Alain Rayes, député de Richmond-Arthabaska

La Voix des lecteurs

Climatolucide, climatoréaliste, climatopragmatique, mais surtout pas climatosceptique !

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt La Voix des lecteurs du 5 janvier et la chronique de Michel Laliberté du 3 janvier dans La Voix de l’Est. M. Dufresne, de Waterloo, y questionnait ma position sur les changements climatiques. Je vous rassure, je suis sérieusement préoccupé par la situation. Je tente de faire ma part et de donner l’exemple depuis plusieurs années en récupérant l’eau de pluie, en recyclant, en compostant, en usant d’un coupe bordure électrique, en utilisant une voiture électrique, en voyageant en train et en me déplaçant à pied quand je suis à Ottawa. Comme maire de Victoriaville, j’ai contribué à la naissance du programme Habitation durable, de l’écoparc industriel et de l’écoquartier pour ne nommer que ceux-là. Je ne me donnerais pas autant de mal si j’étais climatosceptique, vous ne croyez pas ?

À titre de parlementaires, nous nous devons cependant d’être honnêtes avec les Canadiens et Canadiennes. La solution pour contrer les changements climatiques sur notre planète ne réside pas dans la taxe sur le carbone de Justin Trudeau. Nous en avons la preuve en Colombie-Britannique. Cette province impose la taxe sur le carbone la plus élevée au pays. Pourtant, les émissions de gaz à effets de serre (GES) sont en hausse, et ce, année après année dans cette province. Justin Trudeau, avec sa nouvelle taxe, a aussi inéquitablement exempté tous les gros pollueurs. Ce ne sera donc que les propriétaires de PME et les consommateurs qui en défrayeront tous les coûts sans avoir un réel impact sur les changements climatiques. Nous payons déjà 43 % de taxes sur notre essence au Québec, un sommet en Amérique du Nord. Nos habitudes de consommation ne changent toutefois pas : la vente de VUS et de camionnettes a une fois de plus augmenté en 2018 dans notre province. Il a aussi été établi que le système de la bourse du carbone au Québec est inefficace sur nos émissions de GES. Il ne fait que prendre plus d’argent dans les poches des citoyens et citoyennes. Cela démontre que la solution aux changements climatiques passe par la sensibilisation et l’éducation et non par des taxes de tous genres. Voilà pourquoi le Parti conservateur du Canada (PCC) est défavorable à la taxe carbone du gouvernement libéral.

Concernant notre chef Andrew Scheer, je vous assure que, tout comme moi, il reconnait l’existence des changements climatiques causés par l’activité humaine et il en est préoccupé. Il l’a dit sur le plateau de Tout le monde en parle et l’a répété à plusieurs occasions sur d’autres tribunes. Il souhaite une diminution des GES et de notre empreinte environnementale. Je tiens aussi à dire que malgré ce que vous affirmez, je ne suis pas silencieux dans ce dossier. Je suis toujours disponible pour répondre aux questions des journalistes et pour échanger avec les citoyens comme en témoigne notre grande tournée provinciale À l’écoute des Québécois. Au sein du PCC, je porte les préoccupations environnementales des Québécois et Québécoises jusqu’au bureau du chef et je vous assure qu’il est très réceptif. Vous le verrez dans notre prochaine plateforme électorale.

Amicalement,

Alain Rayes, député de Richmond-Arthabaska

Ottawa