La Voix des lecteurs

UN CONSEIL MUNICIPAL RESPONSABLE ?

Depuis quelque temps j’observe et j’analyse plus attentivement notre conseil municipal et je me questionne sérieusement à savoir : avons-nous un conseil pour nous ou pour eux-mêmes ?

1) Dossier piscine : pour mener à bien ce projet, il fallait procéder à des demandes de subventions provinciale et fédérale. On s’est alors vanté, avec raison, d’être une Ville-centre responsable qui s’allie à la majorité des villes et villages voisins, en desserte de loisirs.

Une fois les subventions accordées, on s’empresse de présenter à nos collaborateurs de longue date, une facture exagérée, inexplicable et non négociable.

Résultat: bris d’entente ; notre ville et nos commerçants sont privés de milliers de dollars de retombées et nos loisirs privés de dizaines, sinon de centaines de participants et bénévoles. Avons-nous cherché à protéger notre jeunesse ? Avons-nous vraiment travaillé pour l’essor économique de notre ville, de nos commerçants et supporté nos vaillants bénévoles des loisirs ?

2) Dossier taxes : pour pallier ce manque à gagner et sans en faire allusion, n’est-il pas génial de compenser avec une hausse des taxes ?

3) Rémunération : étant vraiment fiers de ces deux réalisations, n’est-il pas le temps de passer à la caisse ? On s’offre une augmentation basée sur ce qui se paie de mieux. Après tout, on est les meilleurs, n’est-ce pas ? On ne se compare pas avec la moyenne de ce qui se paie parmi les villes comparables, mais parmi ce qui se paie de mieux. On oublie malheureusement d’analyser, à savoir s’il y aurait une certaine exagération, pour ne pas dire une exagération certaine, parmi les mieux rémunérés.

4) Allocation de dépenses : voilà qu’après s’être accordé une augmentation exagérée, on veut protéger nos acquis et s’acquérir d’une autre augmentation pour protéger notre allocation des dépenses. On y va pour la solution simpliste. Des gens responsables auraient introduit un système de paiement, avec compte des dépenses, à l’abri de l’impôt. Cette méthode est utilisée dans les commerces, les industries et les corporations. Évidemment, ceci prend des efforts et une volonté de mieux servir pour créer un système bien balisé, honnête, chapeauté d’un code d’éthique approprié et ouvert à la consultation publique.

Tout ceci prendrait une volonté ferme de bien servir ses concitoyens.

Membres du conseil avez-vous cette volonté ? Vos décisions nous le prouveront bientôt !

Noël J. Martel

Granby

HOMMAGE À UN GRAND HOMME DE SAINT-CÉSAIRE: ROBERT CODERRE

Robert était un homme très dévoué, autant pour ses clients que pour ses proches et amis. Je l’ai connu dans plusieurs circonstances, et presque 35 ans comme directeur des Caisses populaires de Saint-Pie et de Saint-Césaire. 

Robert s’est impliqué activement dans plusieurs mouvements sociaux de sa communauté : Chambre de commerce, Club optimiste, fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste, la Médaille d’or et j’en passe. Il a su réaliser des rêves et des passions, notamment en mettant sur pied le Club de Golf de La Madeleine ainsi que le Club de golf d’Acton Vale. Un homme d’action et de cœur !

Nous nous sommes côtoyés longtemps en famille. Je l’ai vu élever ses enfants, il était un excellent père qui adorait sa petite famille et son épouse Cécile. Il avait une grande reconnaissance pour ceux qui l’entouraient et l’appréciaient, à qui il rendait services et amour.

Je garde des souvenirs vraiment heureux de nos étés en camping, de nos voyages et de nos parcours sur les terrains de golf de la Floride, qu’il tenait à découvrir. 

Je te salue, Robert. Je suis content d’avoir croisé ta route. Je ne t’oublierai pas. Nous nous reverrons sur une autre route, au détour d’un autre parcours. 

Ma famille et moi offrons nos sincères condoléances à son épouse Cécile, ses enfants Joslin et Julie, leurs conjoints, ses petits-enfants ainsi qu’aux familles Coderre et Robert


Gilbert Côté

Saint-Césaire

L'AGENDA CACHÉ DE NOTRE MAIRE

À ma dernière visite au marché public de la Ferme Héritage Miner, alors que je complétais mes courses, des citoyens m’ont approché, m’ayant reconnu comme le monsieur qui passe au conseil de ville, pour me féliciter pour mes interventions. À un moment donné j’entends (et je cite) : « Eille cé toé qui va au conseil de ville ? Tu fas ben de leur brasser la cage à ces C % & #*-là ! As-tu vu l’augmentation qu’ils se sont votés ? Ils sont là pour s’en mettre plein les poches. Pas de danger que l’H % & # de Bonin aille parler de ça pendant les élections. Bon je te laisse, je suis en train de me pomper. Salut pis lâche pas.* » Et il est parti.

De retour à la maison, je repensais aux propos de ce monsieur concernant le fait que M. Bonin pourrait avoir un agenda caché concernant l’aspect financier depuis qu’il est un élu. Je me souviens que lorsque Pascal Bonin était conseiller municipal, il défendait les intérêts financiers des citoyens bec et ongles jusqu’à se mettre à dos l’ensemble du conseil et certains hauts fonctionnaires. Pourtant lorsqu’il y a eu le rattrapage salarial de 25 % et l’introduction d’une prime de transition en juillet 2010, il a voté pour. Cette fois-ci, l’appât du gain a eu préséance sur le bien collectif.

Quand il était maire, Richard Goulet donnait 10 000 $ de son salaire à une fondation pour venir en aide aux plus démunis de notre ville. M. Bonin aurait pu perpétuer ce beau geste, mais l’appât du gain a eu comme conséquence de mettre un terme à ce geste noble. Par contre, c’est son choix légitime. 

Par la suite, M. Bonin est élu préfet de la MRC de la Haute-Yamaska avec un salaire de 40 000  $ par année, un bon pactole pour arrondir les fins de mois. Mais cette fonction combinée de maire et de préfet devient trop lourde. M. Bonin démissionne comme préfet, entraînant pour lui un manque à gagner d’une vingtaine de milliers de dollars. Pour effacer cette perte, quelle bonne idée de se voter une augmentation de salaire pour faire du rattrapage salarial. Coïncidence ? Pour ne pas risquer que son plan de match (soit être maire encore quatre ans) ne tombe à l’eau, il a omis de mentionner pendant la période électorale sa volonté d’augmenter son salaire de façon substantielle. En se basant sur sa nouvelle rémunération, ses primes de départ et de transition seront plus généreuses. Enfin, on boucle le tout avec une pension dont les primes sont assumées autour de 75 % par les citoyens.

Tout ceci est une impression, qui pourrait s’appliquer en partie aux conseillers et conseillères (excepté M.Jean-Luc Nappert). Finalement, je serais porté à pencher vers les propos de mon monsieur frustré.


*Je traduis l’intervention de ce citoyen en tout respect. J’aime les gens colorés et sans filtre.


Richard Dubé, citoyen du quartier 2

Granby