est silencieuse : comment la prévenir

Je suis consternée de constater par les statistiques, encore cette année, plusieurs cas de noyade au Québec. Chaque fois que j’entends parler de cela, je me souviens de ce qui m’est arrivé – même s’il y a très longtemps, c’est quelque chose que l’on n’oublie pas. J’aimerais avertir les gens de certains signes, pas toujours évidents et dont l’observation pourrait sauver des vies.

En plus, c’est important de suivre les conseils donnés par les services spécialisés, pour éviter les accidents. En voici quelques adresses utiles :

http://societedesauvetage.org/

https://www.quebec.ca/habitation-et-logement/piscines-et-spas/prevenir-la-noyade/

On imagine que les personnes crient, agitent les bras et appellent au secours, quand elles sont en train de se noyer. Cela peut arriver aussi, mais la réaction typique est très discrète, aux yeux des autres. Pour ceux qui ne sont pas entrainés pour identifier une telle situation, les signes peuvent passer inaperçus.

Quand c’est arrivé à moi, j’ai eu « la réponse instinctive à la noyade, une réaction silencieuse et limitée à des mouvements subtils » [1]. Je suivais un cours de natation (pas au Québec). J’étais seule dans une piscine pour débutants, l’instructeur me laissait pratiquer, parce que j’allais bien dans les premiers exercices, et il se promenait au bord d’autres piscines pour donner des instructions à d’autres.

À un moment donné, j’ai fait un mouvement brusque et mon corps s’est tourné, de sorte que j’avais le visage vers le haut. Je n’étais pas capable de revenir à la position précédente, je ne savais pas gérer mes gestes dans l’environnement aquatique. Je n’ai pas crié, pas agité le corps, la priorité était de respirer ; le petit peu de temps que je réussissais à sortir la tête de l’eau n’était même pas suffisant pour compléter un cycle de respiration, moins encore pour parler quoi que ce soit. J’essayais de garder la tête au-dessus du niveau de l’eau, mais je ne réussissais pas, la tête submergeait encore et encore. Je ne sais pas combien de temps cela a duré.

J’ai été chanceuse car l’instructeur était en train de passer près de la piscine où j’étais et il m’a vu en train de me noyer. J’ai commencé à entendre sa voix qui me parlait, il me donnait des instructions pour me sortir de cette situation-là. J’essayais de faire les mouvements qu’il me recommandait, mais je les ratais et mon corps s’obstinait, comme un réflexe, à faire les mêmes tentatives d’avant, qui ne portaient pas de fruits.

Le fait d’entendre sa voix m’a transmis un calme tellement dense, dans la certitude qu’il me sauverait, que s’il n’avait pas décidé de me retirer de l’eau, je crois que j’aurais décédé en toute tranquillité. Bien que consciente, je me sentais complètement incapable de m’en sortir, et je me suis convaincue que lui, en tant qu’instructeur de natation, qu’il verrait ce qui se passait et serait suffisamment habile pour me sauver. Je me suis attachée à cette pensée et cela me calmait. Une chance qu’il l’a vraiment fait. Ceci, probablement, n’a pas duré plus que quelques secondes, mais c’était comme une éternité.

Quand j’ai été placée en toute sécurité, il était difficile de respirer. Je ne pouvais qu’expirer, une sorte de toux explosive à plusieurs reprises, sans intervalle pour l’inspiration, et seulement de l’eau sortait de ma bouche et de mon nez, sous forme de multiples petits jaillissements. Cela m’a causé beaucoup de détresse. Quel soulagement quand j’ai réussi, finalement, à inspirer un peu d’air !

C’est important à retenir que si on voit quelqu’un qui semble ne pas bouger beaucoup, la tête qui sort de l’eau pour ensuite s’immerger, et cela plusieurs fois, même s’il n’y a pas des signes de détresse, il faut demander tout de suite si la personne va bien. Si elle ne répond rien, c’est parce que ça va mal, la noyade est silencieuse. Alors, on doit crier au secours, et il faut agir vite pour la sauver.

S’il vous plaît, lisez l’article ci-dessous, il est très important et instructif : [1] http://mariovittone.com/la-noyade-en-francais/



Maria do Carmo Vieira-Montfils

Acton Vale