La Voix des lecteurs

La disparition du PQ

Je voudrais féliciter Jean-François Lisée d’avoir pris toute la responsabilité de la défaite du PQ dans cette campagne électorale. J’espère qu’il reconnaît également qu’il a mis à mort ce parti politique tout comme Mme Martine Ouellet l’a fait pour le Bloc à Ottawa. Cette dernière désirait que l’on parle sans cesse de souveraineté tandis que M. Lisée lui, au contraire, ne voulait plus en parler.

N’oublions pas que François Legault a aussi contribué indirectement à cette mise à mort. Après avoir pris son expérience politique au sein du PQ de 1998 à 2009, il le quitte pour former son propre parti, la CAQ. Depuis ce temps, il ne cesse de marteler qu’il n’est pas souverainiste et que l’objectif de René Lévesque n’a plus sa raison d’être au Québec.

Ma conclusion est que lorsque les ambitions personnelles de certains individus priment sur celles récentes d’une grande partie du peuple québécois, ceux-ci s’organisent pour nous faire oublier celles du peuple. Que fera-t-on du fameux « Je me souviens » à l’avenir ?

Yvon Lavoie

Granby

À propos de l’humidité au centre sportif Léonard-Grondin

J’ai lu avec intérêt l’article paru de La Voix de l’Est du 14 septembre 2018 intitulé « Taux d’humidité élevé au centre sportif Léonard Grondin ».

Certes, les gouttelettes d’eau sont apparues consécutivement à l’interruption du chauffage. Toutefois il convient de dissocier la cause et l’effet. 

Il est vrai que le chauffage fait disparaître les gouttelettes en les vaporisant. Toutefois l’eau demeure présente sous une autre forme.

Il conviendrait plutôt de prélever et d’évacuer cette vapeur d’eau (humidité) à l’aide d’un déshumidificateur d’air efficace et ainsi abaisser le point de rosée de l’air.

Cette action améliorerait grandement le confort, réduirait la prolifération des moisissures, préserverait les structures, peintures et installations électriques. Le tout réduisant considérablement les coûts d’entretien de la bâtisse.

De plus, il me semble incohérent de surchauffer l’air de l’aréna tout en refroidissant la glace.


Jean-Paul Pilon

Bedford

Élections : 66 % de participation

Le caractère historique dont aiment tant se vanter les partis politiques de droite ne ressemble en rien au caractère historique du 15 novembre 1976. Ce jour-là, René Lévesque invitait le peuple québécois à se responsabiliser et à prendre totalement en main sa destinée comme toute nation digne de ce nom. Aujourd’hui, avec une très faible participation de l’électorat de la province de Québec, les Canadiens français, guidés par la colère et comme l’ont fait les Américains, les Italiens, les Français, les Britanniques, les Brésiliens, ont choisi d’appuyer massivement des politiques régressives : blanc bonnet, bonnet blanc. L’absence de sens critique et l’ignorance des rouages politiques conduisent les peuples à se laisser appâter par les propos mensongers d’un pseudo-changement qui se caractérise trop souvent par l’absence de vision à long terme : Un « maintenant » sans lendemain.

Les raz-de-marée électoraux illustrent bien ce phénomène qui nous pousse à adopter un comportement semblable aux moutons de Panurge. Pensons-y : toutes les promesses locales des candidats dans chacune des circonscriptions provinciales resteront lettre morte si le gouvernement élu décide comme c’est le cas depuis 1996 d’économiser dans les services publics pour amasser un magot à remettre aux plus nantis. Soyons lucides : depuis 1996, les politiques de droite ont démantelé le monde de l’enseignement et de la santé ; ils ont démantelé la fonction publique, moteur de l’économie ; ils ont coupé le support financier aux centres de santé et aux écoles et aux organismes communautaires. Ils ont radicalement tourné le dos aux urgences environnementales et ils ont piétiné le cœur même de la société humaine : la solidarité. 

Nous tenons mordicus à notre confort apparent. Bien sûr, nous posons de petits gestes qui réduisent légèrement les « conséquences » des inégalités sociales et du réchauffement climatique, mais, nous le savons, leur efficacité sur les « causes » est négligeable, très négligeable. Comme le criait, jadis, Jonas dans la ville de Ninive : « La fin est proche ». Le tsunami social et climatique est là, mais nous refusons de le voir ; nous continuons à rire de ceux et celles qui nous avertissent. Le Québec demeure cynique et sceptique dans ce calme apparent qui précède la tempête. Quotidiennement, nous subissons un lavage de cerveau par l’éternel mantra qui réussit à nous hypnotiser : « croissance économique et baisses d’impôts ; croissance économique et baisses d’impôts ; croissance économique et baisses d’impôts ». Pendant ce temps, 16 % de la population accepte courageusement d’investir en priorité dans la justice sociale et l’environnement parce qu’il y a urgence et parce que c’est la seule voie qui permet de garantir notre confort et notre survie à tous et toutes. Ne l’oublions pas, la sixième extinction de la vie est déjà commencée.

Les ardents défenseurs du néolibéralisme continuent d’agiter les épouvantails de la dette et du déficit : des épouvantails fabriqués artificiellement dans le but d’alarmer faussement les citoyens et de créer un climat d’insécurité extrêmement favorable à une politique d’austérité permanente qui détruit notre qualité de vie et notre environnement. Laisserons-nous à nos enfants, nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants une dette comptable artificiellement contrôlée et une dette sociale et environnementale aux conséquences réelles et terriblement destructrices ? Demeurerons-nous enfermés dans la grotte de l’insouciance et de l’indifférence ? Alors que le Titanic fonce sur les icebergs, continuerons-nous inconsciemment à danser et chanter ?


André Beauregard

Shefford