La Voix des lecteurs

Val-des-Cerfs : en pénurie d’enseignants suppléants ?

Depuis un certain temps, la commission scolaire Val-des-Cerfs affirme qu’elle est en pénurie de personnel au niveau des enseignants suppléants. Ce manque de personnel a amené, dans plusieurs cas, diverses commissions scolaires du Québec à avoir recours à du personnel non qualifié pour effectuer cette tâche.

Dans certains cas, ce fut une orthopédagogue qui a assumé le relais, dans d’autres ce fut des surveillants d’école ou des éducatrices spécialisées. Bien que ces personnes sont probablement animées par la plus grande volonté du monde à vouloir aider et combler temporairement les lacunes en personnel, le constat demeure que ces personnes ne possèdent ni l’expérience ni la formation et n’ont pas développé les compétences requises, voire essentielles, pour s’occuper de cette tâche et par conséquent, de répondre aux besoins particuliers qui pourraient se présentés dans l’exécution de ce travail.

D’ailleurs, le Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska a affirmé dans une lettre qu’il a publiée le mercredi 28 mars dans la section du Courrier du lecteur de La Voix de l’Est que certains enseignants rencontraient plusieurs difficultés lorsque venait le temps de réintégrer le travail, après un arrêt de travail pour cause de maladie, et cela malgré le fait que leur médecin de famille respectif les avait jugé aptes à retourner travailler. Certains diagnostics médicaux ont même été remis en question par la CSDVC.

En attente d’un appel même s’ils font partie de la liste de rappel.

Or, les blocages administratifs ne se limitent pas uniquement aux cas de retour au travail après un arrêt de travail pour cause de maladie. Certains enseignants, dont je fais partie, attendent patiemment à la maison un appel pour pouvoir travailler malgré le fait que nous faisons partie de la liste de rappel de la Centrale de suppléance de la CSVDC. Une attente qui paraît interminable parce que nous possédons les compétences, la formation et l’expérience nécessaires pour pouvoir s’acquitter adéquatement des tâches relatives aux périodes de suppléance, et par conséquent des besoins particuliers qui pourraient se présenter.

La position de la CSDVC est difficile à comprendre puisque celle-ci a recours à des mesures temporaires comme la présence de personnel technique non qualifié (orthopédagogue, conseiller pédagogique, etc.) alors qu’il a sous la main des gens compétents et qualifiés qui sont en mesure de répondre à leurs besoins de suppléance. Comment un employeur peut-il affirmer qu’il rencontre un problème de pénurie de main-d’œuvre alors qu’il y a des enseignants qualifiés qui attendent qu’on ait recours à leurs services ?

Quitter la profession parce que tannés d’attendre

Cette situation est d’autant plus déplorable puisque, dans certains cas, ces enseignants en attente finissent par finalement choisir de quitter la profession, car ils sont tannés d’attendre le coup de fil qui ne vient pas. Ces personnes se retrouvent à se trouver un emploi dans un domaine autre, qui bien souvent, ne correspond pas à leur compétence, à leur passion ni à leur aspiration professionnelle. Ce travail alimentaire ne permet pas dans bien des cas à la personne concernée de réaliser son plein potentiel. Et pourtant, cette situation pourrait être évitée par un moyen tout simple : que les commissions scolaires aient le réflexe de recourir à leurs services au lieu de prendre une personne qui n’est pas nécessairement qualifiée pour accomplir cette tâche.

Mais au-delà de ces considérations professionnelles de ces enseignements laissés sur la touche pour diverses raisons, il ne faut pas oublier que les personnes les plus affectées par cette situation malheureuse, ce sont les élèves qui ne pourront pas recevoir les services spécialisés dont ils ont besoin dans le cadre de leur cheminement scolaire. En les privant de certaines ressources, c’est leur réussite scolaire en elle-même qu’on met en péril. 

Edgar Villamarin Bautista, Enseignant

Granby

C’est quoi, le conseil de quartier 2 ?

Depuis que nos élus municipaux se sont réunis le 5 mars dernier pour se voter une généreuse augmentation de salaire (à l’exception notable de Jean-Luc Nappert), plusieurs citoyens m’ont contacté pour me féliciter de mon intervention à l’hôtel de ville comme président du conseil de quartier 2, ou pour avoir plus d’information sur notre groupe. Par ailleurs, plusieurs citoyens sont venus assister à notre réunion mensuelle, le 4 avril dernier, pour se renseigner en vue éventuellement de créer un conseil de quartier dans leur district. 

J’ai pensé qu’il serait bon de dissiper une fois pour toutes le mythe selon lequel il faut être résident du quartier 2, ou qu’on doit traiter de dossiers concernant uniquement notre quartier, comme semblent le croire beaucoup de nos élus. 

Le conseil de quartier 2 est ouvert à tous les citoyens et citoyennes du district 2 ou d’ailleurs qui s’intéressent à la vie de leur quartier et de leur ville. Par des moyens simples, avec un minimum de formalités, il veut favoriser l’échange d’information et les débats d’idées en vue d’améliorer notre qualité de vie à l’échelle du quartier et de la municipalité.

Créé en 2007 par Claudette Hudon-, alors conseillère municipale du district 2, le conseil de quartier organise diverses activités pour rejoindre autant de citoyens que possible : réunions mensuelles ouvertes à tous, cafés-rencontres, visites de jardins, rédaction de mémoires concernant le lac Boivin, etc. Il a aussi un site Web : granbyquartier2.org.

Le groupe se prononce publiquement sur certains dossiers municipaux, par des articles dans les journaux locaux ou par une représentation aux séances du conseil municipal, dans un esprit apolitique et non partisan.

Au conseil de quartier 2, nous nous réunissons tous les mois en présence de notre conseiller municipal (sur invitation) pour discuter de sujets variés concernant notre quartier et les affaires municipales. Notre conseiller répond à nos questions et donne son avis sur les points abordés. C’est aussi une occasion pour lui de s’informer sur les préoccupations de ses concitoyens. Étant apolitique, le conseil de quartier 2 a la pleine liberté d’être en accord ou en désaccord avec son conseiller.

Notre organisation se veut simple et souple. Contrairement à certains autres conseils de quartier au Québec, nous ne sommes pas encadrés par une législation ou des structures complexes. Les gens d’autres quartiers peuvent se joindre à nous comme membres assidus ou simplement comme observateurs occasionnels.

Nos réunions se tiennent en général le premier mercredi du mois à 18 h 30 au Centre communautaire Saint-Benoît, local 208 (170, rue Saint-Antoine Nord, Granby).

Au plaisir de pouvoir échanger avec vous.

Richard Dubé,

Président du conseil de quartier 2

Granby