La contribution des producteurs agricoles au financement de la municipalité de Saint-Césaire sera d’un demi-million de dollars ou de 50 % de plus cette année par rapport à l’année dernière, sans pour autant que ces derniers utilisent de services supplémentaires.

La Voix des lecteurs

Une baisse de taxe financée par les agriculteurs

Dans son nouveau budget, la municipalité de Saint-Césaire a décidé de diminuer le taux de taxes résidentiel de 0,02 $, passant de 0,7510 $ par 100 $ d’évaluation en 2018 à 0,7310 $ par 100 $ en 2019. Contrairement à ce qu’on pourrait laisser croire, cette baisse n’est pas due à une diminution des dépenses de la municipalité ou à une gestion plus serrée des budgets. Et bien non. Cette baisse de 0,02 $ est en réalité financée par l’augmentation spéculative des évaluations des terres agricoles donc par les producteurs et productrices agricoles.

En effet, les immeubles agricoles (terres et bâtiments) ont augmenté de 84 % (soit 95 % pour les terres agricoles). Pour limiter cet effet sur les taxes à payer des agriculteurs, la municipalité a le pouvoir d’appliquer un taux de taxes différent pour les unités d’évaluation agricoles. Moi et d’autres administrateurs du syndicat de l’UPA de Rouville avons fait plusieurs représentations auprès de la municipalité afin que celle-ci utilise cet outil : le taux varié.

Plusieurs discussions avec le conseil municipal ont été nécessaires afin d’expliquer les enjeux reliés à l’augmentation de la valeur des terres pour les entreprises agricoles de la municipalité de Saint-Césaire. J’ai même passé quelques heures au téléphone avec le conseil municipal, alors que j’étais à l’extérieur du pays pour m’assurer qu’il comprenait bien l’importance de cet enjeu. Les élus municipaux ont démontré une certaine écoute et ont quand même appliqué un taux varié de 0,6310 $ par 100 $ d’évaluation.

Toutefois, malgré l’application d’un taux varié et d’un allègement de 0,10 $ par rapport au taux résidentiel, la contribution des producteurs agricoles au financement de la municipalité de Saint-Césaire sera d’un demi-million de dollars ou de 50 % de plus cette année par rapport à l’année dernière, sans pour autant que ces derniers utilisent de services supplémentaires. Ce sont donc ces montants qui permettent d’abaisser le taux de taxes des immeubles résidentiels. Cette aberration qui choque les agriculteurs de Saint-Césaire reflète l’importance de réviser en profondeur la fiscalité municipale. Demande faite depuis 2005 par l’Union des producteurs agricoles.

Jean-François Ridel, Producteur agricole de Saint-Césaire et vice-président de l’UPA Rouville

Granby, chef de file pour le climat... Vraiment ?

Granby embrasse le mouvement pour sauver le climat. Vraiment ? Catherine Baudin souligne les actions de Granby en ce sens dans La Voix de l’Est du 22 janvier en citant entre autres les octrois pour les bornes électriques résidentielles et surtout la mise en œuvre de la campagne Coupez les moteurs. Bien certain, c’est payant pour la Ville les billets émis pour ceux qui ne se soucient pas de couper leur moteur. Mais la Ville oublie que les petits feux d’arrière de maison si populaires à Granby émettent beaucoup plus d’émissions de gaz à effet de serre et envoie dans l’atmosphère (et dans les poumons des citoyens) beaucoup plus de particules fines que ces autos au moteur ronflant en stationnement, à savoir qu’un feu d’une durée de 9 heures émet plus de dangers pour la santé et le climat qu’une auto de grandeur moyenne qui parcourt 18 000 kilomètres. Et la Ville est bien au courant de ces dangers tel que décrit dans les sites fédéraux et québécois sur le sujet puisque des copies de ces avis lui ont été déposés lors d’une séance du conseil. 

Mais le conseiller pour l’environnement de l’époque M. Nappert a déclaré que c’était un petit plaisir pour les gens. Est-ce aussi un petit plaisir d’être sous oxygène à l’hôpital ? De voir tant d’enfants déjà sous Ventolin ? 

Tant qu’à nous parler d’actions concrètes en ce sens, agissez où le bât blesse, pas juste où c’est payant pour la Ville. 

Granby, par la bouche du maire suppléant Jocelyn Dupuis, déclare que Granby voudrait être un chef de file pour le climat... vraiment ? Madame Katherine Turgeon a déclaré que le statu quo est aux yeux de son parti une trahison. À nos yeux aussi. 

Agissez où ça fait mal, pas où ça vous paye.

 

Pauline Hamel

Granby

La fin des panneaux « Cédez le passage » à Granby

Ça m’a bien fait rire de lire les arguments invoqués par M. Riel pour suggérer à la Ville d’enlever tous les panneaux de « Cédez le passage » sur son territoire. Visibilité et sécurité qu’il dit. Ne serait-ce pas plutôt pour donner plus de contraventions à l’avenir ?

Je ne suis pas inquiet que les coûts engendrés pour les enlever vont vite être récupérés par les futures contraventions données par les nombreuses et généreuses polices de cette ville. Et oui, nous allons revenir à la ville des stops et des contraventions. Pourtant, d’après moi, la plus dangereuse intersection dans cette ville est située près de l’entreprise propane Rainville, coin Saint-Charles Sud et Édouard, où il y a un stop. Jamais personne n’en parle ou ne se plaint à cause de la difficulté causée par l’angle formé par ces deux rues. Peut-être que M. Riel pourrait suggérer d’y installer un trois stops et ça ne coûterait pas tellement cher. Ce serait plus sécuritaire tout en aidant à la visibilité.

Ça fait 55 ans que je conduis une automobile. J’ai dû rouler des millions de kilomètres et je n’ai jamais eu de problèmes avec la réglementation des « cédez ». Si vous avez peur en voyant ces panneaux, n’allez jamais conduire en Europe, en particulier en France ou en Angleterre. Une petite suggestion à tous ceux et celles qui ont fait des plaintes à ce sujet, si la Ville applique la recommandation de M. Riel, ne quittez plus les limites de Granby.


Yvon Lavoie

Granby