Idéalement, il faudrait une plus grande surveillance policière autour des autobus. Pas de pitié pour ceux qui négligent de s’immobiliser ! s'insurge Marie-Pierre Gagnon.

La Voix des lecteurs

Autobus scolaire : qu’est-ce qui presse tant ?

De par sa conception, le niveau de protection d’un autobus scolaire est 10 fois supérieur à celui d’un véhicule de promenade équipé d’un siège d’auto pour enfant. Cette information est rassurante, mais ça, c’est à l’intérieur de l’autobus !

À l’extérieur de l’autobus, c’est la jungle. Il ne se passe pas une journée dans la vie d’un conducteur, conductrice d’autobus scolaire sans qu’un véhicule néglige de s’arrêter lorsque les feux rouges clignotent et que la pancarte Arrêt soit activée. Mais qu’est-ce qui presse tant pour que certains refusent de s’arrêter ? On parle ici d’enfants ou d’adolescents qui vont monter ou descendre de cet autobus. Est-on si pressé que l’on peut prendre le risque de blesser ou même tuer un enfant ?

Lorsque le conducteur de l’autobus active ses lumières jaunes, c’est pour vous prévenir qu’il va bientôt s’arrêter, c’est le temps de vous préparer à immobiliser votre véhicule et non pas le temps d’accélérer pour vous dépêcher de passer ! N’oubliez pas que le matin, les enfants sont à l’extérieur de l’autobus. Certains automobilistes et/ou camionneurs se disent que le conducteur de l’autobus va les laisser passer avant d’actionner ses lumières rouges... Pourquoi le conducteur de l’autobus devrait les laisser passer ? Sa priorité est la sécurité des enfants et non le bonheur des usagers de la route trop pressés.

Voici un petit rafraîchissement des règles du Code de la route :

— Lorsque les lumières jaunes sont activées, vous devez ralentir et vous préparer à arrêter.

— Lorsque les lumières rouges sont activées, vous devez vous immobiliser, au moins, 5 mètres devant l’autobus et 5 mètres derrière. Je précise ici derrière et pas à côté !

— Lorsqu’il y a plusieurs voies et qu’il n’y a pas de terre-plein, par exemple la route 112 entre Saint-Césaire et Granby, les véhicules qui arrivent en sens inverse doivent s’immobiliser.

— Lorsqu’il y a plusieurs voies et qu’il y a un terre-plein, par exemple sur la route 112, de la route 137 jusque dans la ville de Granby, les véhicules qui arrivent en sens inverse n’ont pas l’obligation de s’immobiliser.

— Lorsqu’il y a plusieurs voies, qu’il y a un terre-plein et qu’il y a une intersection qui permet aux piétons de passer, par exemple la route 112 dans Granby, les véhicules qui arrivent en sens inverse doivent s’immobiliser.

— L’autobus scolaire n’est pas un tracteur de ferme, donc vous ne pouvez pas le dépasser dans un village ou lorsqu’il y a une ligne continue. Vous ne pouvez surtout pas le dépasser par la droite, car c’est de ce côté que les enfants descendent !

— N’oubliez pas que c’est 9 points d’inaptitude et une amende de 200 à 300 dollars pour ne pas s’être immobilisé, en plus de payer son permis de conduire beaucoup plus cher pour les deux prochaines années.

Le rôle du conducteur d’autobus est de transporter les enfants en toute sécurité, celui des parents est de faire connaître les consignes de sécurité aux enfants, à bord et à l’extérieur de l’autobus, et le rôle des usagers de la route est de respecter la signalisation des autobus scolaires. Idéalement, il faudrait une plus grande surveillance policière autour des autobus. Pas de pitié pour ceux qui négligent de s’immobiliser !

Il ne faut pas oublier que la clientèle des autobus ce sont des enfants, alors ça vaut la peine de prendre quelques secondes de sa vie d’usager pressé de la route pour s’arrêter afin de s’assurer de la sécurité de ceux-ci !

Marie-Pierre Gagnon

Saint-Césaire

« L’association Québec-France est une manifestation exemplaire des relations que les peuples qui s’aiment peuvent avoir entre eux », disait Bernard Landry, le 12 septembre 1995, lors de l’inauguration de la « Maison de Québec-France », à la Place Royale de Québec.

Un réseau d’amitié célébré par Bernard Landry

« L’association Québec-France est une manifestation exemplaire des relations que les peuples qui s’aiment peuvent avoir entre eux », disait Bernard Landry, le 12 septembre 1995, lors de l’inauguration de la « Maison de Québec-France », à la Place Royale de Québec, en présence de Philippe Séguin, président de l’Assemblée nationale de France. Bernard Landry ajoutait : « Québec-France mérite d’avoir cette maison et de l’habiter ». Une plaque à l’entrée de la maison Fornel rappelle cet évènement. En 2004, la France a fait de lui un commandeur de l’Ordre de la Légion d’honneur. Nos deux gouvernements considéraient que nos associations France-Québec et Québec-France avaient un rôle important, soit celui de prolonger, auprès des citoyens, les relations officielles des deux pays. À signaler que le premier ministre René Lévesque fut présent à tous nos congrès et, après lui, tous les autres premiers ministres ont manifesté leur grande estime pour l’association, spécialement Robert Bourassa et Jacques Parizeau et, bien sûr, Bernard Landry. 

Mais vingt ans plus tard, soit en 2015, les gouvernements français et québécois mirent fin aux modestes subventions accordées jusqu’alors à nos deux associations. Sans crier gare, le gouvernement de Philippe Couillard reprit possession de la maison Fornel et Le Devoir, annonça, à la une, la mort de nos deux associations. Mais le dynamisme de notre mouvement, et en France et au Québec, avait des racines profondes. Nous avons fièrement et rapidement relevé le défi et notre amitié franco-québécoise connait un regain de vie incroyable. Nos régionales sont devenues des associations accréditées et notre nouveau réseau comprend 77 associations : 61 en France (2750 membres) et 16 au Québec (1250 membres). Granby — Haute-Yamaska compte maintenant plus de cent membres actifs… oui, très actifs.

Cette année, nous célébrons deux évènements importants. Au niveau international, nous avons tenu, en octobre, au Palais des congrès de Québec, le 20e congrès de France-Québec et Québec-France. Nous y avons commémoré les « grandes retrouvailles » à La Rochelle, en 1979. Cette année-là, la régionale de Granby — Haute--Yamaska venait tout juste de naitre. Nous étions tout de même une vingtaine de participants à ce premier congrès de nos associations. L’Office franco-québécois de la jeunesse (OFQJ), qui a 50 ans cette année, s’est joint à nous pour ces célébrations. Trois jours de rencontres, de festivités et de spectacles avec, entre autres, le cirque Éloize, les deux Charlebois (père et fils) et une conférence magistrale de Dany Laferrière, membre de l’Académie française. Au gala de clôture, il y avait plus 500 personnes venant du Québec et de la France.

Autre anniversaire. Notre association de Granby — Haute-Yamaska fête cette année ses 40 ans. En effet, le 24 novembre 1978, au Castel de l’Estrie, nous étions une cinquantaine de personnes (étudiants, professeurs et membres du personnel du Cégep de Granby et autres citoyens) à créer avec enthousiasme notre régionale de Granby. QFHY est en quelque sorte une création du Cégep de Granby. C’est ce que nous avons célébré de merveilleuse façon le 3 novembre dernier. Mickael Lambert et Pierre-Albert Morin ont d’ailleurs souligné avec bonheur cet anniversaire (La Voix de l’Est, 17 oct. et 12 nov.). Je signale que sept membres de 1978 et 1979 y étaient présents… après 40 ans. C’est un attachement exemplaire à notre association. Oui, nous sommes heureux à Québec-France. Une amitié profonde nous anime. Le succès remarquable de cette célébration, nous le devons à une équipe vaillante dirigée par Luc Perron. Nous avons constaté une fois de plus que QFHY est entre bonnes mains.

Bienvenue à celles et ceux qui voudraient participer à notre amitié.

Émile Roberge

Granby