La Voix des lecteurs

Tourisme de masse : quelles solutions ?

Le tourisme de masse est une problématique reliée à l’industrie du tourisme. En effet, elle est caractérisée par des déplacements massifs de touristes vers un même lieu (plage, site touristique, ville, région géographique), et ce, pour une courte durée. Il est parfois difficile pour les touristes de voir les côtés néfastes de leurs actions, puisqu’ils sont en visite à un endroit pour peu de temps.

Selon un rapport de l’Organisation mondiale du tourisme, le tourisme est l’une des causes du réchauffement climatique. Le nombre de touristes ne cesse d’augmenter avec les années. En 2017, il y avait environ 1,323 millions de voyageurs dans le monde soit 88 millions de plus qu’en 2016. En 2007, l’OMT a mentionné que le tourisme causait 1,3 milliard de tonnes par an d’effet de serre, soit 5 %. Cependant, il pourrait augmenter à 150 % dans les 30 prochaines années. Il est vrai de dire que le tourisme de masse crée des impacts néfastes sur l’environnement, l’écosystème et sur les populations locales à long terme. En fait, il est un secteur économique important au niveau mondial, mais aussi il est important pour l’économie de certains pays. Le tourisme est un marché florissant et ne cessera d’augmenter avec les années. C’est donc pour cela qu’il est important de s’informer et de se sensibiliser sur les impacts que nous causons lorsque nous voyageons.

Mais faut-il interdire le tourisme ? C’est la solution qui a été adoptée ce printemps par l’île Boracay aux Philippines. Depuis plusieurs années, une série d’initiatives ont eu lieu à travers le monde pour limiter l’impact souvent négatif du tourisme, mais peu sont efficaces.

Il existe donc des solutions pour réduire nos empreintes !

Le tourisme durable représente tous les types de tourisme alternatif qui sont dans une démarche de préservation, de respect et de mise en valeur des ressources présentes sur un territoire, qu’elles soient naturelles, culturelles ou sociales.

L’écotourisme pour sa part est une forme de tourisme respectueuse de l’environnement et du bien-être des populations. Il se pratique exclusivement en milieu naturel et doit être une source financière viable pour les communautés d’accueil.

Ensuite, le slow tourisme qui consiste à découvrir une destination à son propre rythme. Plus qu’une simple forme de tourisme, cette activité est un mode de vie qui va à la rencontre des populations locales et des nouveaux sentiers.

Le tourisme solidaire ou communautaire consiste à voyager dans des petits villages, où les communautés d’accueil s’occupent de vous en échange de donner de l’aide ou bien en enseignant. Cette façon de voyager favorise les échanges culturels et apporte aide et soutien aux populations qui vivent avec des difficultés.

L’agrotourisme est une activité touristique de plus en plus pratiquée. C’est une forme de tourisme visant à découvrir et à partager les savoir-faire d’un milieu à vocation agricole. L’agrotourisme se pratique de plusieurs manières : visite de l’exploitation, hébergement, restauration et vente de produits agroalimentaires. Il est possible d’aller dans des fermes et d’y habiter sans frais, en échange d’aide.

Les voyages dans les tout-inclus ne sont pas près de disparaître. Encore aujourd’hui, la plupart des gens préfèrent voyager dans les « resorts » à la place de voyager en « sac à dos » même si ça devient de plus en plus populaire. Afin de diminuer l’impact environnemental lorsque l’on voyage, voici quelques étapes que nous devons suivre pour aider à maintenir une bonne empreinte.

1. Faire attention à nos déchets ;

2. Essayer de ne pas gaspiller ! Consommer de la nourriture et de l’eau dont nous avons besoin. Plusieurs pays possèdent une population locale qui souffre parfois de famine ou qui nécessite ses ressources ;

3. Encourager la population locale plutôt que les multinationales en mangeant dans les restaurants en ville ;

4. Choisir des activités touristiques qui n’engendrent pas des conséquences néfastes sur la nature.

Il ne faut pas oublier que les petites intentions peuvent aider à la santé de la planète.

Luisa Tarazona

Granby

Banaliser la violence

De nos jours, la banalisation de la violence dans le sport se fait de plus en plus sentir. En effet, il s’agit maintenant d’un grave problème dans notre société. Au Québec, peu d’outils sont disponibles afin de déterminer s’il y a des progrès concernant la diminution de la violence dans le sport. J’ai donc décidé de me pencher sur le fait qu’aucun relevé des blessures n’est disponible dans la ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), alors que ce genre de relevé est disponible dans toutes les autres grandes ligues sportives. Ce genre de relevé permettrait de voir si le sport au Québec va dans la bonne direction concernant la violence ou bien de voir si les mesures qui sont utilisées pour l’enrayer sont assez efficaces.

Alors que l’on sait que les gestes de violence dans le sport n’ont plus leur place en raison des conséquences que cela peut causer, tels que : des fractures aux os, des lésions aux muscles et aux tendons et des commotions cérébrales. Ces blessures peuvent avoir des conséquences pour le reste d’une vie. Par exemple, l’incident Donald Brashear lorsqu’il a été la victime d’un coup de bâton de Marty McSorley qui lui a laissé une commotion cérébrale de 3e degré. Il y a aussi Marc Savard qui a dû mettre fin abruptement à sa carrière en 2011 alors que Matt Cooke l’avait violemment frappé a la tête. De plus, les blessures peuvent aussi causer de grands problèmes psychologiques tels que la dépression et des troubles anxieux. À la suite de la mise en échec à la tête qu’il a reçue, Marc Savard a sombré dans une dépression, en plus de subir des maux de tête, une perte de mémoire et des étourdissements. Ce genre de statistiques est primordial dans une société comme la nôtre puisque cela permettrait de faire le compte des blessures et des gestes violents dans le sport.

Ne trouvez-vous pas cela anormal que l’une des plus grandes ligues sportives au Québec ne prenne pas tous les moyens qui sont nécessaires afin d’enrayer le plus possible la violence dans le sport ? 


Antoine Dumas

Granby