La Voix des lecteurs

Connaissez-vous la hantise de mon conseiller ?

Lundi soir dernier, j’ai décidé d’assister au conseil de ville de Granby. Il est certain que j’y allais en citoyen solidaire contre l’augmentation du salaire de nos élus(es) et aussi pour amener quelques autres points à la période de questions des citoyens de Granby.

Mais aussi pour rencontrer mon conseiller Alain Lacasse. Je me souvenais que lors de la campagne électorale de cet automne, il m’avait dit qu’il serait à l’écoute des habitants de son quartier et à ce moment-­là, je lui offrais toute ma collaboration afin de former un comité de citoyen pour le district #5.

Voilà la réponse à la question « Connaissez-vous la hantise de mon conseiller du district 5 ? » Eh bien oui, lundi dernier après l’assemblée tumultueuse dans la salle du conseil, je lui ai demandé quand on pourrait se rencontrer pour qu’il m’aide à établir un conseil de quartier pour le district #5. Voici sa réponse à quelques mots près : « Je n’embarquerai pas là-dedans pour me faire mener par les citoyens comme dans le district #2. »  Oups !

Ok pour l’écoute ? 

Après je lui ai demandé s’il ferait quelque chose pour la rue Irwin qui se désagrège à vu d’œil. Il m’a répondu d’aller voir le conseiller qui s’occupe des travaux publics, Éric Duchesneau, et là je lui ai répondu qu’en novembre dernier, c’était lui que j’avais élu et pas Duchesneau.

Une augmentation qui fait qu’on se passe la balle, qu’on ne veut pas que les citoyens disent ce qu’ils veulent.

Ce que nos élus veulent vraiment c’est leurs augmentations…

En passant, la population de Granby est de 66 100 habitants. Avec la hausse de salaire des élus, respectivement de 119 784,91 $ pour le maire et de 40 423,22 $, multiplié par 10 pour les conseillers ce qui fait 404 232.20 $, donne un total de 524 017, 11 $ fractionné par le nombre de citoyens cela fait 7,93 $ par personne et non 0.115 ¢ comme le disait notre super maire.

Un petit message aux citoyens du quartier #5, si cela vous tente de vous impliquer et de former avec moi un conseil de quartier, venez me rejoindre à la prochaine assemblée du conseil de ville le 9 avril 2018 .


Pierre Albert Morin, citoyen du district #5

Granby

Barrette, un « phénix »

Dans La Voix de l’Est et d’autres médias le 12 mars, on soulève les problèmes dans notre système de santé au Québec. Les cas d’épuisement professionnel chez les infirmières et autres préposés du réseau passent de 3 % à 9 % dans certains hôpitaux. Les syndicats à la Fédération de la santé et des services sociaux dénoncent un virage vers la privatisation des services de maintien à domicile des patients québécois. À ce jour, c’est l’épuisement chez les cadres du système de santé, les congés de maladie passant de 3 % en 2013 dans notre région à 7 % en 2016 après la mise en place de la réforme Barette en santé de 2015. L’idée est de centraliser, par région, avec le CHUS, les centres hospitaliers et autres services tels que les CLSC et les CHSLD sous une seule direction pour économiser ! Dans un même temps, les médecins spécialistes ont obtenu 2 milliards $ de compensation et les généralistes vont obtenir une hausse de salaire généreuse. Les employés du système québécois dénoncent cette centralisation qui avait pour but de réduire les coûts dans la santé, ce qui est loin d’être prouvé. De plus, cette publicité négative rend moins populaire les sciences infirmières au niveau collégial. 

Je constate que cette façon de faire de notre ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ressemble à une stratégie qui s’approche de : « Créer le chaos ! Et demander au système privé de régler le problème ». Cela semble être déjà le cas dans certaines branches de spécialités. Avec les 2 milliards $, nos spécialistes vont-ils créer des super cliniques privées et arriver à privatiser certains hôpitaux comme aux USA ? La population ne réagit pas aux décisions de nos médecins gouvernants à Québec !

Nous chialons, mais n’agissons pas pour garder au niveau local la gestion de nos services de santé. M. Barrette­ a agi comme le gouvernement Trudeau qui a mis en branle le système de paies « Phénix » qui se dirige vers son démantèlement. En sera-t-il de même pour le système de santé du Québec, torpillé par nos élus médecins spécialistes, qui sera privatisé par nos riches spécialistes québécois ou leurs compagnies privées ?


Jean Roland Petit

Granby

Autopsie de la séance du conseil du 5 mars

Après avoir décanté, j’ai visionné la vidéo de la dernière séance du conseil. À la lumière de ce que j’ai vu, la performance de notre maire a été remarquable. Il a suivi à la lettre le plan de match qui était d’affronter les citoyens sans broncher avec une assurance et une détermination, avouons-le, surprenante. Notre maire a fait la présentation de tableaux comparatifs, que personne ne voulait entendre, dans l’indifférence totale de ce qui se passait dans la salle dans le but évident d’amputer le plus de temps possible à la période des questions. Ensuite, on passe au vote, comme de bons disciples endoctrinés, on ne tient pas compte de l’opposition des citoyens et on vote majoritairement pour l’augmentation. Et vlan dans les dents du petit peuple.

Le lendemain, les médias font leur manchette. Le mot d’ordre : pas d’entrevue. On fait le mort et on souhaite la fin d’une autre journée pénible. Au moment d’écrire ces lignes, la tempête est passée, on passe à autre chose et l’augmentation est dans la poche. Un petit 64 000 $ pour le maire et 24 000 $ pour les conseillers, vite fait.

J’imagine Pascal Bonin, lors de la prochaine séance à huis clos, le torse bombé s’adressant à ses disciples : « Vous avez eu l’exemple parfait de la marche à suivre pour arriver à vos fins, ne nous laissons pas distraire par une poignée de citoyens qui se lasseront de toute façon avec le temps. Autre point important : tenir le petit peuple dans l’ignorance, étouffons toute initiative citoyenne qui voudrait s’immiscer dans les affaires municipales. Pour ceux qui oseraient défier mes volontés, ils seront châtiés. » (Ici, c’est mon petit côté romancier qui ressort).

Cette soirée nous a permis de voir un Pascal Bonin sûr de lui, inébranlable, frondeur, arrogant, prêt à tout pour défendre sa cause.Tous des traits de personnalité qui ont fait de M. Bonin, à l’époque, un conseiller estimé. Il faisait partie de notre monde. Aujourd’hui, quel gâchis, toutes ses énergies pour ses intérêts personnels, pour des raisons que j’ignore, il a choisi de frayer avec la petite bourgeoisie.

Un moment fort de cette soirée, c’est lorsque Jean-Luc Nappert a reçu une ovation debout après le vote. Encore une fois, bravo, M. Nappert. L’intégrité, ça n’a pas de prix. S’il vous arrive d’avoir de la pression indue des autres disciples pour aller à l’encontre de vos principes, ayez toujours à la portée de la main la vidéo sur laquelle vous êtes ovationné pour leur rappeler qu’ils n’auront jamais la chance de vivre ce beau moment pendant tout leur mandat.

Dans le texte que j’ai lu devant le conseil, je mentionnais qu’il y avait un fossé entre les élus et les citoyens. Après cette soirée, je conclus qu’il y a désormais un mur entre nous. Derrière ce mur, il y a des personnes qui ont changé de discours ou de camp une fois élues. Qui sont-elles ?

À suivre.


Richard Dubé, citoyen du quartier #2

Granby