L’annonce récente de la transformation du Complexe sportif Artopex en organisme à but non lucratif est une nouvelle positive pour les associations sportives de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi à bien des égards.

La Voix des lecteurs

Le Complexe sportif Artopex partenaire des associations sportives de la région

L’annonce récente de la transformation du Complexe sportif Artopex en organisme à but non lucratif est une nouvelle positive pour les associations sportives de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi à bien des égards.

Cette décision assure, sur le plan collectif, que le Complexe continuera de répondre à long terme aux besoins des gens d’ici dans le respect de notre réalité régionale.

En effet, depuis son ouverture en 2011, le Complexe a joué et joue à ce jour un rôle central à titre de partenaire dans le développement de nombreux sports permettant aux jeunes et moins jeunes de tous les milieux de s’amuser, de développer leurs habiletés et de faire de belles rencontres dans un environnement unique.

Nous souhaitons donc aujourd’hui unir nos voix pour réitérer que le combat sociétal contre la sédentarité et la promotion des saines habitudes de vie passe inévitablement par des projets rassembleurs comme le Complexe sportif Artopex. Bon succès pour la suite.

Charles Sarrazin-Boucher, Président Utimate frisbee Granby

Bruno Paré, Président Cosmos de Granby

Jean-Philippe Primeau, Président Baseball Mineur Granby

Même les roches poussent

« Il faut imaginer Sisyphe heureux. » Albert Camus1

Au mois de mai, la nature s’est réveillée, la vie se manifeste partout. Tout germe, tout pousse, même les roches ! Les agriculteurs doivent les retirer des champs chaque année, afin qu’elles n’entravent pas la plantation. Cela m’intrigue chaque fois que je les vois « récolter » des roches et me fait penser au mythe de Sisyphe de la mythologie grecque1 et aux paroles du livre de la Genèse : C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain (Genèse 3:19). C’est un geste répétitif, comme un symbole de l’homme et son sort dans ce monde – et pas seulement l’être humain – comme un châtiment qu’il faut subir, la destinée d’accomplir des phases et des étapes dans un cercle vicieux.

Je n’étais pas habituée aux changements saisonniers si frappants, je viens d’un pays tropical. Je m’émerveille de ça et, en même temps, je m’étonne avec ces phénomènes dont je n’avais jamais soupçonné l’existence. Je me suis mise au courant de celui-là parce que j’habite à côté d’un champ de plantation et j’étais intriguée de voir les agriculteurs ramasser des roches. Les natifs de la région trouvent cela si banal que ce n’est même pas un sujet de conversation. Pour eux, cela n’a rien d’exceptionnel, c’est naturel qu’il y ait de nouvelles roches de différentes formes et grandeurs, chaque printemps. Pour répondre à ma question, mon mari – un Québécois – m’a expliqué le phénomène comme quelqu’un qui parle d’un sujet trop évident.

Je n’ai pas douté de ce qu’il a dit, mais je voulais une explication officielle, principalement pour être en mesure de l’enregistrer par écrit, avec une référence à consulter, pour ceux qui pourraient lire mon texte. Je dois avouer que la plupart des gens originaires des pays tropicaux, comme moi, n’ont jamais entendu parler de cela. Et ce n’est pas un thème facile à trouver sur le Web, j’avais déjà cherché de quoi de fiable et n’avais pas trouvé. Enfin, avec persévérance — presque obstinée —, je l’ai eu. L’audio et le texte disponibles sur le site Web ci-dessous (à la fin de ce texte), sont liés à l’Université de l’Indiana aux États-Unis – supposément crédible. Et c’est exactement ce que mon mari m’avait expliqué.

En résumé, les roches sont de meilleurs conducteurs de chaleur que le sol, de sorte qu’elles conduisent – retirent – la chaleur du sol plus chaud en dessous. Ce sol, rendu plus froid sous la roche, gèle donc avant la terre qui est à la même profondeur, autour de lui. Rappelons-nous que lorsque l’eau gèle, elle se dilate. Alors, quand l’eau dans le sol sous la roche gèle, elle se dilate et la pousse un peu vers le haut. Quand le sol dégèle, il reste un espace sous la roche qui se remplit de terre, de sorte qu’elle devient un peu plus haute. Au fil du temps, ce processus répété de congélation, d’expansion, d’impulsion vers le haut et de remplissage en dessous pousse finalement la roche à la surface.

Mais ce phénomène n’est qu’un détail. Tout le monde est dehors, à la recherche du soleil, pendant les heures libres, les activités en campagne et en ville sont intenses. Festivals à profusion, spectacles, nombreuses activités de plein air... La nature explose en fête, c’est une euphorie généralisée. C’est fascinant !

Moi, j’ai succombé à la joie du jardinage, j’ai embarqué dans la passion de fleurir la vie. Ce n’est pas aussi efficace qu’écrire, mais une bonne thérapie quand même. Eh bien, mon jardin m’attend, je dois aller dehors en prendre soin ou simplement le regarder, même le soir, de toute beauté, éclairé par la lune.

1« Sisyphe » est un personnage de la mythologie grecque, condamné à rouler, avec ses mains, une grande roche jusqu’au sommet d’une montagne, et chaque fois qu’il approchait du sommet, la roche roulait de nouveau au point de départ, où il devait recommencer.


Le lien de l’Université de l’Indiana : https://indianapublicmedia.org/amomentofscience/how-rocks-appear-your-garden/

Et pour découvrir pourquoi ces terres sont si rocheuses, jetez un coup d’œil à cette explication : https://sites.williams.edu/geos101/new-england/geological-history-of-greenwich-ct/

Maria do Carmo Vieira-Montfils

Acton Vale

Les prouesses de Coderre

Y a-t-il quelqu’un au Québec qui croit vraiment que Denis Coderre sera possiblement affecté par l’enquête sur le non-respect des règlements municipaux, ceci pour pouvoir tenir ses courses automobiles au centre-ville de Montréal ? Vous l’avez entendu dire que tout a été fait selon les règles de l’art, il voulait peut-être dire de « son » art. Cet art, il l’a appris à l’école nationale de l’art libéral du Canada. Je vais vous rappeler quelques grands maîtres de cette école à commencer par M. Pierre-Elliot Trudeau, suivi de Paul Martin sans oublier Jean Chrétien. Les fondements de cet art consistent à faire porter par des subalternes les conséquences d’un manque de respect à certaines lois et qui peuvent conduire à certains scandales. Pour être admis à cette école, il faut promettre de garder le silence s’il y a des enquêtes ou des révélations sur des dossiers que vous aurez à gérer.

Je ne connais M. Coderre que par ses prouesses divulguées par la presse, mais je suis convaincu que dans sa chambre, il y a un portrait de son idole, M. Jean Drapeau. Ce dernier n’avait qu’une seule règle dans la contrainte des dépenses publiques soit « the sky is the limit » ce qui nous a valu de payer longtemps pour ses folies. Imaginez maintenant si M. Coderre- avait eu le temps d’entreprendre son autre projet, ramener les Expos à Montréal. Nous l’avons échappé belle !


Yvon Lavoie

Granby