La Voix des lecteurs

Environnement et indépendance

La défense de notre environnement et la promotion de notre économie basée sur des sources d’énergie propre, voilà un nouvel argumentaire en faveur de l’indépendance du Québec.

Le Canada est, dans le monde, un des pires émetteurs de gaz à effet de serre (GES). Cette situation s’est empirée sous le gouvernement Trudeau. Les émissions de GES étaient de 602 millions de tonnes (Mt) en 1990. De cette date à 2017, elles ont grimpé à 716 Mt, alors que la cible pour 2030 est de 511Mt. Une cible dont on s’éloigne, mais qui de toute façon, était déjà jugée trop élevée par les environnementalistes.

À elle seule, l’Alberta a produit 273Mt de GES en 2017. C’est presque quatre fois plus que les émissions du Québec, qui étaient de 78Mt. Cet écart important est dû, non pas au transport motorisé, mais plutôt au procédé d’extraction du pétrole des sables bitumineux, un procédé particulièrement nocif pour l’environnement,

Mais souvent ce qu’on ignore, c’est que le Québec contribue financièrement au développement de la production du pétrole albertain. Comment ? Mais parce que c’est une industrie qui a été abondamment subventionnée par le gouvernement fédéral, donc par nos impôts et nos taxes. Dans la seule année 2018, le Bloc québécois estimait à 19 milliards les sommes que le fédéral avait investies pour l’extraction et la commercialisation du pétrole albertain, dont, on s’en souvient l’achat du pipeline de Transmountain.

Ce qui est souvent passé sous silence, c’est que dans ces 19 milliards, la contribution des impôts québécois est de l’ordre d’environ 4,5 milliards. Car bon an mal an, les taxes et impôts que nous envoyons à Ottawa chaque année représentent plus de 50 milliards, soit 22% du budget du gouvernement fédéral.

D’un autre côté, nous devons aussi assumer les dégâts causés par les changements climatiques, découlant pour la majeure partie de cette industrie pétrolière soutenue par Ottawa. Le spectacle navrant des dégâts causés par les inondations, que l’on voit ces jours-ci, nous confirme l’importance de ces dégâts, auxquels il faut ajouter la dégradation des routes, les tornades et tempêtes violentes, l’érosion de la péninsule gaspésienne, les feux de forêt et j’en passe. La fréquence et la violence de ces phénomènes ne cesseront d’augmenter, à ce qu’on nous dit.

C’est donc dire que nous payons non seulement pour réparer les dommages causés par les changements climatiques, et indemniser les victimes, mais nous payons d’autre part pour subventionner l’industrie pétrolière qui contribue à causer cette détérioration de notre environnement.

Un Québec indépendant mettrait un terme à cette schizophrénie. Il faut rapatrier chez nous tous nos leviers financiers, afin de cesser de subventionner l’industrie pétrolière albertaine, pour investir chez nous dans une énergie verte et dans notre propre économie. Un Québec indépendant pourrait compter sur de plus grandes ressources pour mettre en place une véritable politique de protection et de promotion environnementale. Ce que n’ont réalisé aucun des gouvernements canadiens depuis l’Accord de Kyoto en 1995. Ce qui ne risque pas de changer avec un éventuel gouvernement de Andrew Scheer…

Marthe Lapierre - Granby

À propos de la Loi 21

J’ai un message pour la majorité silencieuse catholique et chrétienne du Québec. Les autorités religieuses, à commencer par les pharisiens du temps de Jésus, ont imposé des lois qui n’avaient rien à voir avec le message libérateur de Dieu. Des lois qui imposaient aux Québécoises et Québécois comment se vêtir et quoi manger ou pas, etc. pour être accepté par la communauté. Monsieur Legault s’appuie sur les sondages qui démontrent que nous sommes en faveur de la loi 21. Comment pourrions-nous croire que laïc égale liberté en nous abaissant aux méthodes employées par les autorités religieuses fautives que nous déplorons et que nous rejetons. Au Québec, même les athées savent que l’habit ne fait pas le moine. Jésus dit que nous reconnaissons un arbre à ses fruits, le feuillage est trompeur. L’état laïc a besoin d’employés capables de servir correctement tous les Québécois, sans aucune distinction. Je crois que l’état laïc doit choisir ses employées selon leur attitude de bon serviteur avant même leurs compétences qui pourront toujours être acquises. Il ne faut pas retourner en arrière en s’abaissant aux méthodes des pharisiens et de leurs semblables. Comment faire savoir à monsieur Legault qu’il nous déshonore en nous faisant porter le chapeau de sa loi 21? Dans nos écoles, nous faisons connaître les différentes religions à nos enfants afin qu’ils ne rejettent pas ceux qui sont différents, pourquoi l’état le ferait-il en notre nom? Nous avons pris du temps pour comprendre cela, nous devons donner du temps à certains immigrés pour y arriver. C’est la vérité qui nous libère. 

Jean-Pierre Gauvin - Cowansville

Potton, la capitale du bruit !

Mercredi matin, 7h30, j’ouvre mon premier courriel et j’apprends que la municipalité du Canton de Potton s’apprête à adopter un règlement qui ouvre la porte toute grande à la pollution par le bruit. Apparemment, pour des raisons touristiques et économiques, le 6 mai, le conseil municipal adoptera un règlement qui permettra aux véhicules tout-terrain et aux motoneiges d’emprunter tous les chemins de la municipalité. 

Depuis des années, les 2000 résidents réguliers et les 2000 résidents saisonniers se battent contre une poignée d’irréductibles qui, sous prétexte d’avantages économiques et touristiques à la fois non prouvés et certainement extrêmement faibles, veulent détruire la plus grande richesse de la municipalité et son principal attrait : son environnement, c’est-à-dire ses grands espaces paisibles, ses immenses forêts protégées, ses nombreuses montagnes, ses rivières, ses lacs et en particulier le lac Memphrémagog.  

Depuis longtemps, les résidents subissent les inconvénients de ces engins qui se promènent « illégalement » sur les chemins de la municipalité. En effet, quelques personnes se permettent de détruire le caractère paisible et sécuritaire de ce milieu paradisiaque. Imaginez maintenant que ce nombre d’individus tout à fait insensibles à la protection de l’environnement et à la qualité de vie des résidents puisse se multiplier et se promener avec leurs engins, hiver comme été, à toute heure du jour et de la nuit. Adieu le calme; adieu la sécurité, adieu la qualité de l’air. 

Ce règlement attirera une nouvelle clientèle qui, même très minoritaire, imposera ses lois bruyantes et polluantes et du même coup, chassera ceux et celles qui avaient choisi cet endroit reconnu pour son caractère bucolique et la qualité de l’air. En 2019, est-il possible qu’un conseil municipal ait reçu le mandat de favoriser des activités radicalement opposées aux immenses enjeux environnementaux ? Comment les membres de ce conseil municipal peuvent-ils regarder dans les yeux leurs enfants et leurs petits-enfants et leur dire : « Oui, nous allons détruire ton environnement; oui, nous allons détruire ta qualité de vie; oui, nous allons poser volontairement ce geste totalement irresponsable; oui, nous allons contribuer à augmenter les gaz à effets de serre » ? 

Aux membres du conseil municipal du Canton de Potton : « ayez la lucidité pour ne pas détruire le bien commun au profit d’une minorité et ayez le courage de protéger tous les aspects de l’environnement, principale richesse économique et touristique de la municipalité ».

André Beauregard - Shefford