On rend hommage avec raison à Bernard Landry décédé il y a quelques jours, estime Denis Forcier.

La Voix des lecteurs

Décès de Bernard Landry et peut-être de son rêve...

On rend hommage avec raison à Bernard Landry décédé il y a quelques jours. Il a, en effet, toujours su garder une posture de géant de l’indépendance. Pour lui, que sa patrie devienne un pays et fasse partie du concert des nations était l’espoir qui nourrissait son engagement politique à titre de député, de ministre, de premier ministre, ou de simple militant péquiste. Étant donné cette grande stature politique et tous les services qu’il a rendus au Québec, il a, avec raison et émotion, rendu l’âme joyeusement, aimé de ses proches et de nous tous et toutes.

Mais maintenant que nos géants de l’indépendance ne sont plus là, à l’exception d’un Lucien Bouchard qui, malheureux et mal à l’aise d’en parler, n’arrive plus à y croire, est-ce qu’il ne faudrait pas se demander si, avec le décès de Bernard Landry, le rêve du pays ne serait pas aussi décédé, surtout à la suite de la récente attitude suicidaire au Bloc avec l’affaire Ouellet, la déconfiture électorale du PQ le 1er octobre, sans compter le sabotage de la convergence souverainiste par Québec solidaire précédant le rendez-vous électoral ? 

Je pose la question et j’ose cette réponse : si ce rêve n’est pas décédé, il est bien malade et lui aussi respire à peine et peut-être pas pour longtemps. En effet, Bernard Landry a été le gluten qui permettait de tenir ensemble tous les ingrédients de ce beau grand pain qu’il souhaitait pour son peuple, devenir un jour un pays. Avec sa mort et la disparition de ce gluten patriotique qu’il représentait, le beau grand pain qu’il espérait vient de perdre son principal liant national et si rien n’est fait pour le remplacer, ce beau grand pain séchera encore davantage et à terme sera voué à l’émiettement et à sa fin de vie, surtout que la machine à pain que sont les partis souverainistes est sérieusement brisée. 

Même si on tente de réparer cette machine rapidement, ça ne suffira pas, car c’est plutôt un gluten nouveau qu’il faut trouver et rapidement avant que le projet d’indépendance ne devienne définitivement obsolète. Bien modestement, et pour éviter le pire, je pense qu’il faut de toute urgence créer un gluten de synthèse pour remplacer le naturel que représentait encore jusqu’à son décès Bernard Landry, un gluten patriotique, mais de nature historique et mythique. 

Et que serait ce gluten de synthèse ? Aussi curieux que cela puisse paraître, ce serait que le mouvement souverainiste à l’initiative du PQ se mette d’accord pour revendiquer que l’Assemblée nationale à l’unanimité, si possible, fasse une offre de signature de la Constitution canadienne, mais à des conditions acceptables pour le Québec, en particulier d’y inscrire une déclaration d’identité du peuple québécois explicite qui inclut des pouvoirs souverains en matière de langue, de culture et d’immigration, et ce, avec une demande de réponse du fédéral et des Canadiens avant 2020. 

 Je pense que Bernard Landry serait d’accord avec cette initiative, car elle va dans le sens d’un Canada confédéral qu’il envisageait positivement et aussi dans le sens d’une bonification de la souveraineté du Québec, lui qui disait souvent que dans le Canada, nous étions souverains déjà à 85 %, ce qu’il a répété en remerciant en 2006 Stephen Harper (Thanks M. Harper avait-il écrit dans Le Devoir) pour la reconnaissance, par voie de motion, de la nation québécoise. Oser demander plus de 85 % de souveraineté — disons jusqu’à 95 % —, et le faire rapidement ne serait-il la plus belle façon d’honorer et de remercier Bernard Landry ? Au moins, de cette façon l’espoir souverainiste renaîtrait et ce serait peut-être le début politique concret d’un temps nouveau pour l’avenir du Québec. 

Denis Forcier

Shefford


Merci à Québec-France Haute-Yamaska !

J’aimerais remercier L’association Québec-France Haute-Yamaska pour la magnifique soirée Gala 40e anniversaire qu’elle nous a fait vivre, le samedi 3 novembre 2018. Ce fut une soirée mémorable dans un environnement de rêves au Zoo de Granby dans la salle Kaïla, pleine de belles rencontres et de surprises dans un décor enchanteur.

Un gros merci aux organisateurs, Josée Lussier, Claire Massicotte, Raymond Dufour ainsi qu’au président Luc Perron pour cette belle rencontre, et le super spectacle de chansons françaises avec le trio Hélène Bienvenue, Benoit Chabot et Jean Wiedrick qui nous ont remplis la tête de beaux souvenirs.

Parlant de souvenirs, j’aimerais profiter du moment pour apporter quelques correctifs à l’article paru dans l’Hebdo Le Plus le 17 octobre dernier.

Premièrement, la plupart des activités sont ouvertes à toute la population de Granby et de la Haute-Yamaska, mais à un tarif préférentiel aux membres. Deuxièmement, ce n’est pas mon organisme, mais l’organisme dont je suis membre depuis plusieurs années avec ma conjointe Monique Viens, et ce, seulement à titre de responsable des relations publiques. Car il est dirigé de main de maître par notre président Luc Perron. Troisièmement, la splendide sculpture Le Phare de l’artiste granbyen, peintre et sculpteur de renommée internationale Charles-Daudelin qui siège au parc Daniel-Johnson, surplombant le lac Boivin, fût acquis par le comité spécial de Québec-France Haute-Yamaska dirigé de façon magistrale par la présidente à l’époque, Mme Nicole Demers, secondée par feu Mme Thérèse Bonin mère de notre maire actuel, M. Claude Boudreault, Mme France Arbour et M. Émile Roberge, cela sans compter les nombreuses contributions des donateurs et de la ville de Granby.

Mon humble contribution ne fût que d’y apporter des idées. Quatrième et dernier, mais non moindre correctif : notre grande implication à soutenir et défendre la langue française se démarque avec la semaine de la Francofête qui se termine toujours par « La Grande dictée Tourismots » à laquelle nous invitons tout le monde à participer, surtout les professeurs de français et leurs élèves. Elle se tiendra le dimanche 24 mars 2019 au Cégep de Granby à 13 heures.

Suite à ça, j’invite pour ma part à se joindre à nous tous ceux qui ont à cœur cette magnifique langue française.

Pierre Albert Morin

Membre de Québec-France Haute-Yamaska et heureux de l’être !